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Le Mot du président Section des Éleveurs Aquariophile du mois Petites Annonces Articles: Cichlasoma octofasciatum Altolamprologus compressiceps Paracheirodon axelrodi |
Le Monde Aquatique Janvier 2003 - vol 33 Cichlasoma octofasciatum Le Monde Aquatique, janvier 2003, vol-33, p. 8. Par ; Éric Néron, Membre de l'Association Rég. des Aquariophiles de Québec. Jack Dempsey Ce cichlidé est originaire de l’Amérique centrale et du Nord de l’Amérique du sud. Ce poisson très massif avec un caractère imprévisible est très intéressant à observer. Très calme par moments, il peut néanmoins déplacer des pierres de deux livres environ. Il est à l’aise dans un bac de grande envergure avec de nombreuses cachettes. Il aime bien les pots en terre cuite ainsi que les grottes. J’ai eu certains problèmes avec le pH, qui devrait être idéalement entre 6.8 et 7.2. Mon bac avait un pH de plus de 7.4. Pour régler ce problème sans avoir à acheter de produits pour diminuer le pH, j’ai placé une noix de coco coupée en deux parties égales, ce qui a eu pour résultat de baisser le pH et de le tenir stable à 6.8. Cette noix de coco sert aussi de cachette pour les autres espèces du bac. Ce cichlidé est très difficile quant au choix de sa femelle. Il doit avoir le choix pour en prendre une. La différence de taille est très importante aussi. Un mâle adulte peut daigner se reproduire si la femelle qu’il a choisie est plus petite que lui. Il cherchera alors à protéger la femelle et son territoire. En période de reproduction ses couleurs sont magnifiques. La nageoire dorsale se termine par une ligne rouge sur fond noir avec de nombreux points verts tirant sur le bleu. Ce poisson considéré comme un tueur n’est pas si agressif. Il est dominant mais ne cherche pas la bagarre, il ne fait que protéger son territoire par son imposante stature. Altolamprologus compressiceps Le Monde Aquatique, janvier 2003, vol-33, p. 6. Par ; Peter Jowsey, Huronia Aquarium Society, Février 1998. Je me suis déjà plaint que les feuilles de Cryptocoryne étaient les seules choses qui bougeaient dans le bac de mes Altolamprologus compressiceps. Mon couple de Altos, mesure 10 cm pour le mâle et 6 cm pour la femelle. Leur bac a une capacité de 110 litres, à une température de 80°F, un pH de 8,8 et une dureté de + 300ppm. La filtration est assurée par un filtre éponge et je change 10% de l'eau à chaque semaine. Ce couple, nourri de crevettes, plancton, vers de terre et morceaux de poisson, prend sa nourriture directement dans ma main, donc pas de surplus de nourriture qui pourraient polluer. J'ai essayé de faire se reproduire ce couple tout l'an dernier et je sentais, qu'il leur manquait un site de ponte approprié et des distractions pour le mâle. Cette distraction, un poisson " cible " garde le mâle plus réceptif et intéressé aux femelles. Habituellement, j'utilise des guppy comme poisson-cible. Ils se tiennent en surface, loin des alevins, ils ne coûtent pas cher, sont faciles à maintenir et ne sont pas agressifs. Malheureusement, le mâle Alto a commencé à déguster les guppies et ne s'intéressait plus à la femelle quand il y avait ces repas possibles dans l'aquarium. Le hasard a voulu que je résolve mon problème de poisson-cible en voulant faire nettoyer un an de croissance d'algues par un " green scat ". J'ai plusieurs Scatophagus que je déménage d'un bac à l'autre pour nettoyer les algues. Celui-ci mesure 5 cm. Les deux A. compressiceps ont immédiatement détesté le nouveau venu et l'ont tout de suite attaqué. Le scat leur a fait face, nageoire dorsale dressée, et les a même fait reculer en les en menaçant. Douze heures plus tard, les Altos ne s'en occupaient plus tant qu'il ne s'approchait pas d'une certaine coquille. Cette coquille conique blanche est la première coquille à laquelle la femelle se soit intéressée. Je l'avais placé dans le bac quelques jours auparavant. Une semaine plus tard, j'ai enlevé le scat du bac car le mâle Alto s'est mis à l'attaquer et la femelle était hors de vue, dans la coquille. J'avais vu le couple se faire de la façon, mais pas de rituel de ponte en tant que tel. Si j'avais trouvé les choses calmes dans ce bac jusque là, c'était maintenant d'un ennui mortel. Pendant 5 