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Le Mot du président Section des Éleveurs Aquariophile du mois Petites Annonces Articles: ÉTYMOLOGIE Noms latins Amphibiens |
Le Monde Aquatique Octobre 2005 - vol 35 ÉTYMOLOGIE Le Monde Aquatique, Octobre 2005, vol-35 Par ; Guy Hamel, Membre de l'Association Rég. des Aquariophiles de Québec. Bon nombre d’aquariophiles débutants sont terrifiés par les noms scientifiques des poissons. Puis peu à peu, l’aquariophile réalise que ce charabia est indispensable pour identifier correctement une espèce précise à travers l’univers en expension des poissons. On s’y fait l’oreille doucement et on réussit à mémoriser et prononcer les noms des poissons qu’on préfère, puis des plantes, puis… c’est une pente savonneuse… Ces noms sont créés par les ichtyologistes à partir du latin et du grec ancien, avec l’intention noble de décrire quelques caractéristiques de l’animal. En tant qu’aquariophile, on se contente habituellement des noms de genre et d’espèce, qui correspondent respectivement à notre nom de famille et notre prénom. De nombreux poissons ont comme nom d’espèce « pulcher » qui veut dire beau ou joli, il faut donc connaître aussi le nom de genre pour savoir de qui on parle. Voyons le très populaire Pelvicachromis pulcher, qui a d’abord été nommé Pelmatochromis kribensis. Son ancien nom d’espèce est devenu son nom commun : kribensis parce qu’il vient de la rivière Kribi au Cameroun. Pelvicachromis, se traduit par : région pelvienne colorée, tout simplement. Le nom d’espèce est parfois choisi pour honorer la personne qui a découvert le poisson en question ou quelqu’un du milieu ichtyologique… Les noms d’hommes se terminent alors par « i » ou « ii » alors qu’aux noms de femmes on ajoute « ae » ou « iae ». Les noms de poissons devraient être écrits en italique ou soulignés : Pseudotropheus (pseudo ou faux tropheus) macrophthalmus (gros œil ), mais pas les noms géographiques. Voici quelques exemples de poissons dont les noms sont particulièrement descriptifs. Xiphophorus (porteur d’épée) maculatus (tacheté), le nom nous permet de déduire que ce poisson a une queue en forme d’épée et qu’il a des taches. Papiliochromis (poitrine colorée) rami-rezi (en l’honneur de Manuel Ramirez) Rivulus (ruisseau) xanthonotus (xantho=jaune,- notus=dos), on apprend que ce poisson vit dans des ruisseaux et que son dos est jaune. Aphyosemion (petit poisson à la queue en bannière) australe (du sud). Nannobrycon (nanno=nain; brycon =mâcher bruyamment) unifasciatus (une bande) Des abréviations sont quelquefois incluses dans les noms, par exemple : Loricaria sp. aff. simillima, « sp. aff » (species affinis) signifie que le poisson semble être Loricaria (cotte de maille) simillima (semblable à lima), mais son identification n’est pas certaine. On voit fréquemment « var » (variété), par exemple : Cryptocoryne (graine cachée) wendtii (nommée pour Wendt) var. jahnelli. Variété indique que la plante a des caractéristiques qui la rendent distincte, mais pas suffisamment pour en faire une autre espèce. Certains poissons s’avèrent assez différents pour être classés en sous-espèce, l’abréviation est subsp. ou ssp. Par exemple, Aphyosemion gabunense marginatum (avec une marge). Notez que le nom de genre s’écrit toujours avec une majuscule alors que les noms d’espèce et de sous-espèce ne prennent pas de majuscule. D’autres poissons ont des locations géographiques rattachés à leur nom : Epiplatys (plat sur le dessus) dageti (nommé pour Daget) Monrovia (capitale du Libéria). On emploie aussi des codes de locations : Aphyosemion ogoense ottogartneri (nommé pour Otto Gartner) RPC 169 Autre que le kribensis, plusieurs poissons sont toujours nommés de noms aujourd’hui « dépassés » .Quel magnifique exemple que le Plecostomus, qui se traduit par : bouche repliée. Quant aux tétras, les premiers poissons de cette famille à être connus des aquariophiles étaient alors classés dans la famille des Tetragonopterus, reste bien peu de poissons classés là, mais le nom tétra est resté pour toute la gang. Le Guppy a été baptisé la toute première fois Poecilia reticulata, en 1859, par un zoologiste allemand, Wilhelm C. H. Peters, qui l’avait collecté au Vénézuela. Ensuite un espagnol, De Filippi, l’a aussi ‘découvert’ et nommé : Lebistes poeciloides. Troisièmement, Lechmere Guppy, ingénieur civil britannique passionné de sciences naturelles en a expédié des spécimens de l’Île de Trinidad au British Museum qui pour l’honorer ont nommé ce « nouveau » poisson Girardinus guppyi. Une partie des renseignements de cet article proviennent du site de; « Minnesota Aquarium Society ». Noms latins Le Monde Aquatique, Octobre 2005, vol-35 Traduction par ; Dany Sanscartier, Membre de l'Association Rég. des Aquariophiles de Québec. Voici une liste des noms latins ainsi que leur traduction que l’on retrouve dans les noms scientifiques de nos poissons.
source : journal Canadian killifish association Amphibiens Le Monde Aquatique, Octobre 2005, vol-35 Par ; N/D, Membre de l'Association Rég. des Aquariophiles de Québec. 400 millions de dollars pour sauver les amphibiens... Une fois de plus réunis au chevet des amphibiens, des experts ont chiffré à 400 millions de dollars, soit un peu plus de 330 millions d'euros, le plan global pour sauver les grenouilles, lézards et salamandres qui disparaissent à un taux alarmant depuis plusieurs décennies. Réunis à Washington pendant trois jours sous l'égide de l'Union mondiale pour la nature (IUCN), les experts ont cherché des solutions aux maux dont souffrent les amphibiens, notamment la chytridiomycose, une maladie provoquée par le champignon Batrachochytrium dendrobatidis qui fragilise la peau des amphibiens. Ce sporozaire est endémique chez certaines espèces africaines de grenouilles du genre Xenopus sans provoquer de maladies mortelles. L'importation de ces grenouilles sur d'autres continents a peut-être contribué à disséminer le champignon. La réduction de l'habitat naturel et l'exploitation des amphibiens pour le commerce sont les deux autres principales causes de leur disparition. Pour stopper le déclin des amphibiens, certains experts préconisent leur élevage en captivité, d'autres estiment que les connaissances actuelles sur le mode de vie de certaines espèces sont insuffisantes pour recréer les bonnes conditions de reproduction. Ce qui est certain c'est qu'une grande partie des 400 millions de dollars serait consacrée à des recherches sur Batrachochytrium dendrobatidis et les moyens de le combattre. L'une des idées avancées est d'étudier les mécanismes qui protègent certaines espèces et de développer des résistances chez les amphibiens en captivité avant de les relâcher dans la nature. |
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