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Association Régionale des
AQUARIOPHILES
de Québec C.P. 9574, Sainte-Foy, Québec (QC), G1V 4C2

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Articles:

Les triops : des crabes instantanés

L’éthique et l’aquariophilie

L’écho du libraire

Éthique et encan

Le Monde Aquatique
Décembre 2005


Les triops : des crabes instantanés

Le Monde Aquatique, Décembre 2005.
Par ; Sylvain Desaulniers,
Membre de l'Association Rég. des Aquariophiles de Québec.


Les triops sont de charmantes petites créatures, à condition de ne pas s’attarder à compter les pattes. Ils ressemblent à des limules, une sorte de crabe marin qui vient pondre en grande quantité sur les plages. Ils ont une carapace ronde suivie d’une queue terminée par deux filaments. Plusieurs paires de pattes se situent sous la carapace tandis que d’autres se trouvent sous la queue.
Leur origine remonte à la nuit des temps et ils existaient au dévonien, voilà 350 millions d’années (2). Pour vous situer, les dinosaures ont disparu voilà 65 millions d’années et l'homme est apparu voilà 3 millions d’années.
Ils sont vendus dans les magasins à grande surface comme Wall-Mart ou Toys’RUs sous des noms différents selon la mode en vigueur. Les miens étaient présentés comme des créatures préhistoriques qui n’ont pas changées depuis des millions d’années (4). J’ai découvert leur existence l’hiver dernier chez Le Naturaliste, un magasin d’observation de la nature de Ste-Foy. Il ne s’agit pas du même animal que les «Sea Monkeys» qui sont plutôt une variété d’artémias. La boîte contenait les œufs et de la nourriture sous forme de billes qu’il fallait réduire en poudre. Le tout était à 10$. Le plus génial, c’est qu’il y a une garantie que les œufs vont éclore et on n’a qu’à appeler pour s’en faire envoyer d’autres.

Biologie

Les triops sont des crustacés dans la classe des branchiopodes. Cela veut dire « branchies dans les pattes » car ils obtiennent leur oxygène en agitant les pattes dans l’eau. Les triops attrappent leur proie avec leurs pinces et l’amènent au centre de leur corps, entre les pattes, où se trouve leur bouche. Ce sont des invertébrés qui grossissent très vite (3cm en 2 semaines) pour atteindre une taille maximum de 5cm. Ils doublent de taille tous les jours et vont muer plusieurs fois comme les serpents quand leur exosquelette (carapace) deviendra trop étroit (4). Leur espérance de vie n’est que de 20 à 40 jours. Ils commencent à pondre des œufs à l’âge de deux semaines.

Ils proviennent de mares temporaires qui sèchent rapidement, ce qui explique leur court cycle de vie. On en retrouve du 50e parallèle nord dans l’ouest des Etats-Unis jusqu’en Amérique Centrale et en Amérique du Sud (2). Ils sont menacés à certains endroits à cause de la destruction de leur habitat.
J’ai identifié l’espèce qu’on m’a vendue comme étant Triops longicaudatus d’après des images que j’ai trouvé sur internet.

Image de Triops cancriformis, un proche parent de T. longicaudatus qui a la queue plus longue.

Au moment de leur éclosion, les triops nageront en eau libre en effectuant des soubresauts à la manière des daphnies. Ces nauplies ne ressemblent pas du tout à leurs parents et prendront une journée ou deux à se métamorphoser. Par la suite, ils se déplaceront au fond de l’eau en remuant le sol sans arrêt. Ils feront aussi des pirouettes sous l’eau en essayant de se rendre jusqu’à la surface.
Ces animaux sont souvent décrits comme de féroces cannibales, mais si on leur donne suffisamment de nourriture et d’espace, ils s’ignorent. En fait, ils passent le plus clair de leur temps à chercher de la nourriture. Par contre, ce ne sont pas de bons compagnons pour vos poissons. D’après la documentation que j’ai trouvé, les triops n’hésiteront pas à les attaquer s’ils en ont l’occasion.

