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SUPER ENCAN 2005

Site du mois

Pseudomugil furcatus

Le Monde Aquatique
Mai 2005 - vol 35


SUPER ENCAN de l’ARAQ

Le Monde Aquatique, Mai 2005, vol-35, p. XX.
Par ; Louise Bouchard et Claude Verreault,
Membre de l'Association Rég. des Aquariophiles de Québec.


– Un évènement à souligner

Comme à chaque année, le printemps ramène cet événement que nous attendons tous avec impatience, le SUPER ENCAN. Cette année, il était particulièrement important parce que jumelé avec la première édition de la Convention aquariophile du Québec qui a rassemblé plusieurs conférenciers de renom qui ont su, semble-t-il, intéresser leur auditoire et communiquer leur passion pour le sujet dont ils entretenaient leurs auditeurs.
Revenons au SUPER ENCAN. Cette journée regorge de fébrilité et on peut admirer tous les rouages de cette grosse machine qui est si bien rodée qu’au-delà de 700 lots sont encantés en moins de 5 heures avec une efficacité surprenante et déconcertante.
Nous voulons signaler plus particulièrement le travail de ces encanteurs qui, par leur brio, font que chacun des participants, vendeurs et acheteurs, y trouvent leur compte.
Parlons un peu de Charles Verge. Un vaillant organisateur qui encante avec justesse et, disons-le, avec grand sérieux. Qui n’a pas surpris Charles fusiller certains acheteurs du regard parce que ceux-ci ne tiennent pas le prix déclaré par l’encanteur et l’obligent à redescendre son prix ? Mais notre ami Charles est très habile. On l’a aussi vu, lorsqu’il se fait jouer ce genre de tour, baisser d’un dollar la mise et, alors que les mains se lèvent à nouveau, attribuer le lot au prix d’origine plus élevé. On ne montre pas à un vieux singe à faire des grimaces et Charles a plus d’un tour dans son sac.
Au tour de Daniel Lefebvre. Lui aussi est très habile et il nous semble qu’il encante des lots comme un poisson dans l’eau… On dirait qu’il a fait ça toute sa vie. Il se permet même parfois de dérider l’atmosphère avec quelques drôleries improvisées. Ainsi, on a pu entendre des expressions comme «petits poissons très cute» ou encore «cette plante est très hot». Qu’est-ce qu’un encanteur ne ferait pas pour tirer le meilleur prix d’un lot ? On a aussi vu Daniel rectifier le nom d’un lot qui était erroné comme quoi, il est à son affaire. Et que dire de la magnifique chorégraphie pour vendre un dessus d’aquarium ? Celle-ci restera gravée dans nos mémoires. Un pince-sans-rire ce Daniel...
Parlons un peu de Nicolas maintenant. Sa façon d’apporter des commentaires sur les lots, de donner des informations pour éclairer les acheteurs est bien à lui. Avec son air intello, il s’acquitte de sa tâche avec un naturel désarmant. Et ça a l’air de lui faire bien plaisir lorsqu’il nous annonce un poisson mis à l’encan et qu’il ajoute l’information donnée par le vendeur, à savoir que le poisson est veuf… Super «Nic-rologue» !
Enfin, Alcide. Il sait prêter main forte lorsque nécessaire et il a su le faire avec efficacité lors du SUPER ENCAN. Ce n’est pas tout le monde qui peut s’aventurer pour encanter. Encore faut-il déchiffrer les noms sur les étiquettes ce qui n’est pas une mince affaire parfois. Bravo Alcide.
Nous désirions rendre hommage à ces personnages que sont les encanteurs qui nous ont donné, encore cette année, une magnifique prestation et ont su, avec tous les autres organisateurs, faire de cet encan un grand succès.

UN GROS BRAVO À TOUS !



Site du mois

Le Monde Aquatique, Mai 2005, vol-35, p. XX.
Par ; Dany Sanscartier,
Membre de l'Association Rég. des Aquariophiles de Québec.


http://ivanov.cekool.com/

Auteur : Véronique Ivanov
Type de site : Personnel, l’auteur consacre son site à l’aquariophilie en général.
Langue : français

Ce qui m’a tout d’abord attiré vers ce site, c’est l’explication des divers biotopes américains. C’est le site le plus complet à ce sujet que j’ai trouvé. Il y a des descriptions des plus détaillées pour les biotopes suivants : Biotope amazonien, le biotope pour les grands cichlidés d’Amérique centrale, le biotope pour les ovovivipares, le biotope pour les vrais vivipares. Il y a deux autres biotopes décrits, celui des killies de l’Ouest de l’Afrique et celui d’Asie du Sud-Est (gouramis, barbus). Pour chaque biotope il y a les espèces de poissons présents, les plantes, les paramètres d’eau à respecter et quelques trucs pour les réaliser. Il y aussi plusieurs belles photos de chaque environnement énuméré ci-haut.

