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Le Mot du président Section des Éleveurs Aquariophile du mois Petites Annonces Articles: Aquarium du Québec : recréer un milieu naturel Un peu de coeur pour les poissons s.v.p. Rivulus cylindraceus Trematocranus walteri |
Le Monde Aquatique Mai 2004 - vol 34 Aquarium du Québec : recréer un milieu naturel Le Monde Aquatique, Mai 2004, vol-34, p. 12. Par ; Ginette Marceau, Reporter Réalisateur : Jean-François Michaud, 2 février 2003. Quand parents et enfants viennent à l'aquarium pour observer et toucher les spécimens, personne ne se doute que la clé du succès réside dans la qualité de l'eau. L'adaptation à un nouveau milieu L'eau dans laquelle baigne les poissons contient une foule d'éléments microscopiques. Un dérèglement, aussi minime soit-il, peut entraîner certaines conséquences. Afin de bien intégrer les poissons au nouveau Parc Aquarium du Québec, les chercheurs avaient un défi de taille: recréer leur milieu naturel. «Dans le milieu naturel, le poisson va fuir et va aller chercher la température idéale. Nous, on essaie de ne pas leur donner une différence de température de plus de un degré à l'heure.» Carole Carrier, directrice de la collection animale, Parc Aquarium du Québec Carole Carrier supervise la reconstitution de l'eau à l'aquarium. Avant de remplir les bassins de présentation, l'eau passe par une série d'étapes. Plusieurs types d'eau «Au départ, c'est de l'eau d'aqueduc ou de l'eau potable qu'on utilise. On s'assure que le chlore ne soit pas dangereux pour nos poissons. Sinon, on l'extrait de l'eau.» Carole Carrier Une fois l'opération complétée, l'eau repose dans des réservoirs. Vient ensuite la fabrication de trois types d'eau: l'eau douce, où nagent la perchaude et le brochet; l'eau salée, où se retrouvent les ours polaires et les phoques; l'eau de mer, notamment pour les morues et les pieuvres. «Comme les quantités produites sont importantes, les équipements sont imposants. Pour l'eau douce, c'est de l'eau d'aqueduc à laquelle on fait subir quelques traitements. C'est plus compliqué pour l'eau salée et l'eau de mer, puisqu'il faut mélanger des ingrédients.» Carole Carrier L'eau de mer Il faut beaucoup d'eau de mer pour remplir un bassin de 350 000 litres, un des attraits majeurs du nouvel aquarium. Le grand océan, comme on le surnomme, contient les espèces qui vivent dans le pacifique. L'eau de mer est non seulement dispendieuse à produire (quatre à six cents le litre), mais elle prend trois jours à fabriquer, ce qui est assez long. «On ne fait pas de traitement d'eau potable ou d'épuration d'eau usée. On ne fait pas de l'eau de piscine et ce n'est pas de la pisciculture. En pisciculture, l'esthétique ou la clarté de l'eau ne les préoccupe pas tellement. Ici, on cherche à avoir une eau qui est très claire.» Yves Dion, directeur BPR Groupe-conseil Les bactéries... Avant de mettre des poissons dans les bassins, il faut procéder à la culture des bactéries. Celles-ci se retrouvent en milieu naturel et purifient l'eau. Pour recréer ce milieu, Cécile Auclair, technicienne aquariste, ajoute des rondelles de plastique sur lesquelles s'agglutinent les micro-organismes. «Les bactéries vont aller se fixer sur ces petits médias qui sont dans les bio-éracteurs. Elles pourront se développer, se multiplier et purifier l'eau.» Cécile Auclair C'est au laboratoire régional des sciences aquatiques que se fait la culture des bactéries. Ces micro-organismes sont nourris avec des produits chimiques. Les poissons produisent des déchets qui contiennent de l'ammoniaque. Une première bactérie, le nitrosomonas, transforme l'ammoniaque en nitrite, qui est transformé à son tour en nitrate par une autre bactérie: le nitrobacter. En milieu naturel, les végétaux absorbent les nitrates. Ici, à l'aquarium, les nitrates sont éliminés par la filtration. Chaud ou froid... Un système de refroidissement