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Association Régionale des
AQUARIOPHILES
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Articles:

Pelvicachromis subocellatus

Piranha pêché en Allemagne

Synodontis nigriventris

Limnophila

Changement de sexe et cannibalisme chez les vivipares?
Le Monde Aquatique
Août / Septembre 2002 - vol 32


Pelvicachromis subocellatus

Le Monde Aquatique, août/septembre 2002, vol-32, p. 6.
Par ; Daniel Lefebvre,
Membre de l'Association Rég. des Aquariophiles de Québec.


Originaire du Congo dans l'Ouest Africain, le Pelvicachromis subocellatus appartient à la famille des cichlidés de rivières africaines. Ce cichlidé nain peut atteindre la taille de 10cm pour le mâle et de 8 cm pour la femelle. Un pH entre 6.5 et 6.8 est recommandable pour le maintien et la reproduction de ce cichlidé. Une faible dureté est souhaitable et la seule référence sur Internet indique 50 ppm (3° dGH). Des plantes peuvent ornementer le décor car il n'endommage pas les plantes, même en période de frai.

Pour ma part, j'ai fait l'acquisition de mes premiers subocellatus lors d'un encan au club. Les couleurs rendaient déjà ce petit poisson intéressant dans son pot - des motifs particuliers dans la caudale du mâle avec un rose violacé sur le ventre de la femelle bref, une merveille aquatique. Puisque j'avais déjà maintenu et reproduit le Pelvicachromis pulcher, dans la même famille, les conditions de maintien devaient être similaires. J'avais visiblement fait l'acquisition de juvéniles. Selon l'étiquette d'identification, ils avaient environ 8 mois et mesuraient 6 et 4 cm respectivement pour le mâle et la femelle. Je les ai donc placés dans un aquarium communautaire de 10 gallons en compagnie de vivipares, le temps qu'ils grossissent et arrivent à maturité. Avec 33 %de changement d'eau hebdomadaire avec l'eau du robinet, ils devraient grossir rapidement.

Ils étaient déjà à maturité puisque dès la deuxième journée chez moi, ils se préparaient à pondre. Une femelle frétillante et un mâle intéressé… Sans trop prêter attention, ils étaient juvéniles (…), je les ai laissé se faire la cour en me disant qu'ils se pratiquaient pour plus tard. En regardant plus attentivement, une ponte était déjà visible dans le haut d'un pot d'argile renversé de 5 cm de diamètre - une trentaine d'œufs jaunâtres, d'un diamètre d'environ 1 millimètre. Comme beaucoup de cichlidés, la ponte n'est pas restée là longtemps et ils ont dévoré leur première ponte. Peut-être était-elle infertile? Je ne pense pas. Bien que les conditions aient été bonnes, ils n'ont jamais pondu à nouveau dans ce bac. Mes conditions de dureté n'étaient probablement pas optimales et le type de caverne disponible n'était pas adéquat pour ce cichlidé. J'en ai conclu que la tension d'être en pot pour l'encan avec l'apport d'eau fraîche chez moi avait stimulé le jeune couple à pondre (en plus de la chance du débutant!). Il a fallu près d'un an et du découragement de les voir se courtiser sans que rien ne se produise pour que je les transfères dans un bac spécifique. Il fallait aussi apporter les correctifs pour permettre de réussir la reproduction.

