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Association Régionale des
AQUARIOPHILES
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De choses et d'autres

Ah les débuts !

Sauvé des eaux

Epalzeorhynchus bicolor

Haplochromis electra
Le Monde Aquatique
Mai 2002 - vol 31


De choses et d'autres

Le Monde Aquatique, mai 2002, vol-31, p. 7.
Par ; Claude Verreault et Louise Bouchard,
Membre de l'Association Rég. des Aquariophiles de Québec.


On apprend souvent par essai erreur en aquariophilie. On fait aussi souvent des découvertes qu'on ne soupçonnait pas.
Ainsi, l'autre jour, j'avais observé mes Corydoras sterbai en train de pondre et j'ai constaté qu'ils avaient de la difficulté à trouver un endroit convenable pour y coller leurs oufs. Ils semblaient hésitants, faisant le tour de l'aquarium dans l'espoir d'y trouver une place appropriée. Peut-être que les vitres de l'aquarium ne leur paraissaient pas convenables pour y accueillir leurs précieux oufs. J'ai donc décidé d'y introduire un bout d'environ 12 pouces de longueur (au moins un pouce de diamètre) de gros tuyau à siphon blanc en espérant que cette surface leur plairait. Quelle ne fut pas ma surprise de constater que ce sont plutôt les escargots Planorbes qui semblaient apprécier le fameux tuyau. Chaque jour, j'en ramasse une bonne quantité que je retrouve agglomérés dans ou sur le tuyau. Il ne me reste plus qu'à sortir celui-ci pour le débarrasser de ces escargots qui prolifèrent toujours trop à mon goût.
Voici un truc que je vous conseille d'essayer pour lutter contre l'invasion des escargots et que j'ai découvert tout à fait par hasard.



Ah! les débuts

Le Monde Aquatique, mai 2002, vol-31, p. 12.
Par ; Jocelyn Pelletier,
Membre de l'Association Rég. des Aquariophiles de Québec.