Élevage et reproduction

Ils mangent n'importe quoi et ne se soucient pas de la qualité de l'eau en autant qu’il n’y ait pas de produits chimiques en solution. Le pH optimal pour Triops longicaudatus serait de 7.0 à 9.0. En nature, le pH varie parfois de ±2 en une seule journée! (1)
Ils semblent par contre sensibles à de trop grands changements d’eau. L’idéal pour l’éclosion de vos petits «dinosaures» serait de l’eau de source comme conseillé par les fabricants et c’est aussi ce qui a le mieux fonctionné pour moi. On peut aussi utiliser de l’eau distillée (1) ou de l’eau du robinet vieillie 2 jours au soleil si elle n’est pas trop chargée en minéraux.
Le contenant d’éclosion doit être de faible volume, par exemple 1 litre pour une vingtaine d’œufs. On place ensuite le bac sous une lampe et/ou près d’une fenêtre. Le fabriquant n’explique pas pourquoi, mais je soupçonne que ça permet à toute une petite faune de se développer et servir de garde-manger aux triops nouveau-nés. La température ne devrait pas descendre en bas de 22°C. Ils se développent plus rapidement si la température est élevée, jusqu’à un maximum de 29°C.

Les œufs de mon premier sachet ont éclos, mais les nauplies sont toutes mortes parce que je ne les ai pas assez nourries. Je ne voulais pas trop polluer l’eau avec des restes de nourriture et elles en sont mortes de faim. Il parait qu’on apprend par essais et erreurs. Cette fois-ci, il a fallu que j’épuise pratiquement mon sac d’œufs avant de comprendre ce qui n’allait pas. Par la suite, j’ai ajouté un peu d’eau verte et d’infusoires au moment de faire éclore les œufs et les nauplies se sont développés très vite. Les vers de vinaigre sont aussi très efficaces. Si vous ne donnez aucune filtration à vos bêtes, faites au moins des ouvertures dans le couvercle pour les laisser respirer. L’ajout de mousse de Java dans le contenant va permettre de fournir des invertébrés microscopiques aux triops et ils ne se gêneront pas pour manger la mousse quand ils auront un petit creux. La partie la plus critique pour la survie du triops en aquarium se situe de la naissance à la métamorphose (environ les 3 premiers jours).

Ils se reproduisent comme les artémias en faisant des oeufs résistants à la dessiccation (diapause). En fait, ils sont tellement résistants qu’ils peuvent rester viables pendant plusieurs dizaines d’années dans des conditions extrêmes de température et de sécheresse. Les triops sont hermaphrodites et autoféconds : ils n’ont pas besoin d’un autre individu pour produire des œufs fertiles. Les œufs sont portés à la base de la queue dans deux poches et sont de couleur pêche. En captivité, les œufs coulent au fond du contenant et les adultes vont les manger s’ils en ont l’occasion. Une mince couche de sable, de fibre de coco ou de gravier fin va augmenter la quantité d’œufs récoltés. Mes meilleures récoltes ont été quand je vidais le bac après la mort des parents. Les œufs accrochés au corps des adultes à leur mort m’ont donné aussi de bons résultats. J’ai fait un premier essai et j’ai eu un taux d’éclosion de 32% après 2 jours de séchage et de 44% après 4 jours. Si on attend deux semaines comme il est habituellement recommandé, les chances de succès seront probablement plus élevées.

Le plus important est de ne pas faire sécher les œufs brusquement. Ce que je veux dire, c’est qu’il faut leur laisser le temps d’entrer en diapause et de se préparer à être au sec. Habituellement, je retire la fibre de coco contenant les œufs avec de l’eau et je place le tout dans un plat de plastique afin qu’il y ait 5 cm d’eau au dessus des œufs. Il ne reste plus qu’à attendre que l’eau s’évapore en plaçant le plat ouvert dans un endroit aéré. Cela peut prendre une semaine ou plus. Deux semaines après l’asséchement des œufs, ils sont prêts à être retournés dans l’eau.