Je les ai donc placés seuls dans un aquarium 5 gallons avec un rapport moitié eau distillée et moitié eau du robinet. J'ai aussi placé une demi-coquillee de noix de coco renversée avec une petite ouverture pour permettre l'accès au couple. Le fond était constitué de sable, de grain moyen (0.5mm environ), avec comme plante de la mousse de java et une anubias. L'éclairage tamisé par de l'herbe à canard (Duck Weed - Lemna minor) à raison de 12 heures par jour était assurée par un fluorescent pour plantes et poisson.
Le couple a erré un moment dans l'aquarium jusqu'à ce qu'il découvre l'accès à la noix de coco. Ils l'ont habité immédiatement. La nourriture était constituée de paillettes pour cichlidés, de flocons pour poissons tropicaux et de crevettes et de vers de sang congelés à l'occasion. La filtration était assurée par un filtre de coin, bien ordinaire, avec bulleur. Bien qu'ils n'étaient pas timides dans l'aquarium communautaire, ils ne sortaient que très rarement de la noix de coco. Le couple, maintenant à maturité, avait façonné l'entrée de la noix de coco de manière à couvrir l'accès avec du sable, ce qui rendait l'observation plutôt difficile. Je savais qu'une ponte s'était produite au moment où ils ont bloqué l'accès au trou mais je ne voyais pas de jeunes.
Jusqu'au jour où, deux à trois semaines après leur introduction dans ce bac, les deux parents s'affairaient à guider leurs troupes au travers des plantes, à la recherche de nourriture. Puisque je n'avais pas accès à des artémias à ce moment, j'ai couru à l'animalerie me chercher des "Baby Brine Shrimp" congelés, des artémias fraîchement écloses. La nourriture, distribuée deux à trois fois par jour leur a permis une croissance lente mais raisonnable. En complément, j'utilisais une nourriture en poudre (Bâtonnets pour cichlidés dans mon cas). Trois semaines après leur apparition dans le bac, j'ai retiré les parents, de peur qu'ils ne mangent leur progéniture. Pour favoriser leur croissance, ils ont été transférés dans un 40 gallons quand ils ont atteint la taille d'environ 2 cm.

Huit mois plus tard, les jeunes subocellatus ont atteint une taille respectable et sont prêts à pondre comme leurs parents. Comme correctifs, il faudrait à l'avenir préparer des artémias fraîchement écloses.

Pour en savoir plus (en anglais): http://www.gsas.org/Articles/1997/P-subocellatus-bob.html



Piranha pêché en Allemagne

Le Monde Aquatique, août/septembre 2002, vol-32, p. 11.
Par ; Jocelyn Pelletier,
Membre de l'Association Rég. des Aquariophiles de Québec.


Un pêcheur a attrapé à sa grande stupéfaction un piranha de plus de 50 centimètres dans le Neckar, une rivière allemande, a annoncé, le 1er juillet 2002, la police fluviale de Heidelberg (sud-ouest). Après examen de ce poisson de plus de 3 kilos, des chercheurs de l'Université d'Heidelberg ont conclu qu'il s'agissait bien d'un piranha, poisson que l'on trouve habituellement dans l'Amazone et autres fleuves d'Amérique du Sud, sans toutefois pouvoir déterminer exactement de quelle espèce.
Devenu indésirable en raison de sa taille, le poisson, qui vivait en aquarium, a été relâché dans la nature par ses propriétaires, a supposé le biologiste Thomas Braunbeck, l'un des professeurs de l'université d'Heidelberg.
" Il n'y a pour l'instant rien qui laisse présager la présence d'autres piranhas dans le Neckar " a précisé la police, qui a toutefois demandé aux associations de pêcheurs d'être vigilantes. Tiré du Journal de Québec Juillet 2002.



Synodontis nigriventris

Le Monde Aquatique, août/septembre 2002, vol-32, p. 12.
Par ; Guy Hamel,
Membre de l'Association Rég. des Aquariophiles de Québec.


