Bienvenue sur le site de l'ARAQ >>>

Association Régionale des
AQUARIOPHILES
de Québec C.P. 9574, Sainte-Foy, Québec (QC), G1V 4C2

Pour revenir au début de la page " Double Clic" avec la souris sur l'arrière plan.
Sommaire:

Le Mot du président
Section des Éleveurs
Aquariophile du mois
Petites Annonces


Articles:

Le temps qui tue

Bacopa amplexicaulis

Barbus oligolepis

Lamprologus leleupi

Neoheterandria elegans
Le Monde Aquatique
Avril 2002 - vol 31


Le temps qui tue

Le Monde Aquatique, avril 2002, vol-31, p. 4.
Par ; Dominic Gagné,
Membre de l'Association Rég. des Aquariophiles de Québec.


Encore une mésaventure due à mon incapacité à appliquer une certaine règle de l'art en aquariophilie : ne pas déplacer ou brusquer des poissons qui viennent de manger.
Je commence par vous expliquer le principe qui est bien simple. Les poissons sont des êtres dont la vie repose principalement sur deux choses : une bonne alimentation et de l'oxygène afin d'assimiler la nourriture ingérée et la transformer en belles couleurs et jolis comportements.
Le poisson (en général) est un être très limité par son milieu (l'eau) pour l'obtention de l'oxygène nécessaire à sa survie. Comme sa capacité est limitée, il doit faire des choix entre se déplacer, se reproduire, digérer et gérer le stress. Chez certaines espèces, plus de la moitié de la capacité d'absorption d'oxygène totale du poisson est nécessaire, obligeant ainsi le poisson à cesser toute autre activité. Cela fait que le poisson se retrouve au fond sans bouger.
Le stress est également un grand facteur de consommation d'oxygène. Il peut être provoqué par un travail exhaustif dans l'aquarium (par exemple pour attraper un autre poisson), par un changement d'eau provoquant un stress hydrique et des réajustements très complexes au niveau de la respiration du poisson ou encore par la combinaison des deux.
Revenons à nos poissons. Dans ce cas-ci, il s'agit de deux magnifique crapets de roche provenant du lac St-Pierre, donc pas très faciles à obtenir. Ils étaient gros, 4 pouces (10 cm) chacun. Une seule nourriture leur convenait étant donné leur âge avancé. Je leur donnais des vers de terre.
Un samedi après-midi, j'avais prévu faire quelques réaménagements dans le bac, quand on frappe à ma porte. Une petite visite désireuse de voir les impressionnants crapets se faire nourrir. Je m'exécutai donc. Après leur départ, on y va pour les réaménagements. Et oui, pas besoin de vous raconter la suite, des poissons qui virent de bord et un gars essayant de les ranimer en faisant de bons mouvements avant et arrière afin de faire passer plus d'eau au niveau des branchies. J'avais dérogé à la règle de base par le ménage dans l'aquarium après un copieux repas et pire encore, je les stressais à mort avec mes manipulations physiques. Ce qui devait arriver arriva. Ils sont morts tous les deux.
J'en ai tiré deux leçons. Je ne retire plus d'individus adultes du milieu car trop compliqués à nourrir et je ne fais qu'une chose à la fois. Afin de ne pas faire de problème, j'en suis rendu à acheter mes poissons à l'animalerie quand ils n'ont pas mangé depuis longtemps.



Bacopa amplexicaulis

Le Monde Aquatique, Janvier 1983.
Par ; SAW NAMUR,


Famille : Scrofulariacée
Nom commun : Hysope d'eau
Origine : Région méridionale Sud des U.S.A. et Java
Description succincte:
Dimensions : 10 à 25 cm de haut (sous l'eau)
Feuilles : opposées deux à deux et disposées en sautoir, de forme ovée, aux nervures bien apparentes, tout à fait dépourvue de pétiole et fixées directement sur la tige. De teinte verte ou légèrement brunâtre, un peu translucides et modérément ondulées.
Fleur : Semblable à celle de B. monnieri, un peu plus petite et de couleur bleue.
Tige et enracinement : La tige est rampante en culture émergée avec des pousses verticales de 10 à 25 cm aux nouds. Sous l'eau elles sont généralement dressées ou un peu prostrées ; de petites racines apparaissent aux nouds des parties couchées ou enterrées.
Conditions de vie
Température : 22 à 25 C
Éclairage : aime les situations ombragées.
Qualités de l'eau : pH entre 6 et 7 DH pas plus de 10 degrés.
Qualités du substrat : moyennement riche avec tourbe et argile.
Multiplication : bouturage par fragmentation de la tige.
Conclusions:
La seconde des deux seules Bacopa exploitées en aquariophilie, bien que plusieurs espèces intéressantes existent encore dans la nature.
Plante assez décorative, se plaisant en compagnie des cryptocorynes dont les exigences sont à peu près semblables. Les tiges prostrées s'enracinent et se ramifient souvent aux nouds ; elles peuvent donc dans de bonnes conditions former des massifs assez imposants. Convient également en terrarium.