Utilité

À part obtenir une reproduction de plus au classement des éleveurs, vous devez vous demander à quoi ça peut bien servir? Bien qu’ils ne se reproduisent pas en assez grande quantité pour nourrir des poissons, j’ai d’autres raisons de perpétuer ma population de « crabes instantanés ». J'ai des daphnies en bonnes quantités ces temps-ci et c’est grâce à l'eau verte qui vient des bacs d'élevage des triops qui constituent leur principale nourriture. Les algues en suspension dans l’eau verte sont trop petites pour être mangées par les triops qui ne se gênent pas par contre pour croquer toutes les daphnies ou copépodes qui passeraient devant leurs pinces. Ainsi, l'eau verte ne peut pas disparaître par une contamination accidentelle par de daphnies. En plus, ces crustacés brassent continuellement le fond de l'eau et empêchent les algues de couler et de dépérir (ce qui m'était arrivé avec mes eaux vertes précédentes). On économise ainsi une tête motrice ou une pierre à air. De temps en temps, je donne des daphnies aux triops qui s’en régalent et ferment la boucle. Triops ; Eau verte ; Daphnies ; Triops…

Références :
1. http://mytriops.com/articles/triops_care.stm
2. http://www.tadpoleshrimp.info/index.html
3. http://www.lander.edu/rsfox/310TriopsLab.html
4. Triassic triops, www.Triops.com, distribué par Intellikid



L’éthique et l’aquariophilie

Le Monde Aquatique, Décembre 2005.
Par ; Philippe Douville,
Membre de l'Association Rég. des Aquariophiles de Québec.


Avant de commencer à lire cet article, je tiens à préciser que je ne suis ni philosophe, ni sage à la longue barbe blanche. Comme la majorité des lecteurs de ce journal, je suis un passionné d’aquariophilie. C’est de ce point de vue que j’aimerais vous entretenir ; sur l’éthique vis-à-vis de l’aquariophilie de tous les jours.

Il serait bon de tout d’abord définir ce qu’est l’éthique, puisque le terme peut sembler vague et difficile à saisir. Selon le dictionnaire, l’éthique est un ensemble de principes moraux ou de valeurs qui généralement doivent orienter les actions humaines. On peut aussi voir cela comme étant une façon de définir le bien ou le mal en se basant sur des valeurs prédéterminées.

La valeur la plus universellement répandue chez les aquariophiles est celle qui dicte que nos pensionnaires devraient bénéficier du meilleur environnement qu’il nous est possible de leur offrir. C’est à partir de cette valeur que nous évaluerons le côté éthique de certaines de nos actions et c’est cette valeur qui nous dicte une certaine responsabilité envers nos pensionnaires aquatiques. En hébergeant nos poissons dans un aquarium de verre, nous devenons leur maître, avec pouvoir de vie ou de mort sur eux.

Presque tous les membres ont déjà amené des poissons à un encan et nous avons tous été témoins un jour ou l’autre d’un ange trop gros pour son bocal, d’un sac surchargé ou encore mal emballé. Si on se réfère à notre valeur de base, est-ce éthique (ie : est-ce donner les meilleures conditions de vie possible) que d’agir de la sorte? La réponse est évidemment non. L’aquariophile consciencieux devrait faire attention à la qualité de son emballage et à la taille du contenant en rapport avec la taille du poisson. Après tout, ce n’est pas parce que votre animal changera de propriétaire ce soir-là que vous êtes relevés de vos devoirs envers lui. Dans cet ordre d’idées, est-ce éthique de prendre les pots/sacs, de les lever bien haut dans les airs et de les reposer sur la table d’exposition en ayant pris soin de laisser la délicatesse au vestiaire ? Ou encore de se débarrasser de façon douteuse de poissons dont nous sommes convaincus qu’ils ne seront pas vendus à l’encan ?

