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Le Mot du président Section des Éleveurs Aquariophile du mois Petites Annonces Articles: Par ici les poissons ! Une naissance attendue Chronique d'automne Xiphophorus |
Le Monde Aquatique Octobre 2002 - vol 32 Par ici les poissons ! Le Monde Aquatique, octobre 2002, vol-32, p.12 Intro par ; Pierre Desmarais, Membre de l'Association Rég. des Aquariophiles de Québec. Hydro-Presse / Juillet-Août 2002 / 82e année - No. 6, p. 16, 17. Par ; Josée Ratelle, Intro Si pour certaines personnes les barrages hydro-électriques sont une source de déséquilibre physique et biologique de la nature, il n'en reste pas moins que l'entreprise et ses biologistes cherchent des solutions pour la survie des espèces de poissons qui côtoient ces infrastructures. L'article qui suit relate quelques solutions apportées par Hydro-Québec à court et moyen terme, pour maintenir l'équilibre entre technologie et milieu naturel. Par ici les poissons ! L'alose savoureuse : À Hydro, voilà près de 30 ans que l'on s'occupe de la problématique créée par la présence des centrales sur le parcours migratoire de certaines espèces de poissons. De nombreuses solutions ont été apportées et des aménagements conçus afin de remédier à cette situation. Pourtant, le comportement de certains poissons, plus capricieux, continue de représenter un défi pour les spécialistes. C'est le cas de l'alose, une espèce migratrice qui se reproduit en eau douce. En 1985, on construisait une passe migratoire à la centrale de la Rivière-des-Prairies qui, bien qu'empruntée avec beaucoup de succès par treize autres espèces, reste boudée par l'alose. Des années plus tard, maintenant que l'on connaît mieux ses préférences, on sait que l'alose est attirée par les gros débits. Or, l'entrée de la passe est trop éloignée du courant principal pour la tenter. " Lorsqu'elles retournent vers la mer, explique Richard Verdon, conseiller - Environnement - Biologie aquatique, Hydro-Québec Production, une bonne proportion des aloses adultes franchissent la centrale et un pourcentage important d'entre elles meurent après leur passage dans les turbines. Nous étudions la possibilité de déplacer la passe mais, pour remédier au problème à court terme, nous avons procédé cette année à des arrêts de la centrale de la mi-juin à la fin juin, pendant la période de la dévalaison. Cet arrêt quotidien d'une heure a permis aux aloses d'emprunter l'évacuateur de crues et d'ainsi éviter la centrale. Grâce à ce moyen efficace, le taux de mortalité a diminué de façon importante. " L'anguille alanguie : Sur le plan de la biologie aquatique, l'agenda estival ne se limite pas à ouvrir la voie à l'alose. D'autres espèces, en d'autres lieux, ont aussi besoin que l'on veille sur elles. L'anguille, une autre espèce migratrice, est en déclin au Québec depuis une vingtaine d'années. De nombreux facteurs contribuent à cette situation et la présence de barrages est l'un d'eux. La centrale de Beauharnois, par exemple, représente un obstacle à la migration de l'anguille. On a donc construit en 2002 une première passe migratoire à même une passe à débris inutilisée, et l'on croit que de 10,000 à 20,000 anguilles seront ainsi capables de franchir la centrale sans encombre. Une deuxième, similaire, sera construite en 2004. " En parallèle, précise Richard Verdon, nous continuons d'étudier son comportement lors de la dévalaison vers la mer, afin de trouver une solution au problème de mortalité dans les turbines. De quelle façon descend-elle le courant ? À quel endroit ? À quelle profondeur ? Ces indications nous fournissent des éléments importants dans la recherche de solutions. " Le barrage de Chambly est également sur la voie migratoire de l'anguille et on a ajouté, là aussi, une passe en. 1997. On estime que cette passe a déjà permis à environ 15,000 anguilles de poursuivre leur chemin sans problème. Et autres histoires de poissons : À Beauharnois toujours, une frayère à esturgeon a été installée en 1998 en aval de la centrale afin de permettre au poisson de se reproduire. Le doré et l'achigan utilisent volontiers la frayère, mais l'esturgeon s'en tient loin. On a observé que des sédiments fins s'étaient installés dans la frayère et que cela rebutait l'esturgeon qui ne fréquente que les endroits très propres… En avril, on a donc nettoyé les lieux sur un tiers de la surface et, en juin, on a procédé à des essais d'incubation d'oeufs dans la frayère pour en surveiller le développement. Aux petits soins avec les oeufs d'esturgeon. Par groupes de 500, on les place dans des cages contenant différents types de gravier. Après les avoir laisses sous l'eau pendant 