Barbus oligolepis

Le Monde Aquatique, avril 2002, vol-31, p. 12.
Par ; Guy Hamel,
Membre de l'Association Rég. des Aquariophiles de Québec.


Disponible en animalerie depuis 1930, ce petit barbu a la forme de corps typique à la famille. La mâchoire supérieure porte une paire de barbillons. Sa couleur de base, qui varie beaucoup selon l'angle de la lumière, est argentée, enrichie de brun rouge ou de reflets dorés. Ses larges écailles, bordées de noir, dessinent un treillis qui peut faire penser à un damier. Le mâle a le ventre rougeâtre, ses nageoires impaires sont orange ou rouge brillant, bordées de noir. La femelle, plus ronde, est de couleur moins vive et ses nageoires et son ventre sont ocre-jaunâtre.
C'est un poisson vif et actif, mais paisible, qui peut cohabiter sans créer de problème avec d'autres petites espèces, et qui est peu intimidé par les poissons plus gros. Grégaire, comme les autres barbus, il est préférable de le garder en groupe d'au moins une demi-douzaine.
Il apprécie les aquariums bien plantés où il nage adroitement entre les plantes, dont il grignote les nouvelles pousses.
Omnivore, il accepte toutes les nourritures. Un apport de nourriture végétale (laitue cuite, épinards) est recommandé.
Les mâles se menacent constamment, mais sans jamais en venir aux coups. Ils cherchent plutôt à impressionner les femelles en étirant leurs nageoires au maximum, toutes couleurs amplifiées.
La reproduction est relativement facile à obtenir. Mes premiers essais n'ont rien donné. J'avais choisi le mâle dominant du groupe qui était beaucoup trop pressé d'en venir à la chose; les femelles se retrouvaient les nageoires déchirées et terrorisées avant de savoir ce qu'y leur arrivait. J'ai ensuite essayé avec un autre mâle qui s'est avéré plus séducteur. La ponte s'est produit 2 jours après avoir mis le couple ensemble. Le bac de 5 gallons était à moitié rempli d'eau vieillie 3 semaines, d'une touffe de mousse de java et d'un filtre éponge. La température était de 27°C. Le pH de 6,8 et l'eau de faible dureté. La ponte a eu lieu tôt le matin. Les oufs sont pondus au-dessus de la végétation; semi-adhésifs, ils sont très petits et complètement transparents. Une femelle peut en pondre jusqu'à 300. Une fois la ponte complétée, les poissons restent chacun dans leur coin et on voit que la femelle a perdu son bedon. Il faut alors les retirer du bac avant qu'ils ne se mettent à dévorer les oufs.
Les oufs mettent une journée et demi à éclore. Les alevins sont minuscules, 3mm, transparents, ils restent collés immobiles sur les plantes ou la vitre pendant les trois jours qu'ils mettent à résorber leur sac vitellin. Comme première nourriture, la spiruline est appropriée, sinon des infusoires ou du Liquifry, ils peuvent attraper des micro-vers vers 3 ou 4 jours plus tard. Après une semaine, ils sont assez gros pour avaler des artémias fraîchement écloses. Comme toujours, avec de si petits alevins, il faut bien doser la quantité de nourriture distribuée pour ne pas polluer le milieu. Les alevins ne grandissent pas tous au même rythme, du cannibalisme risque alors fort de se produire. Ils atteignent la maturité en 6 à 8 mois, et peuvent vivre de 3 à 4 ans.

Barbus oligolepis
Signification de oligolepis : qui a peu d'écailles.
Synonyme : Puntius oligolepis, Capoeta oligolepis
Nom Commun : Barbu damier, Checker barb
Famille : Cyprinidae
Origine : Sumatra, Indonésie,(des spécimens importés se sont acclimatés en Colombie).
Taille : 3 à 5 cm
Température de l'eau : 20 à 28° C
PH : 6 à 7



Lamprologus leleupi

Le Monde Aquatique, avril 2002, vol-31, p. 14.
Par ; Michel Bédard,
Membre de l'Association Rég. des Aquariophiles de Québec.


Endémique du lac Tanganyika, ce petit cichlidé connu des aquariophiles depuis la fin des années cinquante, se retrouve sur le littoral rocheux jusqu'à 15 à 21 mètres de profondeur. Son corps très élancé en forme de torpille en fait un poisson adapté à la vie dans les failles rocheuses. Il atteint une taille de 9 à 10 cm et il est de coloration uniformément jaune. Ses yeux et le contour de sa bouche sont noirs. Sa dorsale est ornée d'un liséré bleuâtre, alors que la caudale, l'anale et les ventrales ont un liséré noirâtre. Les pectorales sont translucides. Les sexes sont difficiles à différencier ; les mâles adultes peuvent montrer une légère gibbosité sur le nez, ils sont légèrement plus gros que les femelles et ont les nageoires légèrement plus longues. Mes spécimens qui se sont avérés être mâles, se distinguaient surtout par leur taille plus importante.
Achetés il y a environ deux ans, mes Leleupi ont évolué dans un bac de 50 litres, contenant beaucoup de pierres empilées les unes sur les autres. Je maintenais un pH alcalin à l'aide de bicarbonate de soude. Les ouvrages de référence recommandent un un pH entre 7,5° et 8,5°, une dureté moyenne à élevée et une températurede 25° à 28° C. J'ai observé les premières pontes environ un an et demi après leur arrivée. Des 5 ou 6 sujets achetés, me restaient 4 individus, deux mâles et deux femelles. Les pontes ont été déposées, soit directement sur le fond de l'aquarium, sur le côté d'une pierre, ou sur une vitre de côté de l'aquarium. Chaque fois, c'est la femelle qui assurait la ventilation de la centaine d'oufs blanchâtres. Les parades amoureuses se résumaient principalement, à un frétillement des femelles à la rencontre d'un mâle s'introduisant sur leur territoire. Chaque spécimen avait un territoire mais les mâles défendaient plus efficacement le leur à cause de leur taille et ils prétendaient même à un plus grand. Il s'était établi une hiérarchie de domination en fonction de la taille.
Je les nourri avec des artémias congelés, de la moulée à truite et des vers blancs. L'aération et la filtration du bac sont assurés par un simple filtre de coin. Les 5 ou 6 premières pontes ont disparues après deux jours, puis un jour, j'ai découvert des larves entassées dans un coin de l'aquarium à proximité du lieu de ponte. Trois ou quatre jours plus tard, elles ont commencé à nager. Je les ai alors nourri avec des micro vers et des artémias. J'ai hésité à défaire le décor pour retirer le deuxième couple, de peur de perturber l'instinct parental des parents. Je ne l'ai pas regretté, car ils ont su tenir à distance les deux autres adultes. Lorsque les alevins se sont mis à nager partout dans l'aquarium, ils n'ont jamais été inquiétés par les adultes. Les deux couples ont même pondus à nouveau sans jamais agresser les alevins.
Au cours du mois de novembre, pensant ajouter du bicarbonate de soude dans mes aquariums, j'y ai mis par erreur de la farine blanche destinée à mes cultures de vers. La pollution que ça a entrainé, a fait mourir une dizaine de la soixantaine d'alevins qui me restaient. Des changements d'eau et l'ajout d'un filtre ont rééquilibré le milieu à mon grand soulagement, car je n'avais plus les adultes et la perte de tous les alevins m'aurait privé du plus joli petit cichlidé que je connaisse.

suite...

Lamprologus leleupi
Yvon Carrier, Le Monde Aquatique août 1988.


Le Lamprologus leleupi provient du lac Tanganyika, il est de couleur jaune, orange ou brun selon la " variété ". Le mâle mesure jusqu'à 12 cm de long, la femelle attient jusqu'à 9 cm.
Celle-ci pond jusqu'à 150 oufs dans une cavité et le couple s'occupe des alevins. En nature, le leleupi se nourrit de crevettes d'eau douce et de petits crabes.
J'ai un jeune couple de leleupi de couleur jaune depuis deux ans, je les maintiens dans un aquarium de 33 gallons, au gravier fin et clair, et meublé d'un amas de fragments de brique. Ils s'entendent bien, ne se disputent pas. Chacun occupe son propre trou, ils creusent souvent.
Michel Bédard m'a fourni un autre couple que j'ai installé avec mon couple. Chacun son trou, ils ont creusé jusqu'à la vitre du fond, à travers les trois pouces de gravier, pas l'ombre d'une dispute, mais toujours pas d'alevins.
J'ai ramené de Montréal un autre couple adulte que j'ai installé avec eux. Le nouveau mâle a pris le contrôle en bousculant et en poursuivant les autres. Après un certain temps, j'ai retiré un individu que je trouvais trop stressé et que j'avais peur de perdre. Il n'y avait toujours aucun signe de ponte.
J'ai décidé d'installer le couple adulte seul dans un bac de 33 galons. Le lendemain, j'ai trouvé le corps de la femelle flottant en surface. Le mâle, lui, semblait dangeureusement en forme...
Un jeune mâle a décidé de devenir le chef du trio qui restait dans l'autre bac. Après quelques semaines, j'ai enlevé un des deux dominés, et j'ai laissé le plus amoché des deux. Après une bonne semaine de disputes, le couple s'est formé. Une cinquantaine d'alevins sont apparus plus tard.
En aquarium communautaire, Lamprologus leleupi est habituellement très sociable. En bac spécifique par contre, ils sont plutôt soupe au lait, il leur faut plusieurs cachettes.
C'est un très beau poisson, pas trop gros, qui ne demande pas un grand aquarium et qui un beau jour, pond !
Un amateur de poissons africains.



Neoheterandria elegans

Le Monde Aquatique, avril 2002, vol-31, p. 14.
Par ; Doug Brown,
Regina Aquarium Society, août 94.


Ce petit ovivipare est natif du Rio Truando, un tributaire du Rio Atrato en Colombie. Il fait partie de la famille Poeciliidae ; sous famille Poeciliinae ; tribu Heterandrinii. Il a été décrit par Henn (1916).
Neoheterandria est vraiment petit, les mâles atteignant une longueur de 15 à 18mm., et les femelles 20mm. Ils sont colorés de façon à passer inaperçu, leur aspect général rappelle l'Heterandria formosa, le poisson moustique. Neoheterandria compte parmi les plus petits vertébrés connus.
Vu sa petite taille, un aquarium de 15 à 20 litres (4-5 gals) est amplement suffisant pour le garder et le reproduire. Le bac devrait être planté et la surface comporter une abondance de plantes flottantes où les alevins trouveront refuge. Une température d'eau de 20° à 24°C convient, il tolère sans problème des températures de 16° à 18°C.
On le nourrit de nauplies d'artémias, de micro-vers, d'anguilles de vinaigre et autres petites proies vivantes. Ils mangent aussi de la nourriture sèche en poudre et de petits morceaux d'aliments congelés. Ils ne sont pas très difficiles, mais leur petite taille restreint ce qu'ils peuvent manger.
J'ai obtenu mes Neoheterandria elegans de Jim Griffiths de Flin Flon(Manitoba) à la fin novembre. On s'est rencontré pour une convention à Edmonton, et connaissant mon intérêt pour les vivipares, il m'a gentiment donné un couple.
Il les avait bien emballés dans un sac double. Ils ont fait le voyage de Flin Flon à Edmonton sans problème. Malheureusement, le mâle est mort quelques jours après son arrivée chez moi. Pas besoin de vous dire que j'étais déçu. J'ai placé la femelle seule dans un bac bien planté. Je l'ai bien nourri de nourritures vivantes et, après quelques temps, je me suis aperçu qu'elle était gravide. C'est là un des gros avantages des vivipares, le fait de perdre le mâle, ne met pas nécessairement un terme aux reproductions.
Ce poisson est si petit qu'il est difficile à observer. J'ai continué à la nourrir avec soin, de plus en plus convaincu qu'elle était enceinte, mais je ne pouvais en être sûr à 100%. Le temps a passé et puis un jour, Eurêka !
J'ai enlevé toutes les plantes flottantes. J'ai pu constater la bonne nouvelle, mais elle n'était pas si bonne.
Il y avait trois alevins dans le bac et la femelle ne semblait plus gravide. Bien sûr, trois alevins, c'était beaucoup mieux qu'avoir une femelle solitaire, mais j'avais tout de même espéré une plus grosse portée. J'ai consulté une copie de LIVEBEARERS, le journal de l'American Livebearer Association. On y trouve beaucoup d'informations intéressantes, et ce que je cherchais particulièrement, on y publie périodiquement, les portées records pour la plupart des espèces disponibles dans le hobby. J'ai alors constaté que la portée record pour Neoheterandria elegans est de six alevins, détenu par Derek Lambert d'Angleterre. Ça m'a réconcilié avec ma portée de trois alevins.
Je m'en occupe soigneusement, avec l'intention d'en faire de " gros " reproducteurs en santé, qui me permettront de conserver cette petite espèce. Ils portent aussi le nom commun de " Teddy ".

ARAQ © Tous droits réservés (PLD) 2002.