Le site renferme plusieurs fiches techniques sur autant d’espèces de poissons. L’auteur ne se contente pas d’énumérer quelques paramètres d’eau avec une photo pour chaque espèces, mais elle prend le temps de décrire l’espèce sur plusieurs pages incluant la description (famille, taille etc..), la maintenance, la reproduction, l’alimentation, la taille du bac ainsi que son entretien. Chaque fiche contient plusieurs images de l’espèce en question.

Dans les autres sections du site, on y retrouve une section destinée uniquement aux algues. Pour chaque type d’algue il y a une description (incluant la cause du problème), des photos et quelques moyens pour les enrayer. Il y a aussi une section concernant les nourritures vivantes avec des moyens pour les produire ou les récolter. On retrouve aussi dans ce site quelques fiches techniques sur les plantes avec quelques bricolages d’un système d’injection de CO2.

En conclusion j’ai été très impressionné tant par la quantité que par la qualité des informations fournies sur ce site. Je recommande ce site autant pour les débutants que pour les plus expérimentés. Il y en a pour plusieurs heures de lecture. C’est à vous de découvrir le reste...



Pseudomugil furcatus

Le Monde Aquatique, Mai 2005, vol-35, p. XX.
Par ; Sylvain Desaulniers,
Membre de l'Association Rég. des Aquariophiles de Québec.


Description : Le Pseudomugil furcatus est un petit représentant de l’ordre des Atheriniformes dans la famille des Pseudomugilidae. Il atteint à l’âge adulte une taille maximale de 5,5cm bien que les miens ne soient qu’à 4,5cm. Le corps est argenté et la gorge est jaune avec du rouge qui provient des branchies visibles au travers de la peau. Les nageoires pectorales sont relevées au-dessus de la tête et elles ressemblent à des rames avec leur extrémité jaune vif. Quant à la nageoire caudale, elle est jaune avec des lignes noires en haut et en bas qui lui ont valu son nom (furcatus = fourchu). Les nageoires dorsale et anale sont bordées de jaune.

En nature, les P. furcatus sont retrouvés en Nouvelle-Guinée dans des petits ruisseaux clairs dont la température est de 24 à 27°C et le pH de 7,0 à 8,0. En aquarium, ils peuvent s’adapter à toutes sortes de conditions de dureté et de pH à condition d’éviter les extrêmes. Je les ai trouvés contre toute attente dans une petite animalerie à un prix plus qu’abordable. Après des mois à lire le Mergus et les sites web, j’en avais enfin devant les yeux ! Pas question de laisser passer ma chance. Je suis donc retourné chez moi avec 2 mâles et 4 femelles.

Acclimatation : À leur arrivée, les poissons ont été placés dans un bac de 15 gallons avec des tétras et un ramirez mâle (Microgeophagus ramirezi). L’eau avait une température de 25°C et un pH de 7,0. Puisque l’eau du robinet est à pH 7,6, je fais vieillir l’eau dans une chaudière avec des feuilles de chêne pour abaisser le pH à 7,0 (c’est stable même après plusieurs jours). J’ajoute aussi dans mon filtreur Aquaclear 200 de la tourbe en granules vendue en animalerie.

