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Association Régionale des
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Tuer sans douleur

Saviez-vous que...

Le genre Epiplatys (suite)

Le Monde Aquatique
Décembre 2003 - vol 33


Tuer sans douleur

Le Monde Aquatique, Décembre 2003, vol-33, p. 6.
Par ; Éric Néron,
Membre de l'Association Rég. des Aquariophiles de Québec.


Dans cet article je parle d'un sujet légèrement controversé. Plusieurs parmi nous avons déjà dû tuer un de nos locataires suite à une maladie ou à une blessure. Mais quel est le meilleur moyen pour effectuer cette tâche qui nous incommode tous? Il y a plusieurs moyens employés par les aquariophiles; dans cet article j'en décrirai donc quelques-uns. Les trois premiers trucs ne sont pas approuvés par le vétérinaire mais les trois derniers le sont. Par la présente, je désire vous avertir que certaines techniques mentionnées ci-bas sont cruelles à mes yeux et sûrement aux yeux de plusieurs. Donc libre à vous de continuer cette lecture.

Ces techniques ne sont pas approuvées par les vétérinaires.
Premièrement, il y a ceux qui utilisent les produits contenant de l'ammoniaque (produit ménager). Oui ça tue en quelques secondes, mais est-ce sans douleur? J'en doute fort, car en versant de l'ammoniaque dans l'eau d'un bol pour éliminer le poisson on reconstitue une montée d'ammoniac dans un aquarium. Mais pour que ce soit vraiment efficace ont doit en mettre beaucoup pour que la dose soit mortelle, donc en réalité ce qu'on crée c'est une mort par asphyxie, c'est comme si on étranglait le poisson...
Deuxièmement, il y a ceux qui font bouillir de l'eau pour y plonger le poisson. En effet cette technique est très rapide, la mort s'effectue presque en une seconde, mais est-ce vraiment sans douleur là aussi j'en doute. C'est sûr que c'est une mort rapide mais la douleur reste là pareille. Je crois c'est comme nous lorsqu'on s'ébouillante c'est douloureux donc ça doit être la même chose pour eux à moins qu'il n'aient pas la sensation de la douleur; là-dessus je ne peux rien affirmer ne m'y connaissant pas assez en anatomie des poissons.
Troisièmement, il y a le truc du bol d'eau remplie de glaçons. Là aussi la mort n'est pas sans douleur, car au contraire de l'ébouillanter ici on le place en hypothermie pouvant causer un arrêt du cœur entraînant la mort. Le temps que le cœur s'arrête ou que le sang gèle et crée différant problèmes causant des défaillances cardiaques ou cervicales. Durant tout ce temps on suppose que le poisson souffre mais comme j'ai dit plus haut je ne m'y connais pas assez en anatomie pour affirmer quoi que ce soit.
En dernier lieu voici trois techniques qui on été approuvées par les vétérinaires lors de la sortie du Panel on euthanasia 2000.

I. Le MS222 et le TMS sont des produits accessibles seulement aux vétérinaires. Ces produits sont aussi utilisés comme anesthésiants pour les chirurgies des poissons.
II. L'huile de clou de girofle : mettre quelques gouttes dans un bol remplie d'eau, brasser vigoureusement pour que ça soit bien homogène, par la suite mettre le poisson dans le bol. Cette euthanasie est efficace en une dizaine de secondes.
III. Le dernier moyen consiste en la décapitation. Le système nerveux du poisson continue à fonctionner pendant plusieurs minutes après la décapitation, donc continue à ressentir la douleur. Pour que la mort soit plus instantanée, il faut couper directement le cerveau pour le détruire définitivement. Pour trouver le cerveau c'est assez simple il est en ligne avec l'opercule (branchies) mais cette dernière technique est plus efficace si elle est combinée avec la première ou la deuxième méthode.
Les trois dernières méthodes sont tirées d'un site de l'Association vétérinaire. Voici le lien dont j'ai tiré les trois dernières méthodes de mise à mort : http://www.avma.org/resources/euthanasia.pdf.