Regarde!!! Un poisson qui nage à l'envers!
J'sais pas combien de fois j'ai entendu des gens s'exclamer, s'extasier ainsi dans des animaleries. Cette bizarre position renversée soulève l'intérêt pour l'Upside Down Catfish, pas sa beauté (il y a des Synodontis qui sont vraiment beaux); conjuguée avec sa taille raisonnable, ça en fait l'espèce du genre Synodontis la plus commune dans le commerce.
Deux autres espèces de poisson-chat ont aussi adopté cette position de nage inversée : Synodontis contractus, lui ressemble beaucoup mais est plus petit et rare, et, Mystus leucophasis, originaire d'Asie, est beau mais très agressif. La plupart des Synodontis nagent à l'envers de temps à autre et plusieurs Plécos apprennent à se nourrir à l'envers, des flocons distribués à la surface du bac. Synodontis nigriventris a le corps massif et un aspect trapu. Ses yeux sont relativement grands. Sa coloration est variable, il est entièrement tacheté de brun ou de noir sur un fond crème. Le ventre est plus foncé que le dos, d'où le nom d'espèce, nigriventris, qui veut dire 'ventre noir'. Synodontis veut dire : plaques dentaires fusionnées. Sa coloration s'est adaptée à sa position inversée.
Habituellement, les poissons ont le ventre clair ou blanc, ce qui les rend plus difficiles à voir d'en dessous, par les prédateurs, contre la lumière de la surface. Leur dos est plus sombre et donc plus difficile à repérer d'en haut (par les oiseaux), contre le fond sombre.
Sa bouche est relativement petite. Il a trois paires de barbillons portant des papilles gustatives. Deux de ces barbillons, plus longs, portent des récepteurs tactiles très sensibles qui l'aident à se repérer dans l'obscurité, ce qui pourrait aussi faire paniquer ses compagnons de bac qui se feraient réveiller en pleine nuit...
Ses nageoires sont bien développées, entre autres la nageoire adipeuse; elles sont transparentes et tachetées de noir. Il faut se méfier des premiers rayons de la dorsale et des pectorales, rayons épineux qui peuvent infliger de douloureuses blessures. Ces rayons peuvent se bloquer en position ouverte pour permettre au poisson de s'arc bouter dans un trou, ou, dans la gorge du poisson ou oiseau qui aurait tenté de l'avaler...
Synodontis nigriventris est originaire d'Afrique centrale, des rivières du bassin du Zaïre. Ces eaux sont légèrement acides et d'une température assez élevée, 22 à 27°. C'est une espèce grégaire qu'on trouve souvent en bancs très nombreux. Il affectionne les zones riches en végétation et bois mort. Il se nourrit de débris végétaux, d'algues filamenteuses, et des crustacés et insectes qui s'y trouvent.
En aquarium, on le verra très peu si on le garde seul, alors qu'en groupe il sera actif, surtout le soir et la nuit. Quand il est effrayé ou excité, il peut émettre des grognements ou de faibles croassements, qu'il produit probablement, en frottant l'os de la nageoire pectorale dans son encavure.
C'est un poisson paisible mais robuste qui peut cohabiter sans problème avec des poissons de petite à moyenne taille, même des cichlidés moyennement agressifs. Ils trouvent rapidement la nourriture partout dans l'aquarium. Un avertissement ici, ce sont de redoutables mangeurs d'œufs (comme tous les Synodontis ).
On doit lui fournir des cachettes, il apprécie particulièrement les échoueries placées pour lui fournir un abri près de la surface. Il se sentira en sécurité sous des plantes flottantes où il farfouillera régulièrement.
En aquarium, il est facile à nourrir et mange de tout. Il est recommandé de lui fournir de la laitue ou de l'épinard poché.
Bien qu'originaire d'eaux douces et acides, il s'adapte sans difficulté à des eaux dures et alcalines. Il serait sensible aux températures trop basses.
La femelle est plus grande, plus ventrue et avec l'âge, plus pâle que le mâle. Ils peuvent atteindre une taille maximale de 8 cm pour le mâle et 10 cm pour la femelle.
Une fois la maturité sexuelle atteinte (vers l'âge de 3 ans), la papille génitale du mâle pointe vers la queue et est plus apparente et rigide que celle de la femelle qui pointe vers le ventre. Cette papille génitale est cachée dans un repli cutané entre les nageoires pelviennes. On peut la voir en tenant le poisson en main (Attention à ne pas se piquer à la dorsale!) et en tirant doucement la queue vers l'arrière pour qu'il s'arche.
L'espèce s'est reproduite en aquarium à quelques reprises, de façon " accidentelle " ...
Ils auraient pondu dans des grottes. Les œufs jaunâtres et adhésifs ont un diamètre de 1 ou 2 mm. L'incubation dure sept à huit jours et les larves résorbent leur vésicule vitelline en quatre jours. Les petits nagent normalement jusque vers la dixième semaine. Ils commencent alors à nager sur le dos et leur coloration apparaît. Leur croissance serait très lente. Un trop court rapport publié dans North American Catfish Society Vol. 1 No. 1 Jan. 1996, rapporte que : les poissons avaient été placés dans une chaudière de 5 gallons remplie de pots à plantes et de tuyaux de PVC. La chaudière avait été oubliée à l'extérieur pendant 2 jours (en été monsieur le président...).
Une fois rentrée à l'intérieur, il y avait 50 œufs dans un tuyau de PVC. Les poissons ont été réinstallés dans un bac rempli de tuyaux et pots à fleurs. Après quelques mois, le bac a été démonté et on y a trouvé 7 jeunes nigriventris. Le pH était de 6.8 et la température variait de 24 à 27°. Les S. nigriventris partageaient le bac avec des Botia macracantha et quelques Synodontis sp. La diète consistait d'artémias et de vers de sang congelés, ainsi que de ProGreen, une préparation commerciale de verdure, moules et crevettes.
Plusieurs espèces de Synodontis sont maintenant reproduites commercialement en captivité, la ponte est provoquée à l'aide d'injections d'hormones et des croisements sont ainsi faits. On doit donc s'attendre à trouver des hybrides sur le marché.