Un autre aspect où notre responsabilité joue un rôle est dans la façon dont nos pensionnaires sont hébergés dans nos propres aquariums. Rien ne vaudra jamais le lac, la rivière ou l’océan d’où ils proviennent et s’imaginer pouvoir faire le contraire tient de l’utopie. Par contre, il est possible de faire un strict minimum et d’utiliser son jugement. Combien de fois ais-je entendu parler d’histoires à propos de poissons qui deviennent immenses à l’âge adulte et qui sont tenus dans des aquariums 100 fois trop petits pour eux? D’un autre côté, est-ce vraiment éthique de la part des animaleries qui vendent ce genre de poissons à leurs clients ? J’ai récemment vu des « red tails catfish » dans l’aquarium d’une animalerie. Ce poisson dépasse facilement les 8 pieds à l’âge adulte! Est-ce que la faute revient à l’animalerie, pour avoir commandé ces monstres ou à ceux qui vont les acheter sans d’abord s’informer de leur taille adulte ?

Le 3ième et dernier aspect que je voulais aborder concerne les hybrides et leur propagation. Faisons d’abord une différence entre hybride et sélection :

- Un hybride est un croisement entre 2 espèces génétiquement rapprochées et qui la plupart du temps produit des jeunes stériles. Exemple : un cheval + un âne = une mule.
- Une sélection est d’isoler un aspect particulier d’un poisson (exemple; des guppys avec beaucoup de rouge) et de les reproduire entre eux pour accentuer ce trait.

Il existe un mythe répandu pour justifier les hybrides qui dit qu’en nature, de tels croisements peuvent se produire. C’est complètement faux. L’isolement des populations empêche ce genre de croisements. Comme la majorité des hybridations donnent des individus stériles, les espèces s’éteindraient d’elles-mêmes.

Les hybrides en soit n’apportent pas un danger réel, c’est leur introduction dans le hobby qui en pose un. Ce n’est pas être eugéniste, élitiste ou fermé d’esprit que d’exiger que les poissons que l’on achète soient bien de l’espèce originale ou à tout le moins, celle qu’on prétend nous vendre. Il faut faire la différence entre la sélection et l’hybridation.

Que faire avec les hybrides ? Premièrement, éviter d’en avoir en ne faisant pas cohabiter des espèces qui sont reconnues comme se reproduisant avec les mauvais partenaires (ie : Aulonocara, Lac Victoria, etc ). Si par hasard, maladresse (ou malheureusement, volontairement) vous obtenez des portées d’hybrides, vous avez 2 possibilités qui s’offrent à vous tout en demeurant éthique :

1- Euthanasier vous-mêmes les poissons d’une façon rapide et sans douleurs (un bain d’huile de clou de girofle fonctionne à merveille) ou encore en les donnant en pâture à des poissons prédateurs. Je souligne le « vous-mêmes » parce que même si vous donnez vos hybrides à un collègue, il est possible qu’il les vende à un ami ou à une animalerie et qu’ils se retrouvent en circulation, ce qui ne règle pas le problème.

2- Leur donner les meilleures conditions de vie possible, comme n’importe quel autre de vos poissons, en vous assurant que jamais ces poissons ne quitteront vos propres aquariums. Ainsi les cœurs sensibles pourront profiter de leurs poissons et « leur laisser le droit de vivre » tout en évitant de contaminer le hobby.

Le sujet de l’éthique est tellement vaste qu’on pourrait écrire des pages et des pages mais j’espère avoir bien abordé et expliqué quelques points de vue qui me tiennent à cœur vis-à-vis notre devoir d’aquariophile.



L’écho du libraire

Le Monde Aquatique, Décembre 2005.
Par ; Isabelle Rhéaume et Nicolas Gagnon,
Membre de l'Association Rég. des Aquariophiles de Québec.


