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Association Régionale des
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Le potentiel redox

Réflexions indices et trucs d'un débutant spécialiste

Histoire d'Amphiprion ocellaris...

Le Monde Aquatique
Août / Septembre 2003 - vol 33


Le potentiel redox

Le Monde Aquatique, Août / Septembre, vol-33, p. 6.
Par ; Cyrille Georgel -Audreco,
Audreco Conception.


Le potentiel redox : Quelques mots sur le potentiel redox, "baromètre" de l'aquarium.

Issu du manuel du vendeur spécialisé en aquariophilie, par Cyrille Georgel -Audreco Conception (oeuvre déposée).

Le potentiel Redox est encore un concept difficile, peu utilisé par les aquariophiles (et ce d'autant moins que sa mesure n'est pas chose aisée). Cependant, le vendeur aquariophile doit pour le moins comprendre et savoir ce qu'il traduit, et quelles conséquences sa valeur ou ses variations entraînent dans l'aquarium.
De manière précise, l'oxydation est le fait pour un atome de perdre un ou plusieurs électrons et la réduction le fait pour un atome de gagner un ou plusieurs électrons ; l'atome qui s'oxyde perd ses électrons au profit de celui qui est réduit (l'un gagne ce que l'autre perd) : il ne se produit par conséquent jamais de réaction d'oxydation sans qu'il se produise en même temps une réaction de réduction ; c'est pourquoi l'on parle d'oxydoréduction entre deux atomes.
Celui qui gagne un électron est dit réduit parce que ce qu'il gagne est une charge... négative ! Il existe des phénomènes d'oxydoréduction dans lesquels l'oxygène, oxydant puissant, intervient directement ou non. Par mesure à la fois de généralisation et de simplification, on a appelé oxydation une réaction au cours de laquelle une matière se combine à de l'oxygène, et réduction une réaction au cours de laquelle un composé perd de l'oxygène. (Cette simplification convient particulièrement bien à l'aquarium puisque l'oxygène y est le principal acteur des phénomènes d'oxydoréduction).
Par exemple, l'azote présent dans les composés ammoniacaux, ammonium ou ammoniac, se transforme en nitrite par oxydation, en se combinant à l'oxygène :
NH3 > NO2-
NH4+ > NO2-
Il y a donc une relation directe entre le taux d'oxygène présent dans le milieu et le potentiel d'oxydoréduction : plus un milieu est riche en oxygène et plus il a tendance à être oxydant, inversement plus un milieu est pauvre en oxygène et plus il a tendance à être réducteur. En ce sens la mesure du potentiel Redox traduit la capacité du milieu aquarium à " fixer " l'oxygène pour son usage.
Le potentiel Redox (rH) rend compte du pouvoir oxydant ou réducteur d'un milieu. rH = 27 témoigne d'un milieu neutre. Un rH compris entre 27 et 40 (valeur maximale) est le fait d'un milieu oxydant ; et un rH compris entre 0 et 27 dénonce un milieu réducteur. On mesure le Redox à l'aide d'un redoxmètre ; il s'agit en réalité d'un pH-mètre sur lequel une électrode d'or ou de platine a été substituée à l'électrode de verre.
L'aquariophile a tout intérêt à ce que son aquarium soit le plus oxydant possible, c'est-à-dire à assurer un rH élevé. La plupart des eaux du milieu naturel sont d'ailleurs oxydantes. Au contraire tout ou partie des aquariums ont tendance à se transformer en milieux réducteurs : le déficit d'oxygène paralyse alors les bactéries aérobies qui assurent la biodégradation des matières organiques, et active les bactéries anaérobies (en particulier les mauvaises bactéries, capables de transformer les nitrates en nitrites et en composés ammoniacaux). Même dans un aquarium apparemment ou partiellement bien oxygéné, le sol, souvent la partie la moins oxygénée, peut se transformer en zone anaérobie, (dans ce cas il noircit).
Mais le redox n'est pas une valeur sur laquelle on joue directement (il serait simple d'augmenter le redox en quelques secondes, en ajoutant du chlore à l'eau : notre eau ne serait pas pour autant biologiquement "acceptable"). C'est seulement en faisant évoluer d'autres paramètres qu'on modifie celui-ci. C'est pourquoi nous le qualifions de "baromètre" de l'aquarium : quand le redox est bon, c'est en quelque sorte "la preuve par neuf", que le système fonctionne bien.
Les plantes permettent bien entendu d'augmenter considérablement le rH et ont pour avantage de distribuer de l'oxygène dans l'ensemble de l'aquarium, tant au niveau de l'eau qu'au niveau du sol, par l'intermédiaire des racines.
Dans le cas de l'aquarium fortement réducteur, les aquariophiles utilisent de manière temporaire ou permanente, des oxydants tels que l'eau oxygénée ou l'ozone, qui sont deux produits à utiliser avec précaution. Horst KIPPER rejette totalement l'utilisation de l'eau oxygénée, même au moyen d'un oxydator, considérant qu'elle est difficilement contrôlable et qu'elle n'a que des effets néfastes en aquariophile, provoquant en particulier la brûlure des hôtes de l'aquarium. De notre côté, nous avons utilisé des oxydators dans l'un des compartiments de filtration d'un aquarium de 1500 litres d'eau de mer, sans rencontrer ces inconvénients. D'autre part, les reproches que l'on peut faire à l'eau oxygénée (fortement oxydante) nous semblent également, voire à plus forte raison, s'appliquer à l'ozone (encore plus fortement oxydant). Il doit cependant être bien établi que l'utilisation de ces produits ne trouve pas de justification véritable dans un aquarium bien équilibré, où une filtration biologique efficace assure une dégradation convenable des matières organiques. Dans tous les cas, le vendeur aquariophile réservera l'emploi de l'eau oxygénée et de l'ozone à des aquariophiles avertis !
Il existe en fait deux mesures du Redox. La mesure " scientifique " rH tient compte du pH du milieu, c'est la plus juste, mais elle est rarement utilisée en aquariophilie. Les redoxmètres existant sur le marché donnent des valeurs en mV. On a intérêt en eau douce à obtenir des valeurs supérieures ou égales à 250 mV et en eau de mer des valeurs supérieures à 400 mV. Ces valeurs sont les preuves, dans un cas comme dans l'autre, d'un bon fonctionnement du système aquarium!



