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En Guyane, un piranha qui vit d'herbe et d'eau fraîche

P.M.D.D. (Plantes)

Le Monde Aquatique
Avril 2004 - vol 34


En Guyane, un piranha qui vit d'herbe et d'eau fraîche

Le Monde Aquatique, Avril 2004, vol-34, p.12.
Par ; Sylvie BRIET,
mercredi 03 mars 2004.


Trois cents piranhas ont pris l'avion, sautant de leur fleuve guyanais pour plonger dans les aquariums de la Porte-Dorée à Paris. Une occasion de présenter deux espèces nouvellement décrites par des chercheurs du Muséum et de l'Institut de recherche et développement : Michel Jégu et son équipe ont redécouvert des piranhas herbivores, appelés kumarus, qui nagent dans le haut Maroni. Les Amérindiens de Guyane les connaissent depuis longtemps et les adorent, grillés sur le feu.
Ces piranhas herbivores sont parmi les plus gros poissons du fleuve Maroni. Ils peuvent peser jusqu'à cinq kilos, se nourrissent de plantes qui poussent dans les rapides et de fruits des berges. Leurs dents arrondies ne correspondent pas à l'image que l'on se fait du dangereux petit carnivore pourvu lui de dents pointues. Mais l'un des plus gros avantages de ces poissons est qu'ils sont indemnes de mercure, fait particulièrement appréciable dans cette région polluée par l'industrie aurifère. Ils sautent une partie de la chaîne alimentaire, contrairement à leurs cousins carnivores, qui sont eux contaminés et présentent un danger pour l'homme.
Aussi leur étude passionne-t-elle les chercheurs qui leur ont consacré quelques expéditions. Pierre-Yves Le Bail, de l'Institut national de recherche agronomique (Inra), avait capturé des kumarus dans les années 90, mais il n'avait pu en ramener. Michel Jégu et son équipe lui ont donc dédié l'une des espèces nouvellement décrites en la nommant Tometes lebaili. En partant en Guyane, ils voulaient comprendre la relation qu'entretiennent les Amérindiens avec cette espèce emblématique. Les Indiens Wayanas vivent le long du fleuve Maroni en petits villages rassemblant quatre ou cinq familles. La conservation de l'espèce fait, chez eux, partie de l'enseignement. Ils ont longtemps limité la pêche à leur subsistance, mais aujourd'hui des pratiques commerciales plus ou moins confidentielles menacent cet équilibre.
Ces poissons sont pêchés selon une méthode ancestrale pratiquée à la saison sèche, la nivrée. Les Indiens vont chercher une liane "empoisonneuse", l'hali hali, en forêt tropicale. Ils la démembrent et en font des fagots. Puis, choisissent un endroit en amont d'un rapide pour immerger la liane. Ils tapent dessus jusqu'à ce qu'elle dégorge un liquide laiteux, la roténone. Cette substance toxique pour les poissons, mais pas pour l'homme, se fixe sur la paroi des branchies et étouffe le poisson : il est enivré. En aval du rapide, d'autres pêcheurs, ou des enfants, n'ont plus qu'à récupérer les poissons affaiblis ou déjà morts. A la saison des pluies, les Amérindiens pêchent plutôt à l'hameçon ou à la flèche au soleil couchant : ils ne les voient pas, mais visent leur reflet.
Mais ces kumarus sont-ils vraiment des herbivores ou plutôt des carnivores qui cachent leur jeu ? Tout leur intestin est en effet truffé de petits vers qui ne sont pas des parasites, mais aident le poisson à digérer. Des vers qui vivent en communauté, comme s'il s'agissait d'un élevage. Le kumaru n'utiliserait-il donc pas les plantes pour élever des vers et s'en nourrir ? Michel Jégu a prévu une étude isotopique afin de remonter la chaîne alimentaire de ce poisson.
Piranhas enivrés, des poissons et des hommes en Guyane, jusqu'au 31 août à l'aquarium de la Porte-Dorée, 293, avenue Daumesnil, Paris, 75012. Tarif: 5,5 € et 4 €.
http://www.liberation.fr/index.php



P.M.D.D. (Plantes)

Le Monde Aquatique, Avril 2004, vol-34, p.6.
Par ; Michel Roy,
Membre de l'Association Rég. des Aquariophiles de Québec.


Le mois dernier, je vous ai fait part de la recette de culture d'artémias. Et bien, dans le même ordre de pensée, il y a d'autres recettes qui circulent ici et là sans vraiment savoir où se les procurer. En voici donc une autre qui s'est révélé, pour moi, une vraie petite trouvaille. Elle m'avait été remise par Clément Lajoie. La recette se trouvait dans un article écrit par Élaine Lachance dans le Sam ! Informe. Toutefois, je ne réécrirai pas l'article, mais sachez que j'ai toujours eu de la difficulté à garder mes plantes jusqu'à ce que je me procure cet élixir; ce fertilisant pour les plantes est une vraie petite merveille ! En fait, cela résume et vulgarise très bien l'article. Sachez également qu'il est inoffensif pour les poissons.

Je vous proposerai la recette initiale mis à part 1c. à table de KNO3 (nitrate de potassium). Note, à titre indicatif seulement : ajuster en fonction du taux de nitrate. Personnellement, je n'en mets pas dans la recette pour une raison bien simple, je considère que j'en ai suffisamment dans l'aquarium parce que j'ai du poisson. C'est bien sûr que je ne me réjouis pas vraiment d'en avoir, alors en avoir davantage, non, très peu pour moi. Et il semble bien que ce soit suffisant comme cela. À vous de juger ou renseignez-vous auprès de connaisseurs dans le domaine dont Martial Rhéaume.

Ainsi, comme suit :
" 1c. à table de mélange d'oligo-éléments chelatés que j'ai trouvé dans un centre de jardin et que j'avais payé 11.00$ pour 225g.
" 1c. à table de MGSO4 (aussi connu sous le nom de sel d'Epsom) que je me suis procuré en pharmacie. Le prix peut varier selon la quantité et la marque, mais ce n'est pas cher.
" 2c. à table de K2SO4 (sulfate de potassium) que j'ai également acheté dans un centre jardin à 6.00$ pour 2, 75kg. Vous aurez à le moudre.
" Pour finir, 500ml d'eau distillée que j'ai aussi acheté en pharmacie, à 1.00$ ou 2.00$ selon le choix.

Faites vous-mêmes le calcul. Il y a deux ans, je me suis acheté ce qu'il me fallait et, pour combien d'années encore j'en ai ? Je ne sais pas, mais je ne m'inquiète pas, je n'en manquerai pas, croyez-moi !

Dissoudre le mélange d'oligo-éléments chelatés dans l'eau distillée, puis ajouter le reste des ingrédients. En faire une petite quantité à la fois pour ne pas avoir à la réfrigérer et enrayer le développement de moisissure ou sinon, ajouter 150ml d'eau du robinet car le chlore enraye ce problème. Pour la recette telle qu'indiquée, je n'ai pas à faire ni un ni l'autre puisque je n'ai pas eu ce problème. 3ml par 100 litres d'eau semble bien convenir au besoin des plantes.

Un site est une mine d'informations et de conseils pratiques au sujet de, entre autres, l'éclairage, le sol, l'engrais, CO2 et de toute autre condition spécifique pour faire pousser tel type de plante en particulier : www. actwin.com/fish/aquatic/plants/index.csi




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