et de réchauffement très sophistiqué a aussi été mis en place pour chacun des bassins. «Afin d'éviter que la température de l'eau des bassins soit trop élevée, on a recours à un refroidissement d'eau pour la maintenir à une température de 14 degrés celsius durant la période estivale.» Christine Sauvageau, ingénieure, BPR Groupe-conseil «L'hiver, c'est l'inverse. On récupère la chaleur générée par des équipements existants à l'aquarium et on s'en sert pour chauffer l'eau des bassins afin d'éviter qu'il se forme une couche de glace sur les bassins.» Christine Sauvageau. HYPERLIENS Le nouveau Parc Aquarium du Québec Un peu de coeur pour les poissons s.v.p. Le Monde Aquatique, Mai 2004, vol-34, p. 6. Par ; Michel Roy, Membre de l'Association Rég. des Aquariophiles de Québec. Récemment, j'ai demandé à Guy Hamel s'il était possible d'obtenir ces fameuses recettes de congelé au cœur de bœuf et autres, ce qu'il me trouva sans trop de problèmes, en me signalant que ces recettes étaient tirées du guide des membres de la SAM. Je m'attarderai davantage ici à la synthèse de la recette de cœur de bœuf de Julien Poupard, le pâté Myron Gordon par Wilfred Prévost et le pâté de l'aquarium par M. Albert Elliot ainsi que de leurs variantes soit végétariennes ou autre. Le tout expérimenté par moi-même. D'abord, le cœur de bœuf n'a pas été facile à trouver, n'allez pas au Provigo, IGA, Maxi ou Super C pour en avoir, vous frapperez un nœud. Seul, le petit boucher du coin en a et c'est la période actuellement où on en vend le plus, car, mis à part nous qui l'utiliserons pour nos poissons d'aquarium, les pêcheurs également en prennent comme appât, c'est donc dire que les poissons en raffolent vraiment. Le cœur varie habituellement de 3 à 4 livres. Pour ce qui est des autres ingrédients à trouver, je n'ai pas eu de problème sauf peut-être si vous désirez varier le menu avec des compléments alimentaires vitaminiques ou autres. Justement, Distribution Aqua-fauna a obtenu depuis peu un supplément alimentaire vitaminique liquide pour poissons qui pourrait aisément s'additionner à la recette, tel que moulée à truite ou flocons de verre de terre. Pour faciliter la reproduction, qui sait? Je dois également vous avouer que le tout m'a demandé une demi-journée de mon temps. Si vous avez la disponibilité pour le faire, alors lancez-vous, il ne va pas sans dire que ce sera un job salissant et que l'odeur peut être désagréable pour les autres occupants de la maison quoique je ne me suis senti aucunement importuné par cela personnellement. Toujours est-il que pour le cœur vous devrez enlever le gras, les tendons (nerfs) et les vaisseaux sanguins du cœur ainsi que les tissus conjonctifs, puis couper en lanière de 1 pouce. Cela paraît simple lorsqu'il est lu d'un trait, mais je vous dis " attachez votre casque avec de la broche " ce ne sera pas chose facile. En fait, ce sera le plus désagréable à faire, mais ne vous découragez pas. Vous devrez ensuite le passer dans le moulin à viande et si vous avez négligé comme moi de tout enlever, tout prendra dans un pain à la sortie du moulin et rien n'en ressortira. Attention si vous utilisez le robot culinaire, il a surchauffé et ce n'est pas parce que j'en avais un de mauvaise qualité. J'ai même essayé le blender, sans résultat, il a surchauffé lui aussi, alors attention à vos appareils. Vous le passez cru, je vous le rappelle. Voilà, une fois que vous aurez terminé de hacher le cœur de bœuf, vous poursuivrez toujours avec les abats et le foie de bœuf. Alors, jusqu'ici pensez non pas seulement qu'il vous faudra de la disponibilité et une dose de patience, mais également une certaine habileté dans le dépeçage des abats. Ensuite, il est suggéré ½ livre de foie de bœuf passé également au hachoir, ainsi qu'une livre d'éperlans congelés. Personnellement, je n'en ai pas trouvé mais j'ai déniché de belles sardines congelées