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Africains
Le Monde Aquatique
Décembre 2002 - vol 32


Africains

Le Monde Aquatique, décembre 2002, vol-32, p. 12.
Par ; Didier Granet,
Aquarium Magazine, Juin 1991.


L'afrique, en aquariophilie, est globalement scindée en deux grandes régions : l'Afrique de l'Ouest, à l'eau plutôt acide, et l'Afrique des grands lacs, à l'eau alcaline. L'Afrique des grands lacs se réduit souvent aux très belles espèces de cichlidés des lacs Victoria, Malawi et Tanganyika. Mais à l'ouest...
L'Afrique de l'Ouest, en géographie aquariophile, couvre une zone allant du Sahara au nord, jusqu'au Zaïre au sud et de l'ouest du Nil à l'Océan Atlantique. Les poissons d'Afrique de l'Ouest, malgré une régionalisation assez floue, sont liés par une certaine uniformité dans les qualités d'eau de leurs lieux d'origine : plutôt acide et relativement peu minéralisée. Cette homogénéité s'explique par la relative constance du plateau africain. Effectivement, ce vaste plateau argileux et granitique ancien possède une structure minérale qui ne se dissout pas sous l'effet de l'eau.
C'est-à-dire qui ne diffuse pas de molécules dans l'eau. Rien à voir avec l'érosion qui détache, non des molécules alcalinisantes, mais des sables et des boues sans action sur cette alcalinité. Ces Cichlidés ouest africains sont classés en onze genres intéressants les aquariophiles. Ils se reproduisent de quatre façons différentes : par ponte sur substrat, caché ou découvert, ou par incubation buccale maternelle ou paternelle.
Les pondeurs sur substrat découvert :
Quatre genres regroupent les pondeurs sur substrat découvert. Les pontes sont souvent importantes et mâle et femelle assument un rôle bien précis. La femelle s'occupe de la défense rapprochée, de l'aération et de la propreté de la ponte. Elle élimine les œufs non fécondés qui blanchissent et risquent de contaminer les fécondés par les immanquables moisissures. Le mâle défend le territoire de ponte en chassant tout intrus. Lorsque l'éclosion a lieu, les deux partenaires déplacent les nouveau-nés de cavité en cavité dans des cratères que le mâle, bien souvent, a préalablement creusé. En Afrique, j'ai vu des cratères de Tilapia zillii de plus de 30 cm de diamètre. Les très nombreux alevins sont ardemment défendus par les parents.
Le genre Tilapia
Ce genre comprend les plus grandes espèces de pondeurs sur substrat découvert, avec les grands et très agressifs T. mariae ou T. buttikoferi. Ces grandes espèces peuvent atteindre 30 cm et s'élèvent de la même façon que les plus grands spécimens de l'ancien genre américain Cichlasoma.
Ils réclament de très vastes aquariums (500 litres et plus) agrémentés de nombreux refuges. La population doit se restreindre à peu de grands individus, avec la possiblité de soustraire les plus faibles (souvent les femelles) en pratiquant une séparation par vitre. Tous les grands Tilapia sont à considérer de cette façon. Leur trouver des compagnons est difficile, hormis quelques Cichlidés du genre Hemichromis, tel H "fasciatus. Une seule espèce de Tilapia, connue des aquariophiles, contredit ce caractère 'encombrant'. Il s'agit de Tilapia joka, joli petit Cichlidé d'environ 10 cm. Sa robe est foncée, striée verticalement de fines barres claires, et sa tête arrondie, ornée de quelques vermiculures bleutées, s'achève par une petite ouverture buccale. T. joka convient parfaitement pour un aquarium planté et peut être un élément très satisfaisant dans une population de Cichlidés ouest africains.
Le genre Hemichromis
Ce genre est à scinder en trois groupes distincts. Trois et non deux comme le divisent ceux qui tiennent uniquement compte de la couleur de la robe. Le premier groupe comprend les Hemichromis prédateurs à la bouche très développée et à la robe gris beige, ponctuée de barres verticales sombres, bien marquées au centre de chaque flanc. On trouve deux espèces dans le commerce. L'une et l'autre ont un caractère qui rend leur maintenance ardue.