Réflexions indices et trucs d'un débutant spécialiste

Le Monde Aquatique, Août / Septembre 2003, vol-33, p. 13.
Par ; Daniel Lacasse,
Membre de l'Association Rég. des Aquariophiles de Québec.


Pourquoi me suis-je lancé dans ce qui aux yeux de plusieurs aquariophiles, est un monde complexe aux milles et un tests et problèmes de toutes sortes... Concernant les paramètres (calcium, magnésium, etc...) les maladies, le coût exorbitant de tout ou presque et ce sans presque aucune base.
Je crois que tout d'abord, ce fût par curiosité, mais surtout par défi personnel. J'avoue avoir posé des centaines de questions à divers spécialistes du domaine, et ce tant en animalerie que par l'entremise d'experts qualifiés et reconnus. J'ai emprunté quelques livres à la bibliothèque du club pour bien débuter et surtout pour me familiariser avec les termes à employer et apprendre le lexique approprié...
Surtout éviter de partir en grand, en voyant les splendides bacs marins illustrés dans ces livres ou par des prouesses et dires réalisés par certains. Par certains dans des contextes ultérieurs qui ne sont plus palpables, et qui à ce jour ne font parti prenant que de bons vieux souvenirs. Vous verrez par vous-même si vous cheminez un peu à travers ce dédale de renseignements, que tous ont de bonnes ou mauvaises raisons d'aimer ou de détester, de croire, de supposer, ou de savoir, tout à propos du sujet et surtout, comment arriver au but fixé qui est bien sûr de réussir son environnement marin avec succès...
Après être sur de ne pas vouloir retraiter du projet, je me suis mis en tête, que je ne voulais pas que cela me coûte trop cher. Je devais donc débuter en petit; plusieurs étaient contre l'idée car voir petit amène un accroissement rapide de pollution etc. (en prendre et en laisser=1ère étape).
Première chose à acheter, un sel marin de bonne qualité (qui soit le plus complet possible). J'ai opté pour ''REEF CRISTAL'' qui me fût fortement conseillé. J'ai dissous une certaine quantité dans de l'eau Ozone Labrador pour être bien sûr de ne pas introduire d'impuretés ou de mauvaises substances comme le cuivre qui se retrouve dans certains tuyaux de plomberie domestique. Deuxième item très important, un densimètre pour vérifier si la quantité de sel introduite est exacte. Un bon dosage serait à mon avis 1.024 ppt (unité de mesure du sel dissous dans l'eau).
À ce niveau nous avons un bac de 15 gallons rempli de saumures à un degré parfait (tous paramètres qui nous sont encore inconnus... Parfaitement équilibré). Comme filtration un bon support bactérien fera très bien l'affaire. Moi j'ai installé un Aquaclear200, relié à un filtre de surface, pour faciliter l'échange gazeux en évitant les dépôts ou filtre graisseux à la surface, que j'ai rempli de mousses du genre Bourrure de Manteau que je laisse fonctionner à un régime moyen, pour que des bactéries puissent s'y accrocher et se multiplier. Combiné avec une tête motrice Power Head 301, pour accroître le mouvement qui s'apparente au courant marin. Cela augmente de beaucoup vos chances de succès, mais moi je l'ai installé deux semaines plus tard...
En ce qui a trait aux substances, j'ai choisi une très mince couche de gravier de corail qui donne un aspect très décoratif, comme le veut mon objectif de départ, mais ce n'est vraiment pas approprié en aquariophilie marine, je m'explique... Un bon deux à trois pouces de ce substrat est conseillé pour une prolifération rapide des bactéries et comme lieu de nidification pour plusieurs petits invertébrés, mais attention une forte montée d'ammoniaque, de nitrite et de nitrate, bref de pollution peut survenir, très rapide et dangereuse, si ce sol n'est pas bien aéré ou remué régulièrement. Autre solution très peu décorative mais tout aussi bien, consiste à ne mettre aucun substrat... Libre à vous de choisir sur ce point.