beaucoup plus grosses qu'en conserve naturellement, ainsi que du maquereau congelé. J'en ai mis au total 2 livres plutôt qu'une. J'ai coupé la tête et la queue puis passé le reste au hachoir. Je les ai trouvés chez Maxi et Cie. Une fois la tête et la queue enlevées, j'ai dû me rapprocher tout de même de la quantité suggérée. La créativité au point où j'en suis ne me déplaît pas du tout, j'essaie des choses sachant bien qu'il n'y aura pas de conséquences dommageables. Quelques-uns recommandent quelques onces de nourriture en flocons ou moulée à truite, à vous de voir, pratiquez tout comme moi dès maintenant vos qualités d'art culinaire pour poissons. Personnellement, j'ai mis de la moulée à truite réduite en poudre. En végétal, il est suggéré que les épinards soient bouillis à peine 3 minutes, puis hachés finement. D'autres variantes sont proposées dont le zucchini. Moi, j'ai mis un paquet d'épinards et du zucchini dans la recette. Tous mes poissons en raffolent. Puis, il faut dissoudre 2 paquets de gélatine Knoxx sans saveur dans 4 onces d'eau bouillante et ½ cuil. à soupe de paprika. Mélangez le tout et si ce tout devient trop pâteux ajouter l'eau des épinards ou des zucchinis. Déposer la préparation dans des sacs de plastique Ziploc à 1 ou 2 cm d'épaisseur et mettre au congélateur. Autre variante suggérée par Wilfred Prévost : ½ once de plancton séché à froid ou germe de blé, 1 cuil. à soupe de sel, 3 enveloppes de gélatine plutôt que 2, spiruline en poudre, colorant alimentaire rouge, 4 à 5 capsules de multivitamines, 3 à 4 capsules de béta-carotène réduits en poudre, 3 capsules de vitamines B-12, calcium, magnésium, réduits également en poudre. Wilfred Prévost ajoute 1 tasse de pablum et 4 onces de germe de blé sans cœur de bœuf dans sa recette végé. Claude Gagnon, lui, a fait son pâté végétarien à partir d'épinard, d'éperlans, de zucchinis, de nourriture en flocons, de gélatine et de vitamines. Tout de même bien adapté, je constate, pour les pléco, Silverdollar, etc. Vous pouvez varier de menu selon le type de poissons que vous avez. Toujours est-il que M. Albert Elliot, lui, s'est servi de 4 harengs sans tête ni queue, coupés sur la largeur, de comprimés de Dayalets, de 2 tasses de crevettes entières, d'une poignée de persil, d'une poignée de laitue, voilà en quoi cette recette se démarque des autres. Personnellement, j'ai retenu pour ma recette la coloration rouge que j'ai jugé intéressante ainsi que les multivitamines et spiruline. J'ai ensuite congelé le tout et en ai donné à mes poissons. Imaginez, certains attaquaient les autres pour ne pas qu'ils approchent de ce festin inattendu et particulièrement plus alléchant que la nourriture sèche. Quoi qu'il en soit, je ne leur en donnerai qu'une fois par semaine et le lendemain, c'est-à-dire une fois par semaine, je les ferai jeûner comme à l'habitude. Il me semble que plus d'une fois par semaine entraînerait un risque pour la qualité de l'eau…commentaire personnel, bien entendu. Ainsi, comme tout adulte majeur et vacciné, vous prenez ce qui fait votre affaire et vous laissez de côté ce qui ne vous convient pas ! Bonne chance! Rivulus cylindraceus Le Monde Aquatique, Mai 2004, vol-34, p. 14. Par ; Michel Bédard, le monde aquatique, septembre 1979 Membre de l'Association Rég. des Aquariophiles de Québec. Ce killie endémique de Cuba, où il vit dans des torrents, est un des plus beaux Rivulus. C'est dans un aquarium planté qu'il prend toutes ses couleurs. Contrairement à d'autres qui sont toujours cachés, on peut toujours le voir. Et cette absence de timidité ne s'accompagne pas d'agressivité envers les hôtes du bac communautaire. Il est connu depuis longtemps bien qu'il soit rarement disponible. Mâle et femelle atteignent une taille de 5 à 6 cm, la femelle peut cependant donner l'impression d'être un peu plus forte. Durant le frai, les couleurs du mâle s'accentuent. La femelle, plus