Sachant que c'est un sujet controversé en aquariophilie j'espère n'avoir offensé personne.



Saviez-vous que...

Le Monde Aquatique, Décembre 2003, vol-33, p. 8.
Par ; Dominic Gagné,
Membre de l'Association Rég. des Aquariophiles de Québec.


La femelle convict (A. nigrofasciatum) possède une tache orange sur le flanc contrairement au mâle de son espèce. Selon des chercheurs en éthologie de l'université Slippery Rock, elle ne serait pas impliquée dans la reconnaissance mâle et femelle mais seulement entre femelle, les moins colorées démontrant plus d'agressivité envers les plus colorées. Alors si vous avez des convicts, essayez d'avoir des femelles semblables, vous éviterez ainsi les agressions entre femelles.



Le genre Epiplatys (suite)

Le Monde Aquatique, Décembre 2003, vol-33, p. 12.
Par ; Christian Cauvet,
Membre de l'Association Rég. des Aquariophiles de Québec.


Il arrive parfois cependant que l'on rencontre quelques difficultés d'alimentation avec les poissons sauvages. Ainsi, en 1990, de retour d'un voyage de collecte en République de Guinée, j'ai été confronté à un refus total d'alimentation de deux trios d'Epiplatys lamottei. Rien n'y faisait et ces poissons, maintenus dans des conditions optimales refusaient toutes les nourritures vivantes au milieu desquelles ils nageaient. Larves de Culex, Daphnies, vers de vase ou vers Grindal leur étaient tout aussi indifférents. Pourtant, après environ un mois et déjà deux décès, j'ai réussi à faire manger goulûment ces poissons en un instant, en leur proposant des œufs de fourmis collectés lors d'une promenade champêtre. À peine posés à la surface de l'eau, les œufs distribués étaient aussitôt happés alors que les autres nourritures étaient toujours refusées. En quelques jours de ce régime, ces poissons ont retrouvé une meilleure condition et se sont mis progressivement à accepter toutes les nourritures auparavant refusées. Vraisemblablement, les œufs de fourmis et peut-être aussi les fourmis elles-mêmes, constituaient la base de l'alimentation de ces Epiplatys lamottei dans la nature. Il est vrai que l'endroit de collecte de ces poissons était un ruisseau s'enfonçant sous un couvert de végétation très dense et que de nombreux insectes terrestres devaient tomber dans le ruisseau, au point de constituer certainement l'essentiel de la nourriture disponible. On sait d'ailleurs que beaucoup de poissons tropicaux fluviatiles ont une alimentation en grande partie composée de fourmis et de leurs larves. Il est certain que si je n'avais pas découvert cette faiblesse particulière pour les œufs de fourmis, j'aurais perdu tous ces Epiplatys lamottei qui, par la suite, m'ont donné bien des descendants. Cette expérience prouve une fois de plus qu'il n'existe guère de poissons sauvages qui ne peuvent s'adapter à la captivité, mais qu'il existe parfois un petit quelque chose, à déterminer, qui constitue la clé du succès dans leur acclimatation.
S'il a souvent été écrit que les Epiplatys étaient des carnassiers qui s'attaquaient aux autres poissons, c'est donc à la fois vrai et faux car, si les Epiplatys adorent effectivement les proies vivantes et parmi elles les petits poissons, ils ne montrent aucune agressivité à l'égard des poissons dont la taille n'en fait pas des proies potentielles. Ceci n'est pas toujours le cas avec de nombreux poissons dont le caractère querelleur n'est plus à prouver mais qui cependant jouissent souvent d'une bonne réputation.
