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Le Mot du président Section des Éleveurs Aquariophile du mois Petites Annonces Articles: CORYDORAS AENEUS ALBINOS Site du mois Culture de vers Grindal sans terre |
Le Monde Aquatique Février 2005 - vol 35 CORYDORAS AENEUS ALBINOS Le Monde Aquatique, Février 2005, vol-35, p. XX. Par ; Claude Verreault, Membre de l'Association Rég. des Aquariophiles de Québec. Si vous avez envie de reproduire des corydoras aeneus albinos, voici quelques constatations dont je veux vous faire profiter. Ce sont des poissons qui préfèrent l'eau très froide. Un jour, mon chauffe-eau s'est emballé et a trop chauffé l'eau et tous les bébés sont sortis par le filtre "Aqua clear", cherchant à fuir la chaleur. Ils étaient environ 200. J'ai quatre femelles et un mâle adultes dans un aquarium de 10 gallons. Il est très facile de différencier mâles et femelles. Les femelles sont beaucoup plus grosses et bedonnantes. Je change l'eau une fois par mois, un gros changement d'eau. À toutes les fois, immanquablement, je me retrouve avec environ 200 œufs sur les parois de l'aquarium. Je récupère les œufs avec un grattoir à vitres. Je les dépose dans un petit 5 gallons, garni de mousse de Java. J'essaie de disséminer les œufs un peu partout afin d'éviter qu'ils ne collent ensemble. En effet, les œufs étant très collants, il faut prendre grand soin de les séparer afin d'éviter les risques de fongus. Après environ 3 jours, les œufs éclosent et les petits alevins se mettent à tourner sur eux-mêmes à toute vitesse. Ils sont très drôles à voir et ce n'est pas parce qu'ils sont malades qu'ils se comportent ainsi. Je commence ensuite à les nourrir, préférablement avec des micro vers ou, sinon, des flocons très fins. Il faut s'assurer que la nourriture atteigne le fond de l'aquarium, là où se tiennent les alevins. Après environ deux semaines, je les transfère dans un aquarium plus grand (un 10 gallons) pour leur donner la chance de grandir plus rapidement. Après trois autres semaines, j'agrandis encore leur espace et là, ils se mettent à grossir très rapidement. Je vous invite à tenter l'expérience. Vous constaterez que c'est relativement facile et drôle. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à venir en discuter avec moi. Site du mois Le Monde Aquatique, Février 2005, vol-35, p. XX. Par ; Dany Sanscartier, Membre de l'Association Rég. des Aquariophiles de Québec. Site du mois http://www.aquabid.com/ Type de site : Encan en ligne Langue : Anglais Aquabid c'est l'équivalent de Ebay mais pour les poissons. On y retrouve des sections pour les poissons d'eau douce, d'eau salée, pour les plantes, la nourriture ainsi que pour l'équipement. Pour qui n'est pas familier avec ce genre de site voici comment ça fonctionne : Une personne désireuse de vendre un lot de poisson par exemple place son annonce dans la catégorie correspondante. Il y indique un prix de départ. Le lot est affiché sur le site durant un minimum d'une semaine. Si personne ne veut de votre lot l'annonce est retirée sans que vous ayez à payer aucun frais. Si votre lot est vendu, il ne vous reste qu'à contacter l'acheteur pour déterminer le mode de paiement et d'expédition. Il n'y a aucun frais à utiliser ce site que ce soit pour vendre, acheter ou consulter. Les avantages à utiliser ce service sont les suivants : Les prix étant tous en dollars américains, il y a un convertisseur en devise de votre choix. Si vous n'avez pas confiance au vendeur vous pouvez consulter ses antécédents de vente sur le site dans la section "feedback ". Vous pouvez même lui envoyer un courriel avant de miser sur un lot. Il y a cependant un inconvénient majeur, c'est que une fois tout payé (prix du poisson, la conversion monétaire et la livraison) ça peut devenir plutôt dispendieux. En conclusion pour les gens qui recherchent des choses rares dans notre coin de pays, c'est une belle fenêtre qui s'ouvre sur le monde et pour ceux qui ont un couple reproducteur de convict à vendre, qui sait, peut-être qu'il y a quelqu'un à l'autre bout du monde qui en recherche désespérément... Culture de vers Grindal sans terre Le Monde Aquatique, Février 2005, vol-35, p. XX. Par ; Sylvain Desaulniers, Membre de l'Association Rég. des Aquariophiles de Québec. Depuis maintenant un an et demi que j'ai fait de l'aquariophilie mon