24 heures, on refera le compte des oeufs. Finalement, du côté d'Outardes-2, des tests se déroulent cet été dans le cadre des études sur la reproduction de l'éperlan arc-en-ciel. On vérifie en effet qu'une frayère naturelle utilisée par cette espèce en aval de la centrale ne serait ni asséchée ni envahie par l'eau salée en cas d'arrêt de la centrale. Une naissance attendue Le Monde Aquatique, octobre 2002, vol-32, p. 6. Par ; Michel Bédard, Membre de l'Association Rég. des Aquariophiles de Québec. Hé oui après une dizaine d'années à espérer réussir une reproduction de Kois (carpes japonaises colorées), j'y suis parvenu cet été. Des sept kois adultes que je possède et qui hiver-nent dans mes bassins extérieurs, deux ont le 29 juin au matin pondu et fertilisé leurs œufs sous mes yeux. Il s'agit de " Madame Butterfly ", une belle femelle élancée et à longues nageoires avec un beau mâle de couleurs pâles et fringuant dénommé " Gino ". Lorsque j'ai remarqué le " Gino " suivre de près et avec insistance la " Butterfly " je me suis arrêté pour les observer. Puis suite à la pression d'un coup de queue bien placé, j'ai vu un nuage d'œufs être expulsé et aller se répandre parmi du myriophylle flottant. Je me suis empressé d'isoler ce myriophylle pour éviter que les œufs ne soient dévorés par les poissons, y compris les géniteurs. À peine deux jours plus tard, les œufs étaient éclos. Je me suis appliqué à bien nourrir les alevins et comme vous pouvez le constater, mes petits poissons sont en voie de devenir grands et bien attrayants. Chronique d'automne Le Monde Aquatique, octobre 2002, vol-32, p. 7. Par ; Daniel Lefebvre, Membre de l'Association Rég. des Aquariophiles de Québec. L'automne arrive à grande vitesse. Nos arbres rougissent, les feuilles tombent et la nature s'éteint tranquillement pour faire place à l'hiver. Pour plusieurs, c'est le moment de ramasser les feuilles et de faire un bon ménage sur le terrain mais avant de tout jeter aux vidanges, peut-être faudrait-il y jeter un petit coup d'œil. En fait il faudrait jeter un petit coup d'œil pour y trouver peut-être la perle rare, je parle des feuilles du chêne (oak) et du hêtre (beech). Ces deux feuillus tardent à laisser tomber leurs feuilles et passent certains hivers sans perdre toutes leurs beautés. Tout ça en partie à cause de leurs tannins. Pour les aquariophiles avides de reproduire ou de maintenir dans des conditions idéales leurs poissons des black waters, les rivières noires d'Amérique du Sud et d'Afrique de l'Ouest entre autres, les feuilles séchées de ces arbres seront idéales. Les rivières qui prennent naissance dans les forêts tropicales se chargent de ces composés chimiques contenus dans les feuilles mortes et détritus de la forêt, pour ambrer l'eau, d'où l'appellation par les anglais " black waters ". On peut penser aux espèces d'Apistogramma, de certains Pelvicachromis et Nanochromis, de cyprinodontidés ovipares (killies) annuels et certains non annuels et sûrement d'autres espèces ou familles que vous connaissez. Ces feuilles préalablement séchées, que vous déposez dans vos aquariums vont rapidement couler au fond pour assombrir, selon les quantités, le fond de ceux-ci. Question décor, je trouve le tout " très tendance " et de bon goût! On peut aussi mettre les feuilles dans des sacs et le placer dans nos filtres, les effets seront les mêmes. Lentement, les feuilles vont relâcher de l'acide humique. Cet acide, commercialement vendu sous l'appellation d'essence de black waters, est contenu dans les feuilles de chêne et de hêtre. L'acide humique ambre et acidifie l'eau. Certains poissons plus timides apprécient une eau plus sombre où la lumière n'est pas si intense. Ils délaissent leurs caractères timides pour passer à d'autres activités appréciables par l'aquariophile, la reproduction notamment. Ce sont les tannins qui confèrent au thé vert ses propriétés médicinales. En fait, les tannins sont des composés antimicrobiens et antibactériens qui profitent tant aux humains qu'aux poissons. C'est ce qui fait sa popularité en Chine depuis des millénaires. Par ailleurs, bien que peu utilisé pour ces applications, l'acide humique et les tannins aident généralement à repousser le fungus lorsqu'on entrepose par exemple des œufs de killies. Pour ces applications, les killiphiles utilisent généralement la mousse de tourbe. Bref, pour le prix de les ramasser, on peut faire des merveilles avec nos feuilles. Bon automne à tous. Xiphophorus Le Monde Aquatique, octobre 2002, vol-32, p. 14. Par ; Uwe Werner, Aquarium Magazine, janvier 1991. À l'origine, le genre Xiphophorus ne comprenait que des espèces portant une épée, c'est-à-dire un