Bon mois de décembre à tous. Notez que dès janvier 2006, le club va effectuer quelques modifications au fonctionnement de la bibliothèque. Le système de prêt sera comptabilisé par un système de carte. Ce sera plus facile d’assurer le suivi des livres empruntés, etc. Pour sensibiliser les personnes qui oublient de rapporter leurs livres à temps, une amende de 1$ par item emprunté sera demandée après le 2e mois de retard. Autrement dit, vous avez un mois de grâce si vous oubliez mais le deuxième mois les frais de retard débutent à raison de 1$ par mois par item emprunté. Ces mesures sont prises dans le but d’offrir les ressources de la bibliothèque au plus grand nombre de membres.

Aqua plaisir, juillet-août 2005
Pour commencer cette édition, on présente la 2e partie d’un article portant sur les petits Échinodorus, un article sur les plantes.
On nous propose ensuite un article sur l’élevage des Corydoras. Cet article contient un tableau exposant les paramètres d’eau requis pour chaque espèce, de magnifiques photos et on y donne des trucs pour la reproduction.
Dans le coin des fouineurs, on nous présente des espèces de poissons aperçus dans une exposition européenne et qui sont assez rares sur le marché.
Si vous êtes intéressés par les discus, il y a un article sur les erreurs à éviter pour conserver cette espèce.
Dans la section cichlidomania, on nous parle des Apistos. C’est la 2e partie d’un article qui touche le « mode d’emploi » des apistos et leur reproduction. Les photos sont magnifiques.
La revue propose aussi un article sur les poissons de genre Epiplatys. C’est la 1ère partie d’une série d’articles. On décrit le genre, leur localité, leur tempérament, leur biotope, leurs soins, etc.
On nous offre aussi un reportage sur une exposition présenté à l’Aquarium de Paris. Cette exposition portait sur la Guyane française et les piranhas. Plusieurs espèces de piranhas sont présentées.
Un article nous décrit, de façon pratique, comment réussir son bac planté. L’article aborde le substrat, la lumière, l’entretien, les espèces compatibles, etc.
Bien que la saison soit passée, les bassins de jardins sont très populaires durant l’été. Voici un article comportant des trucs d’entretien, de prévention, etc.
Pour les amateurs d’eau salée, on nous propose un article sur l’importance du brassage. Plusieurs principes de base sont décrits et on nous fournit une bibliographie.
Les poissons d’eau salée sont magnifiques, l’un d’entre eux est devenu une vedette grâce à Walt Disney : le poisson clown. Voici donc un article sur ce magnifique poisson, son comportement, son habitat, sa nourriture, etc. L’article contient un tableau explicatif exposant chaque espèce ainsi que les anémones adéquates, la rareté du poisson et son agressivité.

Aqua plaisir, septembre 2005
Les plantes sont pour plusieurs des éléments essentiels de leur aquarium, alors voici un article sur l’Aponogeton bolivianus, une grande plante originaire du Nord-Ouest de Madagascar.
Dans la section reproduction, on aborde ce mois-ci la reproduction d’une nouvelle espèce, le Tanichthys micagemmae. On nous explique comment le maintenir en captivité, son comportement et comment élever les alevins.
Dans la section des Discus, on nous sensibilise à la prévention plutôt que la guérison. On nous donne des trucs pour son habitat, son entretien, le décor.
La section cichlidophile nous offre un article sur un magnifique poisson, le Laetacara dorsigera. C’est un cichlidé nain de l’Amérique du Sud. On nous explique l’eau et le décor idéal, comment les soigner.
La 2e partie de la série d’article sur les Killies se trouve dans cette édition et on y aborde surtout l’élevage, les maladies, etc.
À titre d’information, on nous présente un article sur l’origine de nos poissons. On nous offre donc une histoire de l’évolution des poissons au fil du temps.
Les insolites des aquariums sont le sujet de cet article, en effet, les aquariums sont habités par plusieurs créatures autres que les poissons. Quelques-uns d’entre eux nous sont présentés. Les Gastéropodes, les ampullaires, les nérites, les crustacés, les crevettes, etc.
Un autre insolite est les holoturies. Ils se trouvent dans tous les océans, chaud ou froid. Ils se présentent sous différentes formes, couleurs, variétés. À vous de les découvrir.