Il est difficile de conserver H. fasciatus en aquarium (comme, à un moindre degré, H. elongatus), sauf s'il y est seul. Lâcher un couple dans un même bac, même sans autre poisson, implique automatiquement la mort de la femelle, sauf si elle accepte de se reproduire. Il se peut que les mâles, en compagnie de Tilapia de grande taille et dans un aquarium imposant, soient de meilleur composition avec leur femelle, mais ce n'est qu'une hypothèse. Il faut dire que le territoire de chaque individu, dans la nature, est de la surface d'un studio parisien, alors un aquarium; même de grande taille...
Les Hemichromis rouges regroupent toutes les autres espèces, au demeurant difficiles à distinguer. Ils peuvent être subdivisés, d'une part en poissons au comportement serein et, d'autre part, en poissons suffisamment agressifs pour que l'on choisisse attentivement leurs cohabitants. Les espèces les moins agressives présentent plus de plaillettes bleues sur les flancs, sont légèrement plus petites et moins allongées : H. cristatus, H. guttatus et, avec plus de suspicion, H. lifalili.
Certains sujets, à la coloration bleue très développée sont, eux aussi, relativement calmes, sans être débonnaires. Peut-être s'agit-il d'une nouvelle espèce ou d'une sélection génétique pour obtenir une plus grande proportion de bleu ?
Les autres Hemichromis rouges doivent avoir, comme compagnons, des espèces suffisamment solides pour ne pas subir une domination mortelle à plus ou moins brève échéance. H. bimaculatus, H. paynei et H. letourneauxi ne doivent côtoyer que des Cichlidés plus grands ou ayant du répondant (Oreochromis mossambicus ou les espèces des genres Steatocranus et Teleogramma).
Le genre Thysia
Il offre deux espèces de petite taille (12 cm), d'une morphologie à mi-chemin entre celle de certains Tilapia et celle de Chromidotilapia. Il présente, en outre, une forme céphalique proche de celle de Pelvicachromis humilis. Le genre Thysia n'a, d'ailleurs, été créé qu'en 1972, lors de la grande redistribution dans la systématique des Cichlidés de cette partie du monde. Ce poisson, très rarement maintenu en aquarium, est d'un caractère relativement pacifique. Il aime manger les plantes, alors méfiance! Sa forme de reproduction est intermédiaire, ni totalement sur substrat découvert, ni vraiment sur substrat caché. En effet, les œufs sont déposés en grand nombre sur un support visible mais vertical et, surtout, possédant un surplomb et des flancs permettant une meilleur défense de la ponte. En revanche, lorsque les nouveau-nés sont là, les parents les déplacent de cuvettes en cuvettes, creusées par le mâle. En ce sens, c'est un véritable pondeur sur substrat découvert.
Le genre Anomalochromis
Le genre Anomalochromis, très récent (1985) ne comprend qu'une espèce : le petit A. thomasi, seul après une longue errance au sein de nombreux genres, sous le nom aujourd'hui caduque, de Pelmatochromis thomasi. Ce petit poisson, plutôt rond et haut, présente une coloration jaune argenté ponctuée de rangées bleutées. La coloration est variable selon l'origine mais les poissons disponibles dans le commerce ont tous la même. Est-ce parce que seuls les poissons d'une même région sont disponibles? A. thomasi trouve parfaitement sa place dans une population de cette partie de l'Afrique, sitôt que la couverture végétale est dense. Il est plutôt timide, et il faut éviter de le mettre en concurrence avec des espèces virulentes qui l'empêchent de se développer correctement. Il est à l'aise avec les plus petites espèces de Nanochromis et les plus calmes des Pelvicachromis. Sa croissance semble lente. La reproduction est du type pondeur sur substrat découvert avec une cellule familiale de type bi-parental, sans supériorité du mâle ou de la femelle.