prolongement des rayons inférieurs de la nageoire caudale des mâles adultes, auquel le nom Xiphophorus fait allusion. Ici, j'aimerais vous présenter quelques espèces, quelques populations et quelques variétés de ces porte-épée. En effet, je pense que ce sont non seulement des poissons faciles à satisfaire, mais aussi des poissons dont le comportement social est intéressant. Et puis, ils sont beaucoup plus beaux qu'on ne le pense. Il existe en effet une grande quantité de variétés d'élevage présentant une large palette de couleurs ou des prolongements de nageoires excessifs. Les diverses espèces sont fort nombreuses. Il en est de même pour les populations sauvages qui, grâce à leur morphologie et à leur coloration sont, généralement, tout à fait intéressantes. Je me vante un peu de connaître assez bien les habitats naturels des porte-épée sauvages au Mexique et au Guatemala, mais il faut avouer qu'il n'est pas facile d'observer des porte-épée en plongeant. Ces sont des poissons timides et farouches qui nagent très vite et qui réussissent fort bien à se maintenir à distance respectable! De plus, leurs habitats sont normalement des eaux courantes et cristallines, où le plongeur a de sacrés problèmes pour tenir sur place. Ce que les poissons remarquent sans difficulté… Pour les mêmes raisons, on ne réussit pas facilement à capturer des porte-épée. Cette remarque s'applique particulièrement aux mâles dominants. Ce ne sont pas seulement les plus beaux, ils sont aussi très forts, et se sauvent avec une habilité incroyable. Habituellement, on rencontre de vrais bancs de porte-épée " manœuvrant " aisément dans les eaux rapides, voire dans des endroits plus calmes, où ils broutent ensemble les algues des rochers ensoleillés. Les conditions de leurs habitats naturels nous indiquent comment arranger un bac pour la maintenance et l'élevage des porte-épée; qu'il s'agisse de formes sauvages ou de souches d'élevage. Ce qui est nécessaire avant tout, c'est la place. Ils aiment nager, se déplacent constamment et se poursuivent les uns les autres. Soit les mâles se pourchassent entre eux, soit ils guettent les femelles et tentent de leur bloquer le passage avec leur corps et leur épée, puis reprennent leurs parades amoureuses et leurs tentatives d'accouplement, faisant preuve d'une ardeur infatigable. Seconde nécessité indispensable : un bon filtre. Parce que les porte-épée aiment l'eau claire et un courant pas trop faible. Quant à l'eau, il suffit simplement qu'elle soit calcaire, les caractéristiques n'ayant pas besoin d'être très précises. Les espèces sauvages ont parfois une très grande aire de répartition et, de ce fait, prospèrent dans divers milieux. Les eaux de leur milieu d'origine sont généralement assez dures, c'est-à-dire qu'on mesure une dureté de 10 à 45° T.H. ou plus, tandis que le T.A.C. varie de 5 à 30°. Le pH est compris entre 7 et 8, ou un peu plus. En conséquence, dans nombre de nos régions, ces poissons s'adaptent très bien aux conditions de l'eau que nous sommes contraints de leur offrir en aquarium, pourvu qu'elle ne soit ni " vieille " ni chargée de nitrates. Un changement partiel d'eau chaque semaine, ou à la rigueur tous les quinze jours, est donc obligatoire! Pour la température, les porte-épée ne sont pas trop fixés! Facile à comprendre : en Amérique centrale, où ils peuplent les rivières et les criques, la température de l'eau varie selon la saison. Grands nageurs, ces poissons traversent des zones aux températures différentes, de l'eau stagnante et basse à l'eau profonde et rapide. Donc, en aquarium, il n'y a aucune raison pour que les xiphos se montrent plus exigeants en matière de température. C'est pourquoi je recommande de 23 à 27°C, sans obligation de maintien d'une valeur constante. Les xiphos sont des ovovivipares de la famille des Poecilidés. Dans cette famille, on ne digère qu'imparfaitement les aliments carnés. Et c'est encore pire si l'on en mange en permanence, car ce que l'on avale pousse sans vergogne ce que l'on a avalé juste avant! À côté de cela, on a besoin de plusieurs repas par jour. Quand on est xipho, on apprécie trois repas par jour, mais avouons-le, plus ne nous fait pas peur. Mais, même si on n'est jamais rassasié, il faut nous restreindre sur la quantité de chaque distribution : 2 minutes pour tout avaler. À côté des aliments carnés, donnez les indispensables aliments végétaux. Pour cela, sans surtout en faire l'aliment exclusif, distribuez des flocons enrichis en végétaux et offrez aussi de la laitue (ou de l'épinard) pochée 1 minute dans de l'eau bouillante. Le menu de presque tous les Poecilidés comprend une grande partie d'algues. Mais ils ne s'attaquent