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Le Mot du président Section des Éleveurs Aquariophile du mois Petites Annonces Articles: Quelle est la vitesse d'un poisson ? Hemitilapia oxyrinchus Fugu |
Le Monde Aquatique Novembre 2004 - vol 34 Quelle est la vitesse d'un poisson ? Le Monde Aquatique, Novembre 2004, vol-34, p. XX. Par ; G. Lejeune, SAW NAMUR, Mars 1988. C'est à cette question que R.M. Alexander essaie de répondre, à l'aide d'une enquête, dans le journal "poisson domestique " ; et ceci, dans le cas du petit Barbe Barbus lincomaculatus (espèce de barbeau). Il est certain que les réponses apportées n'ont de validité que pour ce seul poisson. Cette enquête est néanmoins intéressante pour les amis des poissons, car elle traite des poissons d'ornement, et les valeurs proposées peuvent aussi valoir pour des poissons d'autres espèces, plus ou moins semblables. Ce barbeau de 38 mm atteint une vitesse maximale de 0,838 mètre par seconde, soit environ 3 km/h. Si on applique comme norme étalon la petite taille du poisson, on remarque qu'il parcourt le vingtuple (20X) de sa longueur totale, par seconde. Par comparaison, une voiture devrait rouler à 240 km/h pour arriver à une performance comparable. De plus, l'accélération de ce barbeau, qui semble instantanée, est plus rapide que celle d'une pierre en chute libre. Les poissons plus grands peuvent, généralement, à peine nager aussi vite que les plus petits, et ceci seulement en comparaison de leur longueur. Ainsi, une truite n'accomplit que dix fois sa longueur par seconde. Au contraire, l'accélération est plus grande, mais non la longueur parcourue. Il faut enfin savoir que du fait de la configuration de leur système musculaire, les poissons ne peuvent maintenir ces vitesses très longtemps... Hemitilapia oxyrinchus Le Monde Aquatique, Novembre 2004, vol-34, p. XX. Par ; Yvon Carrier, Le Monde Aquatique, mai 1989 Membre de l'Association Rég. des Aquariophiles de Québec. Ce joli poisson bleu turquoise aux reflets métalliques provient du lac Malawi et il est le seul de sa famille à être endémique de ce lac. Même chez la femelle, les nageoires de ce poisson portent des rayures et des points orangés. Il a sur le haut de ses flancs, trois taches plus ou moins apparentes, dépendant de son humeur. Dans son milieu naturel, il se tient dans les parties sablonneuses principalement dans les champs sous-lacustres recouverts de Vallisnérias. Il se nourrit des micro-organismes et des algues qui se développent sur les longues feuilles de Vallisnérias. En aquarium, il se garde avec des poissons robustes comme les Pseudotropheus, Labeotropheus, Melanochromis, etcetera, dans un grand bac contenant plusieurs individus. Côté reproduction, c'est un poisson à incubation buccale et il est agame ; c'est à dire qu'il n'y a pas de formation de couple comme la plupart des poissons du lac Malawi. Pour faire reproduire cette espèce, j'ai installé deux femelles et un mâle dans un bac de trente trois gallons (125 litres) avec plusieurs cachettes disposées de façon à ce que seules les femelles puissent s'y réfugier. Lorsqu'une femelle a la bouche pleine, j'enlève l'autre femelle et le mâle, et je la laisse incuber ses œufs en toute tranquilité. De cette façon, une seule femelle aurait suffit. Les alevins se nourrissent de micro-vers et de nourriture sèche réduite en poudre. Un amateur de poissons Africains. Fugu Le Monde Aquatique, Novembre 2004, vol-34, p. XX. Par ; Guy Hamel, Membre de l'Association Rég. des Aquariophiles de Québec. Les Japonais consomment des espèces de Tetraodontidae sous le nom de Fugu. C'est un mets considéré comme extrêmement raffiné et très onéreux qui ne peut être préparé que par des cuisiniers qui ont suivi une formation rigoureuse. Son corps, plus particulièrement son foie et ses ovaires, contient une dose importante de tetrodotoxine, un poison 1200 fois plus toxique que le cyanure et un seul fugu en contient assez pour empoisonner 30 personnes. Le fugu est pêché au printemps, il est élevé en captivité en mer jusqu'à l'hiver. On le sort alors pour le transporter vivant jusqu'aux marchés aux poissons. Les pêcheurs leur cousent la bouche pour éviter qu'ils ne s'entretuent pendant le transport. Les statistiques parlent d'elles-mêmes : environ 150 cas d'empoison-nement par an pour 100 morts. La tetrodoxine est capable de bloquer tous les signaux du système nerveux en moins d'une heure. La mort est donc pratiquement inévitable d'autant qu'il n'y a aucun antidote connu. Une équipe de chercheurs de l'Université de Nagasaki vient de montrer que le fugu ne produit pas naturellement la tétrodotoxine, mais l'accumule en consommant d'autres organismes empoisonnés. En isolant les alevins du fond de la mer et en les nourrissant avec une nourriture spécifique, les chercheurs ont réussi à produire des fugus sans toxine donc sans danger pour la consommation humaine. Mais ses amateurs traditionnels, attirés par le risque, pourraient la bouder. Pour nombre d'entre eux, la peur de mourir fait partie du plaisir de la dégustation. "Le fugu sans poison, c'est ennuyeux. Le fugu est excitant parce qu'il est toxique". La sélection des chefs est impitoyable puisque trois postulants sur quatre sont éliminés. L'épreuve exige en outre que le candidat goûte lui-même le fugu qu'il a préparé. Les Japonais consomment 10000 tonnes de fugu par année. Ils en attrapent environ 40 espèces différentes, et les organes toxiques diffèrent d'une espèce à l'autre. Un repas de fugu dans un restaurant réputé peut coûter 200$ par personne. Mais d'autres restaurants offrent des plats à une vingtaine de dollars. On trouve de plus en plus du fugu préparé dans les supermarchés. |
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