Les pondeurs sur substrat caché
Ces poissons ont adapté une technique de ponte assurant une protection optimale des œufs : l'entrée de leur refuge doit être étroite et, qui plus est, souvent difficile à repérer. Généralement, hors période de fécondation, seule la femelle pénètre dans ce refuge, le mâle montant la garde sur le territoire. Le stade 'nouveau-nés' n'est souvent pas visible pour l'aquariophile, puisqu'il a lieu à l'intérieur du refuge ou dans un endroit aussi discret. Lors de la nage libre, et jusqu'à ce qu'il ait l'intention de se reproduire à nouveau, le couple surveille sa progéniture. Les genres Nanochromis et Pelvicachromis utilisent ce principe de ponte malgré la difficulté, dans la nature, de trouver un refuge adéquat. Les trois genres de poissons vivant dans des eaux à fort courant, Steatocranus, Teleogramma et Lamprologus, doivent adapter leur technique de ponte au milieu pour assurer la survie des alevins. Ce principe permet, lors des deux premiers stades de la reproduction (ponte puis nouveau-nés), une protection correcte eu égard à la force du courant dans lequel ils vivent.
Le genre Nanochromis
Nanochromis, qui compte les plus petites espèces, regroupe les plus craintifs des Cichlidés d'Afrique de l'Ouest. Et certainement aussi les plus problématiques à tenir. Les plus petits (N. dimidiatus et N. parilus) réclament un aquarium, sinon spécifique, du moins sans Cichlidé dominant. Il faut en outre prévoir, tant pour l'une que pour l'autre espèce, de nombreux refuges pour permettre à la femelle de fuir l'agressivité du mâle. N. dimidiatus est un petit joyau : le mâle porte une robe orangée; chez la femelle, la robe est ponctuée d'une tache noire dans la partie adipeuse de la nageoire dorsale. Depuis longtemps, on considère que N.parilus et N. nudiceps sont deux espèces à la coloration très proche. La seule différence serait la forme de la caudale du mâle, les femelles étant absolument identiques. Est-ce du à des localisations proches ou à des erreurs de localisation? Quoiqu'il en soit, il y a eu imbroglio. D'autant plus que les mâles parilus offrent deux chromatismes pour leur caudale : l'un transparent comme chez les femelles;
l'autre portant des vermiculures rouges en partie supérieure et des points de même couleur en partie inférieure.
Il semblerait, pourtant, qu'il s'agisse de la même espèce, décrite en 1976. N. nudiceps décrit depuis fort longtmeps (1899) serait un poisson très ressemblant, plus grisâtre, montrant des barres diffuses sur le haut des flancs et une gorge jaune. N. nudiceps, le plus ancien dans sa description mais presqu'inconnu des aquariophiles, se maintient comme le parilus. Ces trois espèces doivent être maintenues sans autres Cichlidés, mais des expériences de cohabitation entre le parilus et Pelvicachromis taeniatus 'Nigeria' ont été une parfaite réusssite. Il est bien diffficile d'émettre des généralités sur le comportement de certaines espèces de Cichlidés et la vérité des uns peut contredire celles des autres, sans qu'on y trouve à redire...
Outre ces trois espèces, une seule, pourtant connue et décrite depuis longtemps (1913) n'a été que très épisodiquement importée, sans retombées commerciales d'ailleurs. Nanochromis caudifasciatus est un poisson plus grand que les autres espèces de son genre (11 cm). Par sa morphologie e son comportement il rappellle les poissons du genre Pelvicachromis.
Deux autres espèces, découvertes récemment, ont fait leur entrée sur le marché aquariophile.
Nanochromis sp 'Zaïre', espèce non encore décrite, a été découvert en 1976. Il s'agit d'une petite espèce, morphologiquement proche de N. dimidiatus, mais au chromatisme très différent (mâle au corps gris beige avec une bande noire et des nageoires impaires bleutées, femelle jaunâtre). En revanche, il semble que cette espèce s'accomode parfaitement de la compagnie d'autres Cichlidés d'Afrique de l'Ouest (Pelvicachromis, Chromidotilapia).