En lisant les mésaventures de notre collègue Dominic Gagné j'ai eu envie de vous raconter une anecdote des premiers balbutiements de quelqu'un que je connais très bien (et n'allez pas penser que c'est moi).
Ça a commencé il y a plus d'une trentaine d'années suite à une visite dans une animalerie sur la rue St-Jean, à l'âge de 12 ans. J'ai, c'est à dire "il", s'est acheté une petite tortue verte qu'il appela "Binette", à cause de son petit nez pointu et retroussé, et un peu de nourriture. À l'époque on lui avait dit que les tortues vivaient très longtemps. Fort de son acquisition, il l'a plaça donc dans un petit plat avec une petite pierre et de l'eau. Il la bichonna et l'aima du mieux qu'il le pouvait. Mais après seulement quelques semaines, malheur elle est morte!!! Diagnostic du propriétaire de l'animalerie "carapace molle": manque de chaleur, de calcium ou de quelque chose d'autre, on ne sait plus. Paraît que c'est un problème fréquent dû à un manque de connaissance (ouains)!
Le cour brisé il organisa donc les funérailles et enterra sa tortue dans la cour avec une petite croix de bois et tout le tralala. Suite à cela un de ses amis, solidaire de toute la peine qu'il éprouvait, le convainquis de retourner à l'animalerie mais pour cette fois s'acheter des poissons, cet ami étant lui-même aquariophile depuis peu. Une fois son deuil terminé et pour éviter d'avoir à faire plus tard une thérapie pour régler les blocages que ça aurais provoqués, il décida donc de retourner à l'animalerie pour s'acheter non pas 'des' mais 1 poisson. Faut dire qu'il n'était pas particulièrement attiré par cela. Son nouvel achat était un magnifique (et le mot est faible) Betta splendens rouge et bleu. C'est drôle aujourd'hui j'ai l'impression que tous les bettas sont rouges et bleus, pourquoi celui-là était-il magnifique? C'est parce que c'était le SIEN! Et, ne voulant pas répéter les mêmes erreurs, il acheta donc aussi un petit aquarium de plus ou moins 3 gallons, un couvercle, un peu de gravier, pompe à air, petit filtre de coin, de la nourriture appropriée et surtout UN LIVRE: 'Le guide marabout de l'aquarium de Henri Favré' (qui est toujours disponible d'ailleurs).
Une fois à la maison, tout en préparant l'aquarium et cela entrecoupé de lectures d'un chapitre et de l'autre de son précieux livre, avide d'y trouver des informations concernant son poisson qu'il venait d'acquérir, qu'elle ne fut pas sa surprise de découvrir qu'un Betta ça peut se reproduire en aquarium!! C'est simple. le poisson fait un nid de bulle et pond ses oufs dedans. Il n'y a qu'à surveiller l'éclosion et nourrir les petits.
Il se mit donc à observer son poisson pendant de longues minutes dans les jours qui suivirent histoire de voir des bulles flotter. Le temps passe et toujours rien.jusqu'à ce fameux après-midi au retour de l'école. Un petit amas de bulle de la grosseur d'une pièce de 25 cents s'était amassé dans un coin du bac, c'était l'extase! Son poisson allait enfin se reproduire, il devait donc rapidement lui donner tous les soins qu'il requiert. Il se remit donc à lire de façon empressée! Il ne pensa même plus à souper et il resta le nez collé à la vitre de l'aquarium, à observer, dans le noir avec seulement la lueur de la lumière du bac, pour ne pas effrayer le géniteur et interrompre la ponte.un événement unique! Plus les bulles augmentaient plus il lisait rapidement et plus le cour lui débattait. C'était la passion!!
Une partie de la nuit s'écoula, le nid avait maintenant 3 ou 4 pouces de diamètre. Le poisson combattait sans cesse l'éclatement des bulles et l'observateur .le sommeil.
Lui vint alors l'idée de lui donner une chance. en arrêtant la pompe à air. Le betta avait l'air de sourire. Ça devait être marqué dans le livre(hum). Le sommeil a été le plus fort et l'école le lendemain aussi (ah ces parents!), un dernier petit coup d'oil à l'aquarium au petit matin avant de quitter la maison: les bulles avaient presque disparues, le betta semblait dormir, son propriétaire aussi. En revenant de l'école même scénario que la veille, toujours pas d'oeufs ou de petits yeux dans les bulles, non plus les jours qui suivent. Puis, plus de bulles, le betta était probablement épuisé. Ne comprenant plus ce qui se passait ce néo-aquariophile se remit donc à lire mais cette fois plus lentement et surtout plus concentré en s'attardant spécifiquement sur la reproduction des Anabantidae et sur la notion de 'couple'. Or dans cette famille ça prend les 2 sexes en même temps pour faire des bébés (ça lui apprendra à lire d'abord sur les escargots). Le problème était donc là, il aurait dû m'en parler, je lui aurais dit!
Ce n'est que quelques semaines plus tard que la reproduction put enfin avoir lieu cette fois en présence des 2 partenaires. Quant à sauver des jeunes ça pas été évident à l'époque vu le manque de bacs supplémentaires, mais il paraît que le problème est résolu depuis longtemps. Aujourd'hui il est encore un aquariophile aussi passionné qu'à ses débuts, mais il est surtout plus informé, ce qui rend les succès un peu plus faciles.
Morale de cette histoire: les livres c'est beau de les avoir mais il faut aussi les lire (ouains c'est ce que je me dis)!
Merci à cet ami, Christian Badorg, de m'avoir initié à l'aquariophilie.



Sauvé des eaux

Le Monde Aquatique, mai 2002, vol-31, p. 14.
Par ; Dominic Gagné,
Membre de l'Association Rég. des Aquariophiles de Québec.