Limnophila

Le Monde Aquatique, août/septembre 2002, vol-32, p. 16.
Par ; Guy Hamel,
Membre de l'Association Rég. des Aquariophiles de Québec.


Appelée aussi Ambulia, cette plante ressemble un peu à la Cabomba.
Famille Scrophulariaceae
On trouve ces espèces en Inde; Ceylan, Pakistan, Japon, Java. Les feuilles sont vert pâle, brillantes et très finement divisées en verticilles.
Trois espèces sont cultivées en aquarium.
Limnophila sessiliflora, de 6 à 13 verticilles de 2 à 3 cm de long.
Limnophila aquatica, a de 18 à 22 verticilles de 5 à 6 cm de long.
Limnophila indica,a de 6 à 12 verticilles de 2 à 4 cm de long.
Elle apprécie une eau assez douce, mais supporte une eau plus dure. Un apport ,égulier d'engrais contenant du fer est nécessaire à son maintien.
Demande un éclairage assez intense.
La température peut descendre sous les 20°C, mais apprécie des températures de 25°C et plus à 28°C.
Reproduction par bouturage. Ce sont des plantes à croissance rapide qui se propagent très vite en culture flottante.
Les pointes des verticilles sont tendres et les poissons s'en régalent.
Limnophila indica serait vénéneuse, quand on brise la tige, elle dégagerait une toxine à odeur de térébenthine.



Changement de sexe et cannibalisme chez les vivipares?

Le Monde Aquatique, août/septembre 2002, vol-32, p. 14.
Par ; Alain Grioche,
Le Vivipare, no. 4 1997.
Association France Vivipare.