REPRODUCTION ET ÉLEVAGE
La reproduction de beaucoup d'espèces d'Epiplatys ne présente pas de difficultés majeures s'ils sont correctement alimentés et vous pouvez même l'obtenir dans un aquarium d'ensemble, s'il est assez planté pour que les alevins puissent se dissimuler.
Quelque soit l'espèce, le frai débute toujours par quelques parades du mâle devant la femelle, celui-ci étalant ses nageoires et présentant ses plus vives couleurs. Petit à petit, le mâle se rapproche de la femelle pour se serrer contre son flanc et l'entraîne le long d'un support où les œufs pondus pourront s'accrocher. Sans précipitation, les poissons s'arrêtent alors blottis l'un contre l'autre, et dans un tressaillement commun, un seul œuf est déposé. La scène peut alors se répéter des dizaines de fois dans la même journée si le couple est bien conditionné. À chaque fois un seul œuf est déposé mais souvent, les poissons se plaisent, surtout dans un petit aquarium, à pondre toujours au même endroit. On peut ainsi assister à des accumulations d'œufs très rapprochés, ce qui pourrait laisser croire que plusieurs œufs sont pondus à la fois. Cette ponte se passe le plus souvent en surface ou dans la moitié supérieure du bac mais parfois, certaines espèces, Epiplatys annulatus notamment, aiment contre toute attente, pondre près du fond. Bien nourris, les Epiplatys ne mangeront que rarement leurs œufs.
Si vous désirez vraiment reproduire des Epiplatys, soit pour conserver une espèce pour votre plaisir, soit pour la diffuser, deux options s'offrent à vous. Il convient cependant de savoir que dans tous les cas, les Epiplatys ont une croissance plus lente que les autres Cyprinodontidés, ceux du genre Aphyosemion notamment.
La méthode artificielle
La première option, qui peut être choisie en bac d'ensemble, est une méthode, qualifiée d'"artificielle" qui consiste à utiliser ce que les killiphiles appellent un " Mop ". Le mop (terme anglais signifiant balai à franges) est cet écheveau de laine 100% acrylique, pendu à un flotteur quelconque et que l'on immerge dans l'aquarium. Il est censé imiter les plantes et les Epiplatys y déposent leurs œufs très adhésifs. Le mop peut être utilisé directement dans l'aquarium de maintenance des Epiplatys et chaque jour ou moins régulièrement, il peut être sorti de l'aquarium pour récolter les œufs qui s'y trouvent.
Le mop peut aussi être utilisé dans un bac totalement nu où l'on réunit pendant quelques heures les poissons reproducteurs qui ont été conditionnés séparément pendant quelques jours. En général, la ponte commence alors dès les premières minutes des retrouvailles mais il faut limiter celles-ci à quelques heures ou surveiller les poissons attentivement afin que le mâle ne moleste pas la femelle lorsqu'elle n'est plus disposée à répondre à ses avances. Cette méthode artificielle convient particulièrement aux petits bacs spécifiques ne contenant qu'un couple ou trio d'Epiplatys car elle permet de récupérer de nombreux œufs qui peuvent, du fait de leur délai d'incubation assez long, être envoyés par la poste à des correspondants éloignés.