Choisir maintenant la pièce maîtresse de votre bac, une belle grosse roche considérée vivante à cause des micro-organismes et oeufs d'invertébrés qui peuvent s'y réfugier. En choisir une qui soit légèrement vieillie, y voir des petites choses qui poussent, ou s'y raccrochent. En choisir une qui soit proportionnelle à votre environnement... Attention elle se facture au poids. Cette roche sera un, l'habitat principal, le centre d'attraction de même qu'une unité de filtration très importante par la suite. Mais pour l'instant c'est très bien, rien d'autre pendant un bon trois semaines.
Bien recouvrir les espaces d'évaporation et y apposer de deux à trois fluorescents au minimum. Dans une galerie d'éclairage, j'ai installé un power glow et dans l'autre, un corail glow qui diffuse une lumière ultra-violet pour fond marin, ce qui favorise le développement des algues coralliennes de même que la population de micro invertébrés marin. J'ai laissé le corail glow allumé les trois semaines durant, 24 heures par jour pour accélérer le phénomène, ce ne fut pas mauvais.
Un petit truc : En aquariophilie marine la lumière est source de vie, comme je n'avais pas beaucoup d'espace sur ma 15 gallons, j'ai recouvert l'arrière du bac ainsi que les deux côtés de miroir face réfléchissante à l'intérieur ce qui a, et de beaucoup augmenté la luminosité en réduisant les pertes. Ce n'est sûrement pas mauvais d'avoir de la lumière en excès et cela coûte à peine plus cher (miroir $)...
Durant le lapse de trois semaines, pour éviter une progression trop rapide de algues, que ce soit des rouges, des vertes ou des brunes. Dès leur apparition, vous pouvez introduire (ce que j'ai fait) un petit bout de plante du type caulerpa, elle pousse très rapidement, est facile à garder, mais devient vite envahissante. Pour la semaine suivante installer un ou deux escargots d'une taille raisonnable serait bien. À la troisième, quelques Bernard l'hermite ainsi qu'un bon nombre de coquilles vides plus grande qu'eux. Surtout aucune nourriture n'est nécessaire pour l'instant...
Ceci gardera un certain contrôle sur les algues non désirées en attendant que l'écosystème se forme. Faire une vérification du niveau d'acidité de l'eau très fréquemment, car un pH situé entre 8.0 et 8.4 est vital. Ce qui vous oblige à avoir un testeur de pH à large Plage ou un spécifique pour eau salée. Maintenant vous avez tout pour mettre en route un écosystème marin, il n'y a pas de secret miracle, l'aquarium de base est en route et il n'y a aucun problème depuis déjà trois semaines...
Maintenant à vous de personnaliser votre décor en ajoutant quelques roches pour former des cachettes, introduire d'autres espèces de caulerpa de différentes couleurs, ajouter de nouvelles espèces d'invertébrés (crevettes, limaces, crabes)etc... Installer quelques champignons ou coraux mou à la limite (attention plus complexe) ou même choisir un petit poisson bien coloré et résistant. Mais attention informez-vous des caractéristiques et besoins de tout ce que vous introduisez dans votre bac, certaines espèces ont besoin d'un grand courant... Il vous faudra ajouter une autre tête motrice, d'autres espèces sont très fragiles à la pollution... Il vous faudra vous procurer un écumeur de protéines. Mais juste pour l'aquarium de base sans rien de plus, est déjà très intéressant tant de jour que de nuit.
Une chose plus importante que tout est d'éviter de vouloir aller trop vite et je crois que le secret de la réussite en eau salée n'est pas d'être équipé à la fine pointe de la technologie, d'avoir un budget à toute épreuve ou de posséder la connaissance ultime... Je crois que ce secret est d'être très patient, de ne rien brusquer et d'éviter les manipulations excessives. Bien prendre le temps pour acclimater vos nouveaux invités, aller jusqu'au goutte à goutte s'il le faut. Une dernière petite chose importante, une bouteille de trace élément ne serait pas mauvais pour aider au bon fonctionnement de votre tout nouveau écosystème, ajouter de ce produit une fois par mois pour réinitialiser les paramètres toujours inconnus et très importants de l'eau...
Je crois que tout aquariophile peut réaliser le projet, même en ayant des connaissances restreintes. Avis au intéressés, il me fera plaisir de répondre aux questions Vs mon expérience bien entendu...