Quelques croyances sont profondément ancrées dans la culture aquariophile et surtout vivipariophile. Ces croyances sont l'exemple même des transmissions par " on dit ", jamais observées mais toujours acceptées.
La première de ces croyances concerne le changement de sexe. Tout le monde a entendu dire par d'autres aquariophiles, et même a pu lire dans certains ouvrages que de grosses femelles Xiphos se transformaient souvent en mâle, et ceci après avoir déjà donné de belles portées... Eh bien c'est faux!
De parole de scientifiques (Meffe et Snelson, 1989), après de nombreuses expérimentations par différents laboratoires et sur différentes souches de poissons vivipares, la transformation d'un vivipare femelle en vivipare mâle n'a jamais pu être mis en évidence. Si l'adjonction d'hormones mâles à fortes doses dans l'eau d'élevage, ou encore la présence de polluants dans certains cours d'eau peuvent entraîner un phénomène de masculinisation d'un poisson femelle, aucune réversion sexuelle n'a été trouvée. Ceci signifie que sous certaines conditions, relativement non naturelles, il est possible de déclencher la sécrétion d'hormones mâles chez un vivipare femelle. Cette sécrétion correspond à un dérèglement hormonal et entraînera l'apparition de caractères mâles chez la femelle. Une femelle guppy ainsi traitée exprimera les gènes de couleurs restés jusqu'alors muets, sa nageoire anale se transformera en une sorte de gonopode, mais aucun testicule fonctionnel ne se développera, ce poisson sera définitivement stérile. On ne peut donc parler que de masculinisation et non de réversion sexuelle.
Mais comme tout mensonge comporte une part de vérité, cherchons l'origine de cette croyance concernant le changement de sexe des femelles Xiphos.
Chez Xiphophorus helleri, il existe deux types de mâles :
Les premiers sont les mâles qui acquièrent leurs caractères sexuels aux environs de 6 mois, il s'agit de mâles précoces qui ne font qu'environ la moitié de la taille des femelles.
Les seconds sont les mâles tardifs, ils n'acquièrent leurs caractères sexuels qu'après un an, voire plus. Leur taille adulte peut être supérieure ou égale à celle des femelles.
Ces deux catégories de mâles sont donc différenciées par leur précocité mais aussi par leur taille. Il apparaît que les mâles tardifs ont une croissance plus longue que les mâles précoces. Tout au long de cette croissance, aucun caractère ne permet de différencier les mâles des femelles. Pour l'observateur, il semble donc qu'un de ses gros Xiphos, qu'il avait toujours pris pour une femelle, s'est transformée en mâle… L'origine de cette vieille croyance viendrait donc de là.
Décidément, ces vivipares sont passionnants et imaginez donc que chez d'autres espèces telles que les Xiphophorus nigrensis, il existe cinq types de mâles.
La deuxième croyance dont je parlerai concerne le cannibalisme. On dirait que les parents mal nourris attaquent leurs alevins. Je dirai que ceci n'est pas tout à fait vrai.
Il semblerait que le cannibalisme, chez les poissons, soit contrôlé génétiquement. La nutrition ne joue qu'un faible rôle dans ce comportement qui peut être comparé à une sorte de réflexe, certaines espèces possèdent ce réflexe d'attaquer leurs jeunes, d'autres non. Ainsi, certaines espèces sont cannibales et d'autres ne le sont pas. Parmi les espèces les plus pacifiques, je pourrais citer les Phallichthys (cyprinodontidé ovovivipare comme les guppies) ou les Poeciliopsis (minuscule ovovivipare originaire du Costa Rica) qui sont des exemples de tolérance quelle que soit la taille des jeunes mis en présence. Parmi les espèces les plus cannibales, on trouvera les Alfaro (Costa Rica, Nicaragua, Panama, Cuba) et les Priapella (espèce sensible, craintive et peu prolifique du Mexique), mais ce ne sont que deux exemples dans une liste qui pourrait être longue.
Il est vrai qu'un poisson bien nourri exprimera moins cette tendance au cannibalisme mais, vous avez déjà dû vous en rendre compte, la prudence devra toujours être de mise. Alors, que faire? Premièrement, des poissons et surtout des vivipares doivent toujours être parfaitement nourris, et pas seulement au moment de la ponte.
Deuxièmement, le bac de ponte et le bac communautaire doivent être suffisamment plantés pour permettre aux alevins de se cacher. Une remarque à ce sujet : observez la naissance de vos alevins, vous verrez que dans 99% des cas, ils montent en surface pour se cacher, c'est ce qui les obnubile après la naissance. Ils ne pensent pas à regarder où se trouvent les cachettes, mais ils pensent uniquement à rejoindre la surface. C'est donc là que doit se trouver la végétation et non pas au fond de l'aquarium. En général, après un jour ou deux, l'alevin a compris d'où venait le danger et il n'y a plus de soucis à se faire pour lui.
Enfin, comme le déterminisme du cannibalisme semble génétique, il est probable qu'une sélection conscien-cieuse permette d'éradiquer ce fléau d'une souche de guppies. Voilà encore un critère à prendre en compte lors du choix de vos géniteurs.

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