Dernière nouveauté : Nanochromis transvestitus, espèces zaïroise découverte et décrite en 1984. Le transvestitus a une livrée grise ornée de cinq barres traversant la nageoire dorsale pour aller se perdre dans la partie ventrale. La caudale de la femelle, au dimorphisme très accentué, est striée de blanc et son ventre est rouge. Les nouveau-nés conservent une capacité adhésive (filaments), les parents les déplaçant de voûte en voûte pendant quatre ou cinq jours. Il est amusant de voir toute une grappe frétillante et, quelques heures plus tard, plus rien… la grappe ayant été déménagée.
Le genre Pelvicachromis
Quel aquariophile ne connaît pas ce fer de lance : Pelvcachromis pulcher, anciennement Pelmatochromis kribensis... ? Inutile ici d'épiloguer plus longtemps sur ce poisson. On retrouve, parfois, d'autres espèces de ce genre. P. taeniatus, magnifique Cichlidé plus connu par ses photos que par sa présence sur le marché aquariophile, est pourtant, à mon avis, le plus joli et agréable Cichlidé de cette partie de l'Afrique. On le voit quelquefois en France, surtout la forme 'Nigeria'. Il se maintient à peu près comme P. pulcher, en plus calme et craintif. Il est très difficile de se procurer les autres formes (Muyuka, Moliwe, Kienke et Lobé, la forme jaune). C'est bien triste car elles sont toutes attirantes, leur maintenance ne posant, en outre, pas de problèmes insurmontables. À ceci près que P. taeniatus 'Nigeria' réclame une qualité d'eau plus précise (acide et douce) que P. pulcher. Épisodiquement, d'autres espèces peuvent être trouvées en Europe : elles demandent les mêmes soins que P. taeniatus et ont un comportement très acceptable. P. humilis, du Libéria, est plus longiligne. Sa bouche est en position légèrement inférieure (un peu comme les espèces du genre Chromidotilapia). P. subocellatus est un très joli poisson des côtes gabonaises, aux tons jaunes et rouges; quoique côtier, il préfère une eau acide à très acide. Deux autres espèces peuvent peupler vos aquariums, mais leur aspect est plus banal que les précédents : P. roloffi et P. aff 'subocellatus'.
Le genre Steatocranus
Premier des trois genres vivant en eau à fort courant, le genre Steatocranus comprend huit espèces décrites, mais seulement deux à la disposition des aquariophiles. Ces poissons qui doivent lutter contre le courant, ont une vessie natatoire atrophiée. Gibbosité frontale et léger prognathisme inférieur les caractérisent. Steatocranus casuarius est, depuis longtemps, connu des aquariophiles et ne pose guère de problème de maintenance. Steatocranus tinanti est beaucoup plus longiligne. Il se rapproche d'ailleurs, par sa morphologie, du genre Teleogramma. La formation du couple est plus difficile que chez S. casuarius : il faut s'assurer de l'existence de nombreux refuges pour limiter l'agressivité.
Le genre Teleogramma
Ce genre comprend quatre espèces, mais seul Teleogramma brichardi est dans le circuit aquariophile. Ces poissons, très longilignes, sont encore mieux adaptés à leur biotope très agité, que ceux du genre Steatocranus. Leur robe est grise variant du gris clair au noir selon l'humeur. La femelle porte un liséré blanc le long de la nageoire dorsale, qui se poursuit sur la caudale, et une partie ventrale rouge. La maintenance d'un couple est relativement problématique car ce sont des poissons solitaires hors période de reproduction. L'agencement de l'aquarium est donc primordial si l'on désire les maintenir. La relation avec d'autres Cichlidés est moins agressive que celle entre individus de la même espèce.
Le genre Lamprologus
Non, l'espèce type du genre Lamprologus n'est pas une espèce du lac Tanganyika, mais du fleuve Zaïre! Lamprologus congoensis est un poisson de courant, moins spécialisé toutefois que ceux des genres précédents. Les mâles atteignent une dizaine de centimètres, les femelles restent plus petites. Il n'est pas très agressif et peut très bien vivre en compagnie de Cichlidés des genres Pelvicachromis, Chromidotilapia ou Steatocranus. Sa reproduction est somme toute aisée, mais il faut avoir de la chance pour s'en rendre compte avant le stade de la nage libre...