Daniel Lacasse au 840-5073.



Histoire d'Amphiprion ocellaris...

Le Monde Aquatique, Août / Septembre 2003, vol-33, p. 8.
Par ; Daniel Lacasse,
Membre de l'Association Rég. des Aquariophiles de Québec.


Pauvre petit Némo qui perdit son père, arraché à ses nouveaux amis le premier jour d'école, malencontreusement pris dans le filet d'un pécheur.
Père peu brave mais si amoureux de son petit, décide de poursuivre le bateau de toutes ses forces jusqu'à en perdre le chemin du retour. C'est là qu'il trouvera aide et surtout ennuis, tout au long de sa route. Chemin faisant, toutes sortes d'aventures lui arriveront, de joyeuses mais aussi de plus tristes.
Cette histoire est très loin d'être terminée mais je n'ose vous en dévoiler d'avantage... Plutôt je vous propose, si ce n'est déjà fait, de planifier une sortie au cinéma et d'assister à l'une des représentations de cette animation de Walt Disney. Trouver Némo. Ce qui à mes yeux a été un très bon divertissement haut en couleur et en humour, d'une qualité très surprenante.
A cette activité, qui a eu lieu au cinéma Odéon de Beauport, une dizaine de membres et d'invités s'y sont rendu, vendredi le 13 juin à 19h30. Les trente billets offerts à nos membres ont tous trouvé preneur et certains nous ont confirmé y avoir assisté en d'autres circonstances.
Tous ont grandement apprécié cette activité qui je vous le confirme, ne fut pas réservée qu'aux plus jeunes!

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