Je suis un peu tricheur. En tout cas, je ne suis pas un pur et dur de l'aquariophilie. Je consomme certains produit qui peuvent quelques fois se préparer à la maison à peu de frais mais des compagnies les fabriquent pour moi. Alors je les encourage.
J'ai essayé longtemps de produire une eau dure et basique. Ça a toujours bien marché avec les cichlidés du Malawi. Mon envie était de posséder des Princesse du Burundi, que l'on appel aussi Brichardi. J'en ai eu plein de fois mais je n'arrivais jamais à les faire vivre suffisamment longtemps pour en profiter et observer des spécimens adultes. Je ne vous dis pas le nombre de morts et combien cela m'en a coûté. J'avais quand même un fournisseur, un copain qui avait des bébés régulièrement. Il m'en offrait souvent pour mes expériences d'eau fabrication maison. Lui utilisait une poudre qui réglait tous ses problèmes.
Mon copain a fini par déménager à l'extérieur du Québec me laissant ainsi toute sa collection de poisson. Comme je ne pouvais me permettre de perdre un bien si précieux, j'utilisai donc sa poudre afin de ne pas perdre son trio reproducteur. À mon grand étonnement, j'eu rapidement et de façon inespérée des petits.
Cette poudre d'Aquarium Pharmaceutical, pour ne pas la nommer, qui rend l'eau dure et alcaline (pH 8.2) fait désormais partie de ma panoplie d'aquariophile. Au moment où je prépare mon eau, la veille du changement, j'ajoute la quantité requise dans la chaudière et je n'ai plus qu'à procéder le lendemain.
Certains soirs, je peux changer quelques dizaines de gallons dans plusieurs de mes aquariums. Un de ces certains soirs, j'ai changé 5 gallons d'un aquarium d'ensemble de 25 gallons de cichlidés nains et tétras bien planté pour un volume d'eau équivalent d'eau endurcie pour cichlidés du Tanganyika. Heureusement, je m'en suis immédiatement rendu compte mais laissez-moi vous dire que le reste de ma soirée, je ne l'ai pas vu passer. Je n'avais qu'un autre 5 gallons d'eau neuve. Je pigeai donc dans ma nouvelle installation de 86 gallons encore en préparation. Je n'avais d'autres choix. J'ai du faire au moins un changement complet du volume de l'aquarium en baissant le niveau d'eau ne laissant que quelques centimètres pour les poissons. Après vérification du pH à quelques reprises, tout semblait être revenu à la normale. Et c'était le cas.
Soyez donc prudent lors de vos changements d'eau, on peut se jouer des tours qui coûtent cher.



Epalzeorhynchus bicolor

Le Monde Aquatique, mai 2002, vol-31, p. 14.
Par ; Yvan Detry,
Bulletin de la Société Aquariophile Wallone.
SAW NAMUR, avril 2000

Tyrone Lundström, un reproducteur suédois de poissons exotiques, nous relate dans TI MAGAZIN de juin 1998, son expérience de l'Epalzeorhynchus (ex Labeo) bicolor. Un poisson qu'il fut le premier à reproduire dans des conditions " naturelles ".
Introduit en Europe dès 1951, ce poisson originaire de Thaïlande, où il vit dans les rizières, tolère rarement la présence de congénères.
Cette réputation le condamne très souvent à partager son aquarium avec des poissons d'autres espèces.
T. Lundström estime toutefois que six labeo, et plus, peuvent parfaitement cohabiter dans un bac de volume suffisant. C'est précisément ce qu'il démontre, en plaçant six labeo (4 femelles et 2 mâles) dans un aquarium de 900 litres en compagnie de 10 Botia macracanthus, de 10 Kryptopterus bicirrhis et de 10 Rasbora kalochroma. Il tente de reproduire ces 4 espèces dans un but commercial.
Placés dans ces conditions, les 36 poissons précités ne cessent de grandir; après 18 mois tout ce petit monde mange journellement 200 grammes de nourriture composée de tubifex et de larves de moustiques noirs surgelées. Quant à nos E. bicolor, les mâles mesurent dix cm et les femelles treize. Différencier les sexes à ce stade ne pose aucun problème; les femelles sont nettement plus grandes et elles possèdent un ventre plus arrondi. Après une période de quatre semaines, durant laquelle de nombreux changements d'eau furent effectués, les femelles labéo avaient acquis un ventre particulièrement bien développé, signe d'une hypothétique possibilité de ponte.
Attentif à tout changement dans le comportement ou la physionomie des poissons, T. Lundström isole (séparément) les E. bicolor dans des sacs de plastique, puis il les entrepose dans l'obscurité durant six heures; de manière à simuler la " nuit ".
Vient ensuite l'introduction des six poissons dans l'aquarium de reproduction. Il s'agit d'un bac d'une contenance de 300 l équipé de deux petits filtres et rempli d'eau de conduite de Stockholm.
Cette dernière a seulement été enrichie d'un peu de sel de cuisine et de bicarbonate, pour atteindre les valeurs suivantes : GH 6°, pH 8.5, température 28°C. Quant au sol il est simplement recouvert d'un grillage utilisé pour la reproduction.
Sitôt les poissons introduits, le temps d'une tasse de café, et la reproduction est terminée. Un très grand nombre d'alevins est visible et les pontes se succèdent sans qu'aucun signe de cannibalisme ne soit observé.
Les parents sont cependant retirés et transférés dans un aquarium aux même qualités d'eau, où la reproduction se poursuit encore durant quelques heures.
Les E. bicolor sont des pondeurs en eau libre; le mâle poursuit la femelle dans tout l'aquarium et une multitude d'oufs jonchent le sol peu de temps après la ponte. Six heures après la ponte le diamètre des oufs est de 3 mm et les embryons sont déjà parfaitement visibles. Ces oufs sont à peine plus lourds que l'eau et se dispersent dès la présence du moindre courant. Leur éclosion survient après 15 heures et les alevins nagent après trois jours.
Nourris de nauplies d'Artémias, puis de tubifex finement hachés, les 600 alevins atteignent 1 cm après seulement 2 semaines. Et cette croissance se poursuit pour atteindre une taille de 8 cm après 10 semaines. Quant aux géniteurs, ils sont à nouveau conditionné en vue d'une reproduction ultérieure; qui se déroulera deux mois plus tard. Les deux pontes ont donné 1500 alevins.
Ce compte-rendu de reproduction est complété par un commentaire de Helmut Stallknecht, bien connu du monde aquariophile des pays de langue allemande. Et de le citer : " . de grandes quantités de ces poissons étaient déjà reproduits en Russie et en Tchéquie par stimulation hormonale : mâle et femelles étaient " piqués " au moyen d'hormones spécifiques et à des périodes différentes, de manière à obtenir une synchronisation parfaite ".
Plusieurs visites, réalisées dans des installations situées à Moscou, où l'utilisation d'hormones est évidente mais reste un sujet tabou, lui permirent de réaliser quelques observations en rapport avec cette technique de reproduction.
Ses constations sur les Epalzeorhynchus bicolor sont les suivantes :
La reproduction par induction hormonale est réalisée sur plusieurs générations successives. Les mâles acquièrent une grandeur inhabituelle et les femelles sont dotées d'un ventre fortement développé.
La pointe dorsale de certaines femelles est étirée vers l'avant. Chez les poissons plus âgés elle est en forme de faucille et recroquevillée vers l'arrière.