Les œufs sont totalement ronds et transparents lors de la ponte. Après quelques jours, on peut observer le développement de l'embryon et l'œuf prend donc alors une coloration plus foncée. Le diamètre des œufs va de 1 à 1,5 mm pour la plupart des espèces mais ceux d'E. annulatus sont plus petits ( 0,8 mm ). Ils peuvent être aisément manipulés avec des pincettes et ils résistent à d'assez fortes pressions. Ainsi, lorsque l'on sort le mop de l'aquarium, il ne faut pas craindre de le presser fortement pour en extraire l'eau; les œufs n'en souffriront pas et ils seront ainsi plus faciles à distinguer sous un bon éclairage.
Les œufs récoltés peuvent être mis en incubation à l'abri des menaces dans un tout petit récipient rempli de l'eau de l'aquarium. Les œufs y sont disposés à une légère distance les uns des autres pour éviter que les moisissures qui s'attaqueraient à l'un d'entre eux ne se propagent aux autres trop facilement. Un contrôle régulier permet de retirer les œufs moisis. Certains killiphiles rajoutent à l'eau du récipient d'incubation un produit antifongique ou un peu de sel mais cela n'est généralement pas nécessaire si l'eau d'origine est saine et à tendance acide.
L'incubation des œufs d'Epiplatys dure en général de 12 à 15 jours mais il arrive que les éclosions soient plus précoces et dans ce cas, les alevins présenteront pendant quelques jours une vésicule vitelline. La plupart des alevins d'Epiplatys nés à terme sont capables d'avaler des micro-vers ou des nauplii d'artémias dès leur premier jour d'existence. Cependant, Epiplatys annulatus et certaines populations d'Epiplatys bifasciatus ne pourront être élevées qu'en distribuant des infusoires au début. Toutes les espèces s'adapteront vite à la nourriture sèche bien que la nourriture vivante leur soit plus profitable. Dès leur jeune ¸age, les Epiplatys apprécient particulièrement les vers Grindal et les daphnies.
Il arrive que les juvéniles soient frappés par l'oodinium. Ils peuvent en être débarrassés par des traitements à base de sel marin et de sulfate de cuivre.
Les Epiplatys ont une croissance relativement lente par rapport à certains killies et pour beaucoup d'espèces, la taille maximum est rarement atteinte avant l'âge d'un an voire davantage. Ils sont cependant aptes à se reproduire bien avant cet âge s'ils disposent de nourriture vivante. La longévité des Epiplatys peut dépasser plusieurs années.
La méthode naturelle
La seconde méthode, qualifiée de naturelle, plus simple mais moins productive, consiste à capturer les jeunes, éclos dans le bac planté où sont détenus les adultes puis à les mettre à grandir dans des petits bacs séparés où ils pourront être mieux nourris, protégés et surveillés.
Cette méthode naturelle sera d'autant plus productive que le bac sera abondamment planté et que l'on récoltera fréquemment les jeunes. En effet, les adultes ont tendance à dévorer les jeunes qui ne doivent leur survie qu'à l'existence de végétation de surface protectrice. De plus, dès que les jeunes grandissent, ils se nourrissent eux aussi des derniers-nés. Rapidement, la population du bac s'équilibre donc en fonction de divers paramètres dont la taille du bac, l'alimentation plus ou moins régulière, la densité de la plantation… Ainsi, en récoltant les jeunes avant qu'ils n'aient l'âge de se livrer au cannibalisme et avant qu'ils ne soient eux-mêmes mangés par leurs aînés, on pourra s'assurer une production régulière.