terne, se distingue, même au plus jeune âge, par l'ocelle cerclée de blanc de son pédoncule caudal. Un aquarium bien couvert de 50X30X30cm convient parfaitement à ces excellents sauteurs. La hauteur du bac a peu d'importance car il nage, toujours, soit au milieu soit près du fond. Il est facile à garder en aquarium seul ou avec d'autres killies, et il n'a pas d'exigences particulières, même pour la qualité d'eau. Au moment de la reproduction, le mâle parade sans cesse devant la femelle et présente ses plus belles couleurs. Si on les sépare pendant un certain temps avant de les réunir dans le bac de ponte, le mâle courtise la femelle avec beaucoup plus d'ardeur. Ces poissons pondent sur les plantes et sur le fond de sable. Ils préfèrent pondre dans les endroits sombres comme plusieurs espèces. Chaque accouplement a lieu à un endroit différent sauf si l'aménagement du bac ne le permet pas. Un couple qui a été séparé un certain temps, pourra déposer le jour même de sa réunion, jusqu'à 80 œufs. Quand elle est vidée de ses œufs, la femelle cherche à se soustraire aux ardeurs du mâle... Les œufs ont un diamètre de o.6mm ; ils sont transparents et il est facile d'y suivre le développement de l'embryon. Après l'éclosion, au bout de 12 à 14 jours, on les nourrit d'infusoires. À leur quatrième journée, les alevins avalent des nauplies d'artémias, Axelrod affirme qu'ils peuvent recevoir des artémias dès la naissance. À quatre semaines, ils avalent des vers de Grindal. Si on les nourrit à satiété et qu'on procède à de fréquents changements d'eau partiels, les petits deviennent mature au bout de six mois. Comme la plupart des killies, ils acceptent les nourritures sèches lorsqu'ils sont affamés. Leurs œufs sont sensibles au fungus. Trematocranus walteri Le Monde Aquatique, Mai 2004, vol-34, p. 16. Par ; Yvon Carrier, Le Monde Aquatique, avril 1988 Membre de l'Association Rég. des Aquariophiles de Québec. C'est un poisson qui ressemble au Aulonocara nyassae (peacock). Son corps est jaune avec des nageoires de couleur bleues et blanches, dont la queue et la dorsale se terminent en pointe. La nageoire anale est noire et jaune avec des pointes. Dans un aquarium communautaire de quatre pieds, un mâle et trois femelles se portent à merveille. Le mâle a pris le contrôle du quart de l'aquarium et il fait de courtes visites dans l'autre partie entraînant une femelle avec lui de temps à autre. Il fait sa cour devant la femelle en tremblotant de tout son corps, tout en déployant ses nageoires au maximum et en affichant ses plus belles couleurs. Lorsque la femelle est prête, la ponte se déroule de même façon qu'avec les autres poissons à incubation buccale, soit en " T " au dessus d'une pierre ou d'un nid dans le gravier. La ponte donne de 25 à 30 œufs. L'agressivité de ce poisson se compare à celle de l'Aulonocara nyassae , de l'Haplochromis moori ou de l'Haplochromis similis. Il y a de bonnes poursuites, quelques prises de bec mais jamais de mort ou même de blessures. Plus il y a d'espèces dans le bac, plus la tolérance est grande mais un bon agencement d'individus est essentiel pour éviter le stress qui est le pire ennemi des poissons. Le décor est composé d'une souche, de pierres volcaniques, de coeurs de coraux et de pierres plates. Le sol est fait d'un mélange de calcite, de dolomite, de gravier naturel, et de corail et coquilles concassées ; ce qui constitue un bon tampon pour garder un pH élevé (8°). Trois jours après la ponte, je transfère habituellement la femelle dans un autre bac où elle sera seule pour couver ses œufs en toute quiétude. L'incubation dure environ 15 à 20 jours à une température de 26°C. Lorsque les petits sortent finalement de l'abri de la gueule de leur mère, je la retire par précaution mais ce n'est pas toujours vraiment nécessaire. Un amateur de poissons africains. |
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