pas aux végétaux supérieurs. Aussi peut-on planter l'aquarium à son goût. Et si on n'oublie pas les plantes flottantes, on crée en même temps assez de cachettes pour les mâles dominés, pour les femelles qui ont besoin de se reposer après les poursuites amoureuses, et pour les femelles pleines qui se retirent parce que la naissance des jeunes est proche. Revenons aux variétés et aux espèces. Presque toutes les variétés d'élevage sont issues du porte-épée " vert " (Xiphophorus helleri helleri) et du porte-épée " tacheté " (Xiphophorus helleri guentheri) qu'on a croisés avec des platys, c'est-à-dire avec des formes sauvages de X. maculatus et X. variatus. Pour les formes d'élevage des porte-épée, on a développé des standards qui prennent en compte la taille, les couleurs, le dessin et la forme des nageoires 'nageoires normales', delta, lyre). On leur donne des noms colorés (xipho rouge, or, noir) des noms qui indiquent leur origine (xipho Berlin, Hambourg, Francfort), ou bien on honore les aquariophiles qui ont créé la variété (xipho Arnold par exemple). Pour moi, les xiphos sauvages sont les plus intéressants. Voilà pourquoi je présente les plus connus, dans l'ordre de leur répartition : du nord du Mexique jusqu'au Guatemala. Xiphophorus montezumae est originaire des Rio Panuco et Tamesi jusqu'à l'état mexicain de San Luis Potosi. C'est un porte-épée assez petit, de 5 à 7 cm et d'un bleu d'acier orné de bandes noires et horizontales en zigzag. Xiphophorus helleri, le porte-épée " commun " devient assez grand. Même les mâles peuvent atteindre une longueur (de corps) de 12 cm! C'est l'espèce la plus largement répandue (du système du Rio Nautla au nord de l'état de Veracruz au Mexique jusqu'au Yucatan, au Guatemala et à Bélize). Elle y est connue par de nombreuses et différentes populations. En conséquence, on avait décrit des sous-espèces à partir de l'espèce type Xiphophorus helleri helleri, et on parlait de X. helleri strigatus et de X. helleri guentheri. En 1979, Rosen a démontré dans une révision du genre que les différences qui caractérisent ces " sous-espèces " ne se rencontrent pas chez toutes les populations et il les a supprimées. Normalement, ce porte-épée a une bande (au moins) horizontale et rouge. Les proportions du corps varient, c'est-à-dire qu'on connaît des formes assez élevées (comme par exemple la population du Rio Sontecomapan) et d'autres plus allongées (comme le porte-épée du lac Catemaco, dont la bande horizontale est très fine et plutôt violette). Les formes vertes ont souvent une dorsale de couleur or ou jaune, avec des taches orange. Il y a aussi des formes vertes avec des taches noires sur le dos, parfois sur les flancs, ainsi que des formes rouges (sauvages!) avec ou sans taches sombres. Xiphophorus clemenciae est originaire du haut Coatzacoalcos. Je l'ai trouvé dans les Rio Malatengo, de Sarabia et Almoloya. À mon avis, ce porte-épée de taille modérée (jusqu'à 5,5 cm) est le plus beau de tous : son dos est vert, le corps est d'un bleu clair très soutenu, une épée jaune, bordée de noir, deux bandes horizontales parallèles très larges, rouges, et quelques taches rouges clairsemées sur le pédoncule caudal. Je regrette de n'avoir jamais pu en ramener pour mes aquariums. Xiphophorus alvarezi est semblable au précédent, mais moins bleu et donc difficile à distinguer du helleri. L'identification dépend donc un peu de la connaissance de leur provenance : X. alvarezi est une espèce " montagneuse " qui vit au sud du Mexique (état de Chiapas) et au Guatemala (Quiche, Altaverapaz). Plus loin au sud ou au sud-est, dans le système du Rio de la Pasion et dans d'autres rivières du Guatemala, on trouve le porte-épée 'virgule', X.signum. Cette espèce doit son nom familier à un dessin caractéristique en forme de virgule qui apparaît sur le pédoncule caudal des femelles. Mâles et femelles n'ont pas de bande horizontale nette et atteignent une longueur de corps de 7 à 8 cm. Tous les porte-épée sont des poissons prolifiques. Les femelles produisent toutes les quatre ou cinq semaines un grand nombre de jeunes (entre 20 et 80) qui grandissent vite, mais dont les exemplaires les plus beaux n'atteignent leur maturité et leur forme parfaite qu'après douze ou quinze mois. Dans un aquarium suffisamment grand pour pouvoir abriter plusieurs mâles, un seul développera toute sa beauté et dominera les autres. Quand l'aquarium est peuplé d'un groupe de xiphos assez nombreux, ce poisson dominant sera forcé de défendre constamment sa position, comme il le ferait dans la nature. C'est alors qu'il présentera toujours sa plus magnifique coloration. |
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