passe-temps principal, je suis continuellement étonné de la quantité d'idées et de trucs que les membres ont développés et qui se transmet de bouche à oreille. En écrivant des articles dans le journal, ces petits détails peuvent se transmettre plus rapidement et tous dans le club peuvent en bénéficier. Les archives du journal sur le site de l'ARAQ m'en ont appris beaucoup à mes débuts et je souhaite que ce soit le cas pour plusieurs autres dans l'avenir. En naviguant sur internet, je me suis rendu compte que d'autres avaient aussi eu l'idée de rendre public leur savoir sur une multitude d'aspects de la conservation et la reproduction de nos protégés aquatiques. Dans cet article, je vais vous exposer ma méthode personnelle (et expérimentale) de culture de vers de Grindal sans terre que j'ai adaptée à partir d'informations trouvées sur plusieurs sites Web. En embarquant dans la reproduction de poissons plus exigeants côté nourriture, j'ai commencé à me chercher de la nourriture vivante dont les alevins et les adultes se délecteraient. J'ai eu des anguillules (vers) de vinaigre et des Walter's worms (semblables aux microvers), mais il me manquait quelque chose pour les adultes. Il faut dire que mes plus gros poissons sont des Pelvicachromis pulcher de 6cm et que les autres sont principalement des killies et des tétras. Je cherchais une nourriture qui demanderait un faible investissement en temps et en installation. J'ai exclu les daphnies qui demandaient un bulleur de plus, les drosophiles sans ailes qui pouvaient s'échapper au risque d'une scène de ménage et les bloodworms/blackworms vivants qui doivent être continuellement achetés. Je me suis tourné vers les vers. (Quel jeu de mots!). J'ai fait une croix sur les vers blancs (Whiteworms) qui demandaient pour prospérer une température de 10-15°C, ce qui est très difficile à obtenir dans mon appartement. Il restait les vers de Grindal. Les vers de Grindal sont semblables aux vers blancs utilisés depuis longtemps par les éleveurs de killies. Ils sont par contre plus petits (1cm) et plus minces, sans oublier qu'ils aiment une température de 20-25°C comme nous! Ils sont une excellente nourriture pour les petits poissons et pour les alevins à l'étape suivant les microvers et les nauplies d'artémias. La technique de culture décrite habituellement consiste à les placer dans de la terre noire qui peut contenir aussi de la tourbe. Le problème, c'est qu'il ne doit pas y avoir trop d'eau pour ne pas noyer les vers mais assez pour que la terre ne sèche pas. Difficile. Après un certain temps, des mites envahissent la culture et il faut tout recommencer. Difficile pour le moral, il paraît. Vous en parlerez avec ceux qui ont essayé il y a quelques années et qui ont tout laissé tomber. J'ai cherché une solution sur internet et que j'ai découvert la culture sur support synthétique. L'information provient en partie des sites web du Great Cincinnati Killifish Association (http://www.cincikillies.org/) et de l'American Killifish Association (http://www.aka.org/). À la mi-octobre, j'ai démarré mes premières cultures de vers. J'en ai fait une avec la technique traditionnelle (dans la terre à la noirceur) et 2 cultures sur de la mousse synthétique (du "foam" à rembourrage). Voici comment je m'y suis pris. Culture sur mousse: Il faut commencer par trouver de la mousse de rembourrage de divan (mis aux ordures = 0$). Vous pouvez aussi utiliser la mousse vendue dans les magasins de couture à la section rembourrage de chaises. C'est très important de ne rien utiliser qui pourrait se décomposer sinon, attention aux dégâts et aux odeurs! On se procure ensuite une boîte de plastique pour souliers (1-4$ au Canadian Tire ou un autre grand magasin). La boîte que j'ai utilisé fait 30cm X 15cm X 10cm de haut. On découpe la mousse selon les dimensions de la boîte avec 1cm de jeu tout le tour pour qu'elle ne touche pas à la boîte. Une épaisseur de 5cm de mousse suffit. La mousse doit être bien rincée sous l'eau courante pour enlever toutes les saletés. On imbibe la mousse d'eau du robinet et on laisse de l'eau au fond à la moitié de la hauteur de la mousse. (Voir la photo) La mousse garde sa forme quand on la lave et les vers peuvent y creuser pour se cacher ou se reproduire. L'eau va conserver l'humidité constante dans la boîte. Même sans nourriture