Si l'on ne désire pas élever de nombreux jeunes, on peut tout à fait laisser faire la nature et ne pas sortir les alevins du bac où ils sont nés. Dans ce cas, seuls quelques jeunes se développeront en compagnie des parents et pourront permettre un renouvellement naturel des générations. Dans tous les cas si l'on sépare les jeunes, un tri par taille devrait être fait car pour la plupart de espèces et surtout les grandes, il existe des irrégularités de croissance qui peuvent mener au cannibalisme. Si les plus gros ne sont pas séparés des plus petits, on risque, en plus des pertes en nombre, de se trouver aussi à terme confronté à un problème de sex-ratio. En effet, en général, les mâles se développent plus vite que les femelles et, s'ils les dévorent, cela crée inévitablement un déséquilibre des sexes.
Ces problèmes de cannibalisme sont cependant dans l'ensemble largement atténués si les Epiplatys sont nourris régulièrement et à satiété et maintenus dans des bacs non surpeuplés.
Une variante de la méthode naturelle peut être utilisée en laissant pondre des poissons adultes dans un bac planté pendant une douzaine de jours puis en les enlevant ensuite. Les alevins naissant ensuite pourront être élevés dans le bac sans craindre un trop fort cannibalisme, leur différence d'âge maximum étant d'une quinzaine de jours, compte tenu des durées d'incubation un peu irrégulières.
APERÇU DE LA SYSTÉMATIQUE
Le genre Epiplatys appartient à la famille des Cyprinodontidés, que les amateurs appellent généralement killies. À ce titre, les Epiplatys peuvent être considérés comme les proches cousins d'autres genres mieux connus des aquariophiles, comme Aphyosemion ou Nothobranchius. La systématique des Epiplatys, comme celle des autres Cyprinodontidés, est assez complexe et les scientifiques qui se penchent sur la question ont souvent des positions divergentes quant à la constitution de groupes destinée à classer les diverses espèces. La détermination des espèces d'Epiplatys doit, de plus en plus souvent, faire appel à des techiques d'analyse très évoluées comme l'étude génétique ou l'électrophorèse.
L'objet de cet article n'étant pas de contribuer à la réflexion sur la classification des Epiplatys mais simplement d'en permettre une meilleure connaissance par les aquariophiles, nous n'entrerons donc pas dans les problèmes de classification. Retenons cependant que divers groupes ont été établis, mais qu'ils font encore l'objet de discussions, certains auteurs contestant la création même de certains groupes ou la classification de certaines espèces à l'intérieur de ceux-ci. Pour mémoire nous retiendrons que les groupes les plus importants sont les suivants : bifasciatus/spilargyreius, dageti/chaperi, fasciolatus, multifasciatus, roloffi/lamottei, sexfasciatus.
L'étude systématique des Epiplatys est ainsi encore loin d'être terminée et il est pratiquement certain que les prochaines années verront l'apparition de nouvelles espèces ainsi que des révisions dans la classification de celles actuellement décrites, notamment à l'intérieur du groupe fasciolatus. Même pour les espèces déterminées avec certitude, la coloration peut fortement varier selon le lieu de collecte. Cette variabilité de coloration, en fonction du lieu de collecte, a permis aux spécialistes de distinguer diverses populations à l'intérieur d'une même espèce, comme cela existe pour certains Cichlidés africains, notamment les Tropheus ou certains Pelvicachromis. Mais en fait, pour les Epiplatys comme pour tous les killies, cette notion de population est encore beaucoup plus développée que pour les Cichlidés. En effet, on peut dire que chaque rivière ou même chaque ruisseau abrite sa propre population avec variation de coloration. Ainsi, par exemple, lors d'une prospection aux environs de Freetown en Sierra Leone, j'ai pu collecter, dans deux ruisseaux totalement indépendants mais distants de moins de deux kilomètres, deux populations d'E. fasciolatus très proches mais cependant distinctes, présentant exactement la même coloration corporelle mais un dessin des nageoires anales différent. Tous les mâles de chaque ruisseau avaient les mêmes caractéristiques. Cette variabilité de coloration fait que les éleveurs spécialisés accordent une grande importance au nom de la population attaché aux poisssons qu'ils détiennent. Ainsi, pour E. annulatus, trois populations aux nageoires différemment colorées étaient historiquement connues, à savoir : 'Monrovia " (Liberia), " Conakry "(Guinée) et " Kasewe forest "(Sierra Leone), mais diverses expéditions ont montré qu'en réalité cette espèce se trouvait en de multiples endroits et présentait des particularités de coloration pratiquement à chaque point de collecte. On a pu ainsi rencontrer au cours des dernières années chez les killiphiles des populations différemment colorése d'E. annulatus portant par exemple les noms de " Sowoja ", " Njjala ", " Serabu ", " Ngabu ", ...
Il est très important, pour les aquariophiles détenant et reproduisant des Epiplatys de bien diffuser les poissons issus de leurs reproductions avec les références de leur lieu d'origine. En effet, le fait de bien connaître le nom des pooulations des espèces que l'on détient permet, d'une part de bien conserver en captivité les caractéristiques de coloration propres à chaque population en évitant les croisements entre populations, différentes et, d'autres part, de procéder à des échanges de spécimen entre amateurs, dans le but de lutter contre la consanguinité ou de reconstituer par exemple un couple d'une population déterminée alors que l'on ne possède plus qu'un mâle ou une femelle.

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