Tropical fish hobbyist, juin 2005
Dans l’édition du mois de juin, les plantes constituent le sujet d’intérêt.
Tout d’abord, le jardinage aquatique est expliqué par Takashi Amano, un grand maître japonais; il nous apprend à reproduire des paysages de la nature «designing the nature aquarium».
En 2004 a eu lieu la convention de l’association des jardiniers aquatiques, une fin de semaine remplie d’informations «The 2004 aquatic gardeners association convention».
Dans cet article, on nous présente Takashi Amano qui construit un de ses aquariums «naturel» comme il en a le doigté lors d’une des conférences données lors de l’AGA 2004 «The master at work».
Une association française a demandé à ses membres d’écrire sur son poisson favori, un membre a donc écrit sur le Mogurnda mogurnda «The fascinating australian spotted gudgeon».
Vous croyez qu’un poisson rouge n’a besoin que d’un bocal pour vivre très longtemps, vous avez raison, voici un article disant comment garder un poisson rouge sans trop d’équipement «Lose the bowl! Doing Goldfish the right way».
Certaines personnes croient tout savoir, mais comme dans tous les sujets, il y a des rumeurs, des légendes, voici donc un article écrit par Gary Elson sur 5 moyens rapides pour tuer votre poisson ou plutôt 5 conseils à ne pas porter attention «5 quick ways to kill your fish : common beginner mistakes».
Les invertébrés fascinent plusieurs personnes : voici donc le profil d’un écrevisse à longues pinces très particulier «Crayfish profile : The Longpincer Orconectes longidigitus».
Que faites-vous si une panne d’électricité survient? Vos filtres arrêtent de fonctionner, les poissons manquent d’oxygène, etc. Voici un article qui peut vous aider à prévenir ce genre de situation «just in case : preparing for power outages, cold, and heat».
Les mollies sont de jolies espèces mais savez-vous d’où il viennent? Cet article aborde le fait que des Mollies à queue orange Poecilia vandepolli seraient présents dans les îles néerlandaises des Caraïbes «Orange tail mollies in Dutch waters?».
Dans la section cichlidophile on nous parle de gros cichlidés: “beyond tankbusters : outside the glass box”.
Le poisson du mois de juin est originaire du Pérou et se nomme le Néon, Paracheirodon innesi.

Tropical Fish hobbyist, juillet 2005
Pour l’édition du mois de juillet on nous offre un supplément qui inclue le programme officiel de ACA 2005.
M. Amano, le grand maître du jardinage aquatique nous donne des conseils pour exploiter au maximum le substrat de nos bacs naturels «Substrate in the nature aquarium».
Les cichlidés de l’Amérique centrale sont des poissons faciles à garder en captivité afin qu’ils soient heureux et en santé, il suffit de savoir s’y prendre. Voici donc un article pour vous conseiller sur le sujet «Health and happiness in central american cichlids».
Les poissons peuvent être agressif lors de la reproduction, en voici un qui ne donne pas sa place, le Tilapia clown «Tilapia joka – the clown Tilapia is no joker at spawning time». Si vous désirez garder des Oscar, lisez cet article qui vous donne quelques conseils pratiques «Cooling down the Oscar».
Certains parmi vous avez des bacs d’eau salée, bien entendu vous souhaiteriez reproduire vos merveilleux poissons, mais vous ne tentez pas le coup puisque selon vous c’est trop compliqué, voire même impossible. Détrompez-vous cet article vous donne le droit chemin pour vous rendre à cette sensationnelle étape «Doing it wrong – successfully!».
Les poissons tout comme la plupart des êtres humains aiment que leur environnement soit propre, c’est pour cette raison que certains poissons d’eau salée nettoient eux-mêmes leur environnement «Working fishes : a look at some reef-safe fishes that like to clean».
La section cichlidophile offre ce mois-ci un article sur la Fondation Guy Jordan, pour la recherche de cichlidés ainsi que la participation de l’ACA en tant que commanditaire.
Le poisson du mois de juillet est le Astronotus sp. communément appelé Oscar.
Joyeuses Fêtes et bonne lecture



Éthique et encan

Le Monde Aquatique, Décembre.
Par ; Daniel Lacasse "Responsable de l’encan",
Membre de l'Association Rég. des Aquariophiles de Québec.