jours, je n'ai même pas vu le bout de la queue de la femelle et le mâle ne bougeait que pour manger, ou attaquer, la nourriture, difficile à dire. Les 5 jours suivants, la femelle a commencé à sortir de sa coquille, mais ne mangeait que si la nourriture était placée directement sous son nez. Avec une pipette, j'ai déposé des nauplies d'artémias dans la coquille blanche. Le mâle attaquait férocement la pipette lors des 2 séances de nourriture quotidienne. Après 3 jours, j'ai cessé ayant constaté que la femelle mâchait sa nourriture et rentrait dans la coquille. Quatre semaines après que la femelle ait disparu dans la coquille, j'ai vu les premiers alevins sortir de la coquille. Ils mesuraient à peu près 3mm et j'en ai compté 23. Ils mangeaient des flocons écrasés et des miettes de crevettes. L'appétit des parents revenait aussi. J'aurais dû me méfier et changer les parents de bac car très vite, il n'est resté que 2 petits. J'ai finalement transféré les 2 survivants avec des alevins de Daffodils et de Badis Badis. Paracheirodon axelrodi Le Monde Aquatique, janvier 2003, vol-33, p. 16. Par ; Yvan Detry, Tiré de Feuilleté pour vous ! SAW NAMUR 03/99. Dans le numéro de septembre 97 de DATZ, Vlado Bydzovsky consacre de nombreuses colonnes au Paracheirodon axelrodi, le poisson exotique probablement le mieux représenté dans l'ensemble des aquariums de notre planète. Vingt millions de ces poissons sont exportés chaque année au départ de l'Amérique du sud. La plupart des spécimens rencontrés sur les marchés européens proviennent cependant d'élevages situés en Tchéquie, et plus particulièrement dans le nord de la Moravie et dans les parties nord et sud de la Bohème. Les bons résultats obtenus par les éleveurs Tchèques, ne résultent pas de leur seule compétence, mais sont aussi attribués à l'eau de conduite particulièrement douce des régions précitées. Dans leur biotope naturel, les P. axelrodi vivent en groupe de 7 à 8, dans une eau claire à légèrement jaunâtre, riche en zooplancton et pratiquement dépourvue de plantes. Contrairement à toute attente, les poissons sauvages sont de petite taille : à peine 26 mm de longueur contre 40 à 50 dans nos aquariums. Quant à leur espérance de vie : elle ne dépasse guère un an, alors que certains atteignent l'âge canonique de huit ans en aquarium. Mais passons à la reproduction : un rêve pour quelques éminences grises de la SAW! Dans le Rio Aduja, un de leurs biotopes, ils se reproduisent dans une eau de 6 à 11mS/cm et d'une dureté totale de 0,0 à 0,03 dH. J. Espander, reproducteur de Rychnov, réalise leur reproduction au départ de poissons âgés de 6 à 8 mois et d'une taille de 3,5 à 4 cm. L'auteur obtient ses meilleurs résultats en utilisant un aquarium de 20X15X15 cm (_+ 5 l) dépourvu de plantes, mais enrichi d'un peu de Torumin (très peu!). La température de l'eau oscille entre 26 et 28° et sa conductivité est de 15 à 20 mS/cm (max. 30). Une eau de cette qualité peut-être obtenue par le procédé de l'osmose inverse ou par échange des ions. Le pH est enfin amené entre 5,5 et 6,2. Placés dans ces conditions, les poissons pondent le lendemain entre 3 et 4 heures. Certains éleveurs placent leurs aquariums dans l'obscurité totale, mais Bydzovski, un autre éleveur bien connu, se contente de les placer à un endroit peu éclairé. La première nourriture des alevins, composée de rotifères ou autres infusoires, est distribuée 3 à 4 fois par jour. Elle est ensuite remplacée, dès le troisième jour de nage libre, par de la fine nourriture sèche en poudre et par des nauplies d'artémias. Cette méthode n'en est qu'une parmi de nombreuses autres, car chaque éleveur possède sa propre technique. Élevés dans de bonnes conditions les néons sont rarement sujets aux maladies. L'idéal, est de maintenir 10 à 12 poissons dans un aquarium de 80 à 120 l à une température comprise entre 20 et 24°C. ajoutons à cela une dureté totale de 10 à 15°dH et un dGH de 4°. Ces poissons sont parfaitement omnivores; nous pouvons les amener à pondre en les nourrissant de nourriture sèche et en leur distribuant des vers de vase surgelés une à deux fois par semaine. Le plancton animal et les nauplies d'artémias restent aussi une friandise très appréciée. |
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