H. Stallknecht termine en insistant sur la prouesse réalisée par T. Lundström. Et de se poser la question : Pourquoi toutes les tentatives précédentes ont-elles échoué? Quelles fautes étaient commises?
Cette réussite autorise l'espoir de réaliser d'autres reproductions actuellement considérées comme impossibles. du moins sans user de techniques pour le moins discutables.



Haplochromis electra

Le Monde Aquatique, mai 2002, vol-31, p. 18.
Par ; Yvon Carrier,
Membre de l'Association Rég. des Aquariophiles de Québec.


Pause café - Bibliothèque (emprunt des volumes).Ce poisson porte bien son nom, il est électrisant de beauté et de caractère. Le mâle est bleu pâle avec des barres bleues plus foncées. La première de ces barres, à partir de la tête, est plus foncée. Les nageoires sont bleues. Il faut vraiment voir ce poisson pour réaliser sa beauté. La femelle, quant à elle, est bleue aussi mais généralement plus terne. Ce poisson a du tempérament et se comporte bien dans un grand bac avec des H. quadrimaculatus, des H. venustus, des Simachromis dardennei, etcetera. Comme tous les Haplochromis du lac Malawi, l'electra apprécie une eau claire au pH de 8° et une température de 26°Celsius. Pour la ponte, le mâle défend son territoire et garde la femelle avec insistance. La ponte donne environ quarante oufs. La femelle a tendance à être nerveuse lorsqu'elle incube ses oufs. Quand elle voit une personne près de l'aquarium ou même dans la pièce, elle donne des signes de panique et sa gorge diminue de volume. Deux ou trois jours plus tard, bien souvent, elle a mangé ses oufs. Ça m'a pris les pontes de trois femelles pour avoir assez d'alevins pour enregistrer la reproduction à la section des éleveurs. Je crois qu'un bac de six pieds devrait aider à lui donner de l'assurance et ainsi faciliter la ponte. L'electra est un poisson qui ne laisse pas indiférent, que ce soit par sa beauté ou par son caractère. Un amateur de poissons africains.

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