En tant que responsable de l’encan, j’aimerais vous entretenir sur quelques points que je considère importants en ce qui a trait à l’éthique en aquariophilie. Bien que la majorité d’entre vous la respecte, certains sont malheureusement forts négligents...
En ce qui a trait à l’information que comporte l’étiquette apposée sur vos lots, elle est d’une importance capitale, le saviez-vous? J’ai constaté que sur plusieurs lots, on ne retrouve que le nom de l’espèce et le nom du vendeur… C’est très déplorable, car lors de l’introduction de ces nouveaux venus dans nos bacs, ces informations sont souvent les seules références que l’on a sous la main. Ceux qui ne possèdent pas de livres de références ou d’accès à Internet et qui ne connaissent pas beaucoup ou pas du tout cette espèce, que font-ils? Ils prennent une chance et augmentent ainsi de beaucoup les risques de décès… Je vous demande donc de remplir adéquatement toutes les cases et d’inscrire votre numéro de téléphone au cas ou l’acheteur aurait besoin de plus amples informations...
Faites aussi attention à la dimension du contenant que vous choisissez, un contenant adéquat est important. En choisir un qui soit suffisamment grand pour accueillir momentanément le ou les individus de façon à ce que ce ne soit pas trop pénible… Vous pouvez rendre facilement plus agréable ce moment en y plaçant un peu de gravier bien rincé, une petite bouture ou de la mousse de java. Ce genre d’attention a pour but de le/les garder plus calmes, ainsi les couleurs seront plus belles et votre lot a plus de chance de se vendre à meilleur prix. Voir à ne pas surpeupler votre contenant car l’air se raréfie rapidement et le niveau de pollution, lui, augmente très rapidement... Veuillez à ne pas nourrir la veille, faire jeûner 24 heures à l’avance est conseillé, cela diminuera les déchets, du même coup la pollution et augmentera donc les chances de survie. Il est aussi conseillé de prendre 50 % d’eau neuve préparée une heure d’avance pour laisser le chlore s’éliminer et 50 % d’eau prise dans l’aquarium...
Si par malheur, malgré toutes ces précautions, un individu venait à trépasser, que ce soit lors de l’encan ou même une fois à la maison, veuillez ne pas le jeter à la toilette, il est plutôt conseillé de le mettre à la poubelle. Car on ne sait pas vraiment de quoi il est décédé. L’expédier à l’incinérateur est plus prudent, ainsi on ne risque pas de prolifération de maladie, qui pourrait être transportée et multipliée dans les égouts...
Je crois avoir fait le survol de ce qui me semblait important de vous entretenir, pour le moment. En espérant que ces quelques conseils vous seront profitables...
Vous prendrez note que l’ARAQ sert d’intermédiaire entre le vendeur et l’acheteur, en aucun temps il ne pourra être tenu responsable de la qualité du lot vendu. Le vendeur est responsable d’apporter des poissons en santé, des plantes et accessoires en bonne condition et de bien informer l’acheteur éventuel du contenu du lot à vendre. De leurs coté, les acheteurs ont accès aux lots avant l’encan et doivent en profiter pour examiner et noter les éléments qui les intéressent. Ils ne pourront revenir sur leurs décisions après l’achat d’un lot.
J’aimerais profiter de cette occasion pour vous souhaiter une merveilleuse période des Fêtes et une bonne année... Une excellente santé qui vous gardera près de nous longtemps encore, car vous êtes tous très importants pour nous… Sans vous, nous n’aurions guère d’intérêt à nous consacrer corps et âmes aux bienfaits de votre Club...

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