Les femelles sont malheureusement toutes mortes après avoir passé un certain temps à onduler dans un coin sans manger. C’était dans une période où j’avais une infestation de cyanobactéries et où je nettoyais fréquemment le gravier en sortant à chaque fois des chaudières d’eau noire de détritus accumulés entre les roches. Le stress du changement ou du harcèlement des mâles pourrait être la cause de la mortalité à moins que ce ne soit des parasites portés par les blackworms que je leur avais donné. Le deuxième arrivage de 3 femelles a bien tenu le coup. Elles sont toujours actives et ne dérangent pas les autres poissons. Les séances d’intimidation entre mâles sont particulièrement impressionnantes. Ils se placent alors côte à côte, la tête légèrement penchée en avant, et déploient leurs nageoires jaunes avant de se poursuivre dans tout le bac. Les autres occupants du bac sont ignorés. Il ne faut pas par contre mettre ces poissons avec des compagnons trop timides, car aux repas ils n’attendent pas que tout le monde se soit servi pour en redemander ! Nourriture : Ils mangent avidement tout ce qui tombe dans le bac : flocons de base, flocons de spiruline, artémias et vers de sang congelés ou toute nourriture vivante. Ils ne sont pas gênés par les tétras et se jettent dans la mêlée générale sans retenue. Les parents ont été conditionnés avec des blackworms vivants avant que je ne tente la reproduction. Reproduction : Les P. furcatus pondent dans une moppe flottante qui se rend au ¾ de la hauteur du bac. Une moppe est faite de fibres de laine d’acrylique (phantex) qu’on enroule autour d’un livre. On coupe alors la bobine et on attache les brins à un morceau de polystyrène (styrofoam). Oubliez les bouchons le liège qui finissent par s’imbiber et couler au fond. Le mâle dominant garde la moppe et repousse tous les autres poissons. L’autre mâle se fait alors pourchasser sans que je n’aie remarqué de blessures ou de dommages aux nageoires. Les femelles viennent alors inspecter la moppe. Elles arrivent souvent par le fond et remontent dans les fibres. Le mâle la rejoint et les deux frayent au centre de la moppe. À les regarder de loin, on a l’impression d’être en présence d’un nid de guêpes, tellement l’activité est frénétique. De bien jolies guêpes inoffensives. Les œufs sont déposés surtout dans le bas de la moppe en après-midi, contrairement aux plus grosses athérines du genre Melanotaenia, dont Melanotaenia praecox, qui préfèrent l’aube pour pondre. Les œufs sont fermes, adhésifs et plutôt gros pour une athérine (1,5 mm). Ils sont accrochés à la moppe par un mince fil collant. En fin de journée, j’inspecte la moppe pour retirer les œufs et les placer dans un contenant d’eau avant de replacer la moppe avec les géniteurs. Un pot de caramel (300ml) suffit amplement. Je retire de 3 à 11 œufs par jour de mon aquarium comprenant 3 femelles. Il pourrait aussi être possible de simplement transférer la moppe dans un bac et attendre l’éclosion. Par contre, je n’ai jamais essayé cette technique et j’aurais des doutes (peut-être non fondés) sur la transmission de moisissures (fungus) d’un œuf à un autre. Une dernière méthode dont j’ai eu connaissance consiste à transférer les adultes bien conditionnés dans un bac de 5 gallons emplis de mousse de Java pendant une semaine pour les retirer par la suite. L’éclosion des œufs se produit dans la même eau qui a été utilisée pour la ponte. Mon manque d’espace et de bacs libres m’a forcé à mettre de côté cette option pour l’instant. Peu importe la technique choisie, il ne faut pas laisser les parents avec les œufs si on veut avoir une chance de voir des petits un jour étant donné l’appétit vorace des adultes.

Élevage des alevins : L’incubation des œufs se déroule de la même manière que pour les killies. On les laisse à la température de la pièce jusqu’à ce qu’ils éclosent, ce qui peut prendre de 10 à 15 jours à 24°C. J’ajoute habituellement du bleu de méthylène à l’eau (1-2 gouttes de solution 1%). Après ce temps, on peut voir (ou imaginer, pour ceux qui auraient besoin de lunettes…) de minuscules alevins effilés de 3mm qui nagent à la surface. Je les transfère avec une pipette (compte-gouttes en plastique) dont le bout a été coupé. Au début, ils nagent avec la tête par en haut mais finissent par se mettre à l’horizontale après quelques jours. Leur première maison est une 2 gallons à 23°C avec de la mousse de Java et un bulleur mais pas de filtreur. D’importants changements d’eau de 50 à 75% sont effectués 3 fois par semaine. Cela peut sembler beaucoup, mais depuis que je le fais, je suis capable de garder 4 fois plus d’alevins dans le même volume et ils grandissent vraiment plus vite.

Les petits P. furcatus ont commencé par partager le bac avec une quinzaine d’Aphyosemion celiae winifridae qui sont nés dans la même période. Je les ai nourris avec de la nourriture en poudre pour alevins Golden Pearl et Micron Sera. Après une semaine, ils mangent des walter’s worms (mini-microvers) et des vers de vinaigre. Petite parenthèse pour dire que les vers de vinaigre sont idéaux pour quelqu’un qui a peu d’alevins à nourrir et peu de temps à mettre sur l’entretien de nourriture. Ils se maintiennent dans une bouteille de liqueur de 600ml et on peut les oublier dans l’armoire des semaines de temps sans problèmes. Je vous en reparlerai dans un futur article.

Au bout de 2 semaines j’ai transféré les alevins dans un 2e aquarium plus spacieux de 3,5 gallons fait maison équipée d’un filtre mousse. À la 4e semaine, ils étaient à l’étroit et je les ai placés dans un bac de 5 gallons. À ce moment, leur nourriture principale était constituée des flocons émiettés. En un peu moins de 2 mois, ils ont atteint une taille d’environ 8mm et ils ont le corps jaune et les traits noirs sur la nageoire caudale commencent à être visibles.

Conclusion : Pour tous ceux qui veulent se familiariser avec la famille des athérines mais qui n’ont pas l’espace pour héberger les grandes espèces (ex : Melanotaenia boesemani), les Pseudomugil furcatus sont idéaux. Ce sont de petits poissons toujours en mouvement qui peuvent mettre en confiance des compagnons plus gênés ou être utilisés pour «divertir» des cichlidés nains pendant une reproduction. Ils n’ont pas de besoins particuliers concernant les conditions d’eau ou de nourriture. Leur vivacité et leurs couleurs sauront gagner les cœurs des aquariophiles comme celui de la parenté en visite.

Références :
Site Rainbowfish online de Adrian R. Tappin (en anglais) : http://members.optushome.com.au/chelmon/Contents.htm

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