Les incubateurs buccaux
Le groupe des incubateurs buccaux se divise en deux genres : Oreochromis et Chromidotilapia.
Le genre Oreochromis
Ce genre est composé de très nombreuses espèces. Une seule intéresse l'aquariophile : Oreochromis mossambica. Ce poisson qui peut atteindre de grandes dimensions (30 cm), est un incubateur buccal de type maternel. Sa grande taille oblige à le tenir dans un grand aquarium peuplé de compagnons robustes, mais il n'est pas très agressif. Sa reproduction ne pose aucun problème… sauf peut-être, celui d'écouler sa nombreuse progéniture. Il accepte n'importe quelle qualité d'eau et n'importe quel type de nourriture. Les mâles, en période de reproduction (souvent) ont une assez jolie livrée noire agrémentée par des nageoires pelviennes rouges. Sa reproduction facile et " son bec de canard " en font un poisson auquel on s'attache facilement.
Le genre Chromidotilapia
Le genre Chromidotilapia comprend 10 espèces décrites, sans compter les sous-espèces. Mais on n'en rencontre qu'une seule dans le commerce aquariophile, même s'il s'agit plutôt d'une même espèce aux différentes variétés géographiques. Chromidotilapia guntheri guntheri a une répartition très large et donc des spécimens légèrement différents. Les C. guntheri de la zone Togo, Côte d'Ivoire sont beaucoup plus grands que ceux du Nigeria d'où proviennent certainement presque tous les Chromidotilapia que l'on trouve en Europe. C. guntheri est un incubateur buccal de type paternel; pourtant la femelle l'aide dans cette tâche si le volume de ponte est trop important. Ce poisson est moins inféodé à un refuge bien précis que les Cichlidés pondeurs sur substrat; son mode de reproduction n'exige pas un territoire bien défini, mais un simple support de ponte pour un court laps de temps (environ 1 heure). Les alevins sont, au stade de la nage libre, surveillés par leurs deux parents. Au moindre danger, ils filent se réfugier dans la cavité buccale de l'un des deux, généralement celle du mâle. Ce poisson est très intéressant, agréable, et peu agressif. C'est le parfait cohabitant d'un aquarium régional d'Afrique de l'Ouest. Si l'on envisage une maintenance communautaire, sa taille respectable requiert un aquarium d'au moins 1,20 m de façade.
Prépondérance du pH sur la répartition des sexes dans une ponte
Critère très important, et depuis fort longtemps étudié pour Pelvicachromis pulcher, on s'est aperçu que la valeur du pH influait énormément sur la répartition des sexes d'une même ponte. Si le pH est inférieur à 6,2, il y a prédominance des mâles (les femelles disparaissent totalement à partir de pH 6). Inversement, si le pH est supérieur à 6,6, les femelles dominent (les mâles disparaissent à un pH basique). La bonne fourchette, pour obtenir une parité correcte des sexes, se situe de pH 6,2 à 6,5. Cette particularité, qui a fait l'objet d'études approfondies pour P. pulcher, peut être extrapolée à toutes les espèces du genre Pelvicachromis, à ceci près que les valeurs de parité peuvent varier. La prépondérance du pH dans la répartition des sexes est certainement vraie chez Nanochromis transvestitus et Chromidotilapia guntheri, mais les valeurs de parité ne sont pas encore étudiées. De plus, pour C. guntheri, qui connaît une très vaste répartition géographique, cette valeur d'équilibre peut varier selon les lieux d'origine des différentes souches.
Plus ou moins faciles à trouver puis à élever, grands, agressifs ou calmes… la plupart des Cichlidés d'Afrique de l'Ouest sont intéressants à observer. À vous de choisir parmi cette nombreuse famille les espèces que vous jugerez dignes de peupler votre aquarium 'africain'.

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