pendant 1 semaine, les vers vont continuer à vivre en autant qu'ils ne sèchent pas (ou qu'il n'y ait pas d'envahisseurs ' voir plus bas). Un petit carré de Plexiglas est placé sur la mousse et sert à recevoir la nourriture. Ainsi, on peut facilement jeter la nourriture non consommée sans trop salir la mousse. Par dessus la plaque et la bouffe on place un tampon à récurer Scotch-Brite (vert pour la cuisine). Le tampon va protéger les vers de la lumière et garder de l'humidité au dessus de la bouffe. De plus, il y a toujours des vers qui restent à l'intérieur du tampon (pratique pour l'entretien ou pour donner une souche à un ami). L'utilisation d'une feuille de papier d'aluminium au dessus de la bouffe au lieu du Scotch-Brite fonctionne aussi, mais avec un rendement qui me semble moins élevé. On peut percer un petit trou dans le couvercle de la boîte pour l'aération et fermer le trou avec de la codelle (ouate synthétique ou laine filtrante). J'ai démarré une 2e culture dont le couvercle n'est pas percé et je n'ai pas eu de problèmes particuliers de suffocation jusqu'à maintenant. Entretient: On donne juste assez de nourriture pour que tout soit mangé en moins de 2 jours (idéalement en une journée). Je donnais 2 croquettes de nourriture sèche pour chien par jour et je récoltais ½ cuillère à thé/ jour/ culture. La nourriture à chien a été utilisée parce que: 1. C'est pas cher 2. C'est nutritif et plein de vitamines 3. Ça ne fait pas de dégâts et ça ne demande pas de préparation. Pour récolter les vers, on fait couler de l'eau sur le carré de plastique et les vers tombent dans un pot rempli d'eau qui sert à la distribution. En rinçant l'eau des vers une fois ou deux, on élimine beaucoup de déchets qui se seraient retrouvés dans votre eau d'aquarium. J'ai nourri 3-4 fois par semaine mes tétras et mes killies avec ces vers et ils ont adoré. Quand la mousse devient trop crottée, elle n'a pas besoin d'être changée. On retire la plaque de bouffe et le Scotch-Brite, on rince bien la mousse sous l'eau et on change l'eau au fond du contenant. On peut changer l'eau à tous les mois ou si elle devient trouble ou odorante. J'ai perdu en décembre une de mes cultures qui a été envahie de bibittes blanches qui se collaient sur la nourriture au point d'empêcher les vers de manger. Les bêtes se sont multipliées et ont fini par servir de nourriture vivante pendant 2 semaines. Ça vous apprendra! J'ai trouvé la source de ma contamination : la nourriture à chiens était au niveau du sol et des acariens étaient entrés à l'intérieur. Donc, à toutes les fois que je nourrissais les vers, j'ajoutais des envahisseurs! En passant, les acariens se retrouvent en grand nombre dans la poussière et dans les matelas où ils se nourrissent de peau morte et de débris de toutes sortes. C'est pas beau à voir au microscope! C'est fou le nombre de petites choses vivantes autour de nous dont nous savons même pas l'existence... Par la suite, j'ai nourri mes vers avec du Pablum en poudre pour bébés et occasionnellement de la nourriture en flocon. J'ai désinfecté la culture contaminée avec de l'eau de Javel et j'ai recommencé avec un inoculum provenant de la 2e culture. La nouvelle culture devrait être fonctionnelle en deux semaines. Je vais bientôt réessayer de nourrir les vers avec des croquettes à chiens qui vont avoir passé une nuit sur le balcon à -25°C. Vous pouvez être sûrs que je vais les surveiller! La même technique de culture peut être utilisée pour la culture de vers blancs (Whiteworms). Il suffit de placer la colonie dans un endroit frais (10-15°). J'ai une culture de vers blancs depuis 2 mois qui survit tant bien que mal dans mon appartement devant une porte qui laisse passer un peu d'air froid de l'extérieur. La température y est de 17°C et plus. J'ai fini par jeter la culture de vers de Grindal utilisant la méthode traditionnelle sur terre moire. Il n'y avait presque pas de vers visibles mais plein de petits acariens qui mangeaient la nourriture. Quand j'ai vu que les cultures sur mousse allaient super bien, je n'ai pas hésité à jeter la terre dans mes pots à fleurs. Vive la récupération ! J'espère que ces informations vous seront utiles et vous encourageront peut-être à essayer ou réessayer la